May
03
DOSSIER BARREAU DE MARSEILLE : SUR LES VERRINES INTERESSANTE COMMUNICATION CULTURELLE

Notre bâtonnier parait vouloir associer notre barreau à cette stupidité parfaite que sera l'opération « MARSEILLE 2013, capitale de la culture », parce que je suppose qu'il veut jouer un rôle politique municipal plus tard.

On verra, camarade. Parce que d'autres que lui, les marinistes, y seront aussi si vous voyez ce que je veux dire.

Revenons au présent. Cette inhabituelle débauche de culture s'est révélée par l'arrivée à l'ordre du peintre poète déglingué CHATON, dont plus personne n'entend d'ailleurs parler, mais je suppose qu'il doit travailler en douce, comme un chat, c'est normal.

Et puis, je suppose que nous préparons dans le plus grand secret cette splendide collection de robes d'avocats du monde entier que justement ledit monde entier nous enviera. Anéantis les Parisiens. Ebahie la France entière du barreau.

Et puis, nous recevons aussi régulièrement des avis pour aller au cinéma (comme si on avait besoin du bâtonnier pour y aller) voire pour des conférences bidon à la maison de l'avocat. Tiens la dernière programmée est sur le livre apparemment difficile à fourguer d'une superbe inconnue « eux sur la photo » avec une réflexion sur le secret de famille. Il faut vite répondre car, je cite « le nombre de places est limité » (sic).

Vous avez compris que pendant ce temps là, les vrais problèmes de la profession à MARSEILLE, ville en faillite et submergée d'avocats sans affaires, sauf certains « ayant pignon sur rue », sont totalement occultés.

Plus personne ne parle de la question Navista, il faut six mois pour acheter huit ordinateurs et huit écrans neufs (on a reçu les écrans, c'est déjà un progrès), la bibliothèque de l'ordre ouvre une fois de temps à autre, le tribunal d'instance va aller siéger dans une caserne à perpète, les confrères « ayant pignon sur rue » encore eux se font mettre en examen, le bâtonnier prend ouvertement parti pour eux, alors qu'ils ont détourné la loi des marchés publics, je dois en oublier. Je fatigue. Enfin, je ne vous dis pas tout... Quant au conseil de l'ordre, on se demande encore à quoi il peut bien servir.

Et aussi, pendant le même temps, on prétend interdire aux confrères de s'exprimer et de protester.

On a essayé de commencer par moi, en me menaçant plus ou moins de la terrible direction de la déontologie et de ses déontologues. Puis on a dit que j'étais un dinosaure.

On publie une décision de sanction disciplinaire contre tel confrère qui prétend braver l'autorité ordinale.

Voici qu'on adresse les mêmes menaces à un confrère qui ose demander la fixation de ses honoraires.

Vous voulez de la culture, en voici donc.

Rappelez-vous CICERON, que le proconsul VERRES (1) voulait empêcher de plaider pour des clients Siciliens, et qui devaient au contraire s'adresser à l'avocat officiel désigné. Finalement, VERRES avait du prendre la fuite. L'histoire romaine rapporte qu'il avait fui ... à MARSEILLE, ce qui ne s'invente pas. CICERON avait gagné, et l'histoire a notamment retenu ses plaidoiries interdites sous forme de pamphlets qu'on a appelées « Verrines » (2)

Ce proconsul là aurait donc un descendant, au moins à MARSEILLE aujourd'hui.

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(1) Caius Licinius VERRES.

(2) Ces « Verrines » là, qui nourrissent l'esprit et l'intelligence, n'ont bien entendu rien à voir avec celles sous forme de petits pots en verre et en plastique des cocktails des réceptions (dont celles de l'ordre) qui contiennent seulement de la nourriture pour l'estomac.

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Commentaires

Voici ce que matin, je reçois une circulaire de l'ordre qui me propose un tarif réduit à 6 € au lieu de 8 € (1) pour une séance de cinéma du procès reconstitué de GASTON CREMIEUX.

Dites donc, les copains, GASTON CREMIEUX je m'en fous, par les temps qui courrent il y a des choses NETTEMENT PLUS IMPORTANTES, non ?

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(1) Putain, j'ai gagné 2 €...

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