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DOSSIER AVOUES: VIEILLES NOUVELLES OUBLIEES DU PALAIS BOURBON ET DE LA SUPPRESSION DES AVOUES

Notre consoeur Brigitte BAREGES, maire de MONTAUBAN et députée (au féminin, il parait qu'on écrit députée) avait bien tout prévu dans l'amendement n° 1 qu'elle avait présenté le 30 septembre 2009 voici donc près de 10 mois déjà, au projet de fusion des professions d'avocat et d'avoué.

L'amendement n'avait pas été soutenu, pourtant il était prémonitoire.

Madame BAREGES écrivait alors ceci : « en repoussant l'entrée en vigueur de la loi de 2011 à 2012, le présent amendement a pour objet d'étendre la période de transition permettant aux avoués de pouvoir se reconvertir »

Elle ajoutait : « la suppression des avoués dans le monde judiciaire va désorganiser le système judiciaire, où cette profession jouait un rôle irremplaçable ».

Là, elle allait fort, car prétendre que les avoués seraient irremplaçables alors que la loi va la supprimer un jour ou l'autre est une contradiction de raisonnement.

Madame le député du Tarn et Garonne disait encore et bien entendu que sa proposition permettrait d'atténuer les préjudices.

Enfin, et peut être surtout, et là c'est nettement plus inquiétant, elle rappelait que ce qu'elle avançait serait cohérent avec les propositions du groupe de travail des députés de l'U.M.P. sur les professions réglementées (appelé commission COPé) prévoyant une fourchette de 3 à 5 ans pour la période de chevauchement entre les deux activités, ainsi que l'élargissement du calendrier suggéré par la commission DARROIS sur les professions du droit qui suggère une suppression du monopole territorial de la postulation des avocats à l'horizon du 31 décembre 2014.

En français vernaculaire, la traduction de tout ce qui précède est celle-ci : on n'est pas prêts de sortir du tunnel.

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