Jan
03
DOSSIER AVOCATS NON A LA FLATTERIE SERVILE DU SUPERIEUR

                              Non à la voix de son maitre

Laquelle ne  devrait pas même se concevoir dans un monde d’avocats, où l’égalité des confrères est,  parait-il,  la règle. 

C’est vrai que,  suivant la formule de François MARCHIANI, jadis, certains sont plus égaux que d’autres. Mais c’était de l’humour.

Même le bâtonnier n’est jamais que le « primus inter pares » des Romains.

Que dire alors lorsqu’il se retrouve en correctionnelle, comme c’est déjà arrivé çà et là (Dijon, Nice, sauf erreurs, je laisse la Corse de coté) et ça peut toujours arriver.

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Pierre DOYEN

Aristote pensait   l'esclave  à l'instar de l'enfant, inhabile à gouverner sa personne, C'est pourquoi dit le stagirite qu'il fût préférable qu'il eût un maître plutôt qu' à demeurer libre.

Cependant aucun esclave ne s'est jamais proposé sponte sua à la personne qu'il désirait avoir pour maître, aux fins de voir  par elle son corps et son âme gouvernés pour la satisfaction de son propre intérêt existentiel!

L'esclave ne choisissait pas sa condition. Elle n'était que fruit de la force et de la contrainte sur lui exercées au profit exclusif de son maître.

L'enfant, lui, en raison de son état d'impotence physique et intellectuelle n'a pas le choix. Ses géniteurs  décident  unilatéralement de ce qui est bon et profitable pour lui. Du moins en théorie, car en pratique, il arrive qu'il faille l'intervention d'une tierce personne, l'Etat, pour que l'enfant ait ses intérêts protégés.

L'avocat contrairement à l'enfant est libre.  Cependant en entrant dans son Ordre, il abandonne sa liberté en se choisissant--comme la  formule est belle!-- un primus inter pares, en la personne du porteur du bâton .  Par un sens  de l économie graphique comme  de l'esprit poétique, il est baptisé bâtonnier. Quel joli monde que voilà où l'on peut être esclave et poète à la fois!

Le primus inter pares, qui n'est point chef, mais super procureur.  De sa précellence, il  peut  poursuivre  ses pairs forgeant lui -même lé délit, aux fins de qualification du fait, dont il veut  voir son auteur sanctionné. Le principe de la légalité des délits et des peines n'a pas cours, en  le détroit  de la science des devoirs, l'alleu souverain ordinalice.
 

Le primus inter pares, docteur en la déontologie, titulaire du jus dicere, alim en la charia sur le licite et l'illicite, n'a pas d'immunité juridictionnelle. Fût-il ambassadeur de la déontologie!

Il est justiciable comme tout un chacun  du tribunal correctionnel, en vertu de l'égalité du citoyen devant la loi. L'aurait-on oublié?

 

 

 

 

 

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