May
31
DOSSIER AVOUES : UNE DERNIERE D'AVOUE

Un client jadis commerçant et donc caution, dont la ou les sociétés ont fait de bien mauvaises affaires faillies, est débiteur d'une ou plusieurs banques. Jusque là, c'est tout bête.

La créance des banquiers passe de main en main, sans rien faire, et finalement un tas d'années plus tard, le dernier porteur réagit enfin et poursuit la caution. Avec le temps, c'est devenu beaucoup d'argent.

Entretemps, la caution est devenue quelqu'un d'important. Il est même député.

Evidemment, ça fait désordre au bureau de son assemblée que d'apprendre que tel député a des dettes de ce genre. Alors le client-caution-député va voir un avocat, réputé pour son sérieux et sa compétence, mais malheureusement aussi pour son mauvais caractère et tout sauf sa duplicité. Intelligent, il est député, il se dit qu'il vaut mieux ça que du bling-bling.

L'avocat trouve des tas arguments notamment sur la prescription.

Malgré cela, il perd devant le Tribunal. La Cour d'appel confirme.

L'avocat précité, besogneux de surcroit, conseille, arguments sérieux à l'appui -on va voir qu'il avait raison- le pourvoi en cassation, et un autre avocat, à lui supérieur, bien sur, celui à la Cour de cassation et au Conseil d'Etat (ouf, c'est long, je l'ai écrit), reprend simplement l'argumentaire de son confrère, oui celui de la plèbe.

Et la Cour de cassation de casser.

Cassation disciplinaire, on renvoie devant la même Cour d'appel autrement composée.

Information du bureau de l'assemblée par le client-caution-député. La tension retombe. On est rassuré.

Alors le client-caution-député, qui a toujours réussi jusqu'ici à ne pas payer ses dettes, et aussi à éviter de payer les honoraires dus à son avocat, a une idée astucieuse. Il prend la grosse de l'arrêt de cassation qui lui a été signifiée et il va trouver un avoué de son choix, vous avez compris, différent de celui ayant occupé pour lui la première fois en appel, peut être bien après tout parce qu'il n'a pas payé non plus ses émoluments. L'histoire ne le dit pas, mais...

On a comprend que parallèlement, le client-caution-député s'est bien gardé d'aller revoir l'avocat : trop peur d'avoir à lui dire merci et de le payer.

Dieu seul sait ce que le deuxième avoué a raconté au client, pour une fois qu'un avoué en voit un directement.

En tout cas, il saisit la Cour d'appel de renvoi. C'est tout simple : il remplit un imprimé, il signe et tamponne. Et il attend, comme d'habitude, qu'on lui fasse son travail. C'est-à-dire préparer son dossier. Car, sur renvoi de cassation disciplinaire, il va falloir argumenter et être bon. L'ennui, c'est que l'avocat n'est toujours au courant de rien du tout.

Et patatras, à sept jours du délai limite pour conclure sur renvoi en appel, voici le deuxième avoué qui télécopie, tout gentil et doucereux, à l'avocat, pour (sic) se féliciter de travailler avec lui (le con, dire que pour ne pas lui dire bonjour dans les couloirs de la Cour d'appel, cet avoué se tort régulièrement le cou). Et d'ajouter, que comme d'hab., il attend ses conclusions d'appel.

Alors, toujours relire « Les Lettres de mon moulin » et Alphonse DAUDET, et se méfier de la mule du pape, devinez ce que lui répond l'avocat.

C'est bref, précis et concis. DEMERDEZ VOUS.

Alors qu'on a enterré provisoirement leur suppression, certains avoués de France sont décidément comme les aristocrates exilés de l'An II.

Ils n'ont rien compris, ni rien appris.

Commentaires

Nom: 
JRM
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http://

...voyant ! Et diplomate aussi....

La liberté d'expression commencera:

1°. Lorsque vous vous serez identifiés clairement, noms et prénoms, pas d'anonymat,

2°. Lors que les monopoles auront pris fin dans ce pays, dotn entre autres choses, celui des avoués.

En attendant, j'efface.

Salut.

Nom: 
Vincent
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Vous êtes purement et simplement écoeurant.

Je suis surtout pas socialiste.

Message à l'illéttré de service qui confond un réactionnaire et un fasciste (MUSSOLINI était socialiste).

Et moi, je ne suis ni socialiste ni réactionnaire.

Nom: 
nathalie.kerdrebez
Site: 
http://

Monsieur Vincent,

Votre intervention n'est ni respectueuse, ni courageuse.

La liberté de pensée est aussi le droit de penser différemment d'autrui; son corollaire est le respect de la liberté de pensée d'autrui.

Le courage est aussi d'exprimer sa liberté de pensée sans se cacher; son corollaire est d'assumer la responsabilté de sa pensée.

Vous ne pensez pas, Monsieur, vous insultez avec lâcheté une personne qui a la dignité et le courage de ses convictions.

Je ne vous salue pas...

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