Jun
30
DOSSIER AVOCATS : LA FIN DU C.N.B. DE PAPA EST EN ROUTE

 

Par la question prioritaire de constitutionnalité de mon ami Philippe KRIKORIAN, retenue par l’arrêt de la Cour d’appel de Paris du 25 juin courant, et ainsi transmise pour suite à donner à la Cour de cassation.

J’espère que celle-ci fera suivre au Conseil constitutionnel, et que je pourrai mettre  un point d’honneur à aller l’y plaider s’il le faut.

Je reprends l’attendu fondamental de l’arrêt rendu par la Cour d’appel de Paris :

 

« « La reconnaissance aux électeurs du collège ordinal (2657) du pouvoir de désigner autant de représentants que ceux du collège général (64834),  à savoir 40 chacun, instaure une disproportion importante,  dont le caractère approprié à  réalisation de l’objectif que s’est fixé le législateur peut être dès lors sérieusement contesté,  au regard des principes constitutionnels d’égalité et d’universalité. » »

 

Philippe, aux cotés de qui je suis aussi dans ce combat électoral devant la Cour d’appel de Paris, une fois encore bravo. 

Le Conseil national des barreaux de papa est désormais moribond. Et les récents élus en sursis…

Un  avocat, une voix.

 

P.S. Coïncidence de dates. Le 25 juin, la Cour d’appel d’AIX EN PROVENCE   rejetait l’appel du barreau de MARSEILLE contre l’absence de décision sur les premières poursuites disciplinaires contre moi. L’arrêt dit que je suis un acharné de la procédure.

Apparemment, l’acharnement procédural est également bien vu devant la Cour d’appel de PARIS.

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Commentaires

Nom: 
Pierre DOYEN

A l'instar de l'assemblée algérienne  créée par la loi du 20 septembre 1947, les membres du  CNB nommés par deux collèges d'électeurs peuplent une institution de jure coloniario.

Nous avons de bonnes raisons de penser voir la mort du CNB de papa. Mais quid du barreau de la même qualité coloniale, dont les justiciables sont traduits devant des juges nommés par lettre de committimus des bâtonniers et de leur conseil du ressort territorial du CRDA?

Le CRDA est donc peuplé de missi dominici  envoyés par la cléricature ordinale. Quant aux justiciables de la kakistocratie, ils n'ont pas voix au chapitre. Le droit  à l'élection des juges devant lesquels ils seraient susceptibles d'être cités, leur est fermé.  Alors triomphent  la kakistocratie et le jus coloniarium.
Quand  les avocats cesseront-ils d'être matraqués comme eussent dit les  justiciables du code de l'indigénat?

 

BRAVO à tous les deux. Je suis pour votre panthéonisation de votre vivant. Maintenant espérons...

 

-Alors que tous les avocats sont censés égaux,  est-il normal que certains (j'ai bien écrit certains, pas les organes qu'ils ont dirigés ou dirigent) soient 24,40 fois plus importants que les autres.

 

Le calcul est  simplement fait en divisant le nombre total des avocats du 2ème collège par celui du 1er collège.

On retombre alors sur l'idée du "super-avocat", vous savez celui que le Consekil constitutionnel  a écarté en biaisant dans une affaire de Q.P.C. où était déjào Philippe.

Nom: 
Pierre DOYEN

L'appréciation de la  normalité  dépend du système, dont on parle.
Dans une société coloniale, le droit y est inégalitaire aux fins de conservation du système d'apartheid. Car d'un côté vivent les colonisés, de l'autre leurs maîtres les colonisateurs.

L'expression politique de la race des seigneurs ne doit pas être submergée par la voix de la tourbe bigarrée. C'est pourquoi il y a deux collèges électoraux.

Dans l'Algérie de papa, la loi du 20 septembre 1947 y avait établi une assemblée de 120 membres élus par deux collèges d'électeurs.   Chacun des deux collèges envoyait 60 membres.  Les européens étaient un million, les indigènes huit. La voix d'un européen valait donc  celle de huit indigènes. C'était la normalité coloniale, le nomos coloniarius.

Les colonisés n'avaient pas à leur disposition de Conseil constitutionnel, pour mettre fin à ce système inique. Alors ils firent  une  guerre de sécession contre la République coloniale.

Les avocats ont la particularité  de défendre leurs concitoyens  en se prévalant des principes démocratiques au bénéfice desquels ils sont personnellement exclus.

A  Athènes et à Rome, les eupatrides ne confiaient-ils pas l'éducation de leur progéniture à des pédagogues esclaves? Dans le temps et dans l'espace l'Histoire nous distille toujours aussi finement que cruellement son sens de l'ironie!

Le jus coloniarius par lequel les avocats sont assujettis, a un pouvoir de coercition trois fois plus performant que celui de l'Algérie de papa! Voilà qui est franchement croquignolet.

Heureux que nous sommes d'avoir comme arme à notre disposition le Conseil constitutionnel. Et qu'il nous faille point de ce chef faire sécession.

Mais à l'école de la démocratie, du juris popularis, les avocats tels les cordonniers y sont toujours les plus mal chaussés.
Cependant il ne tient qu'à eux de renverser le cours deux siècles de subjugation.  En un mot décider d'être libre, non plus vivre dans la servitude.

 

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