Feb
19
DOSSIER BLOGOSPHERE : EFFERVESCENCE AVANT PEUT ETRE LA FIN DE LA BLOGOSPHERE

Quelques confrères s'activent beaucoup depuis 48 heures, car on annonce la fin de la blogosphère des avocats. Cette activité étonnante n'est pas accessible à tous les lecteurs. Elle est réservée à un petit groupe, dont pour une fois, j'ai l'honneur d'être.

C'est bien la moindre des choses.

Je vais résumer la situation à l'instant. Très vraisemblablement, le Conseil National des Barreaux veut fermer la blogosphère des avocats, parce qu'elle lui coute de l'argent et surtout parce que ses élus n'y trouvent pas leur compte.

La blogosphère avait été conçue au départ comme une vitrine de la profession d'avocat, tous unis comme un seul homme derrière nos présidents, bâtonniers et élus.

Las, à cause notamment de gens comme moi, le résultat n'a pas été à la hauteur. Ca critique ferme ça et là, et au lieu d'avoir des avocats blogueurs béni oui oui, on a des avocats blogueurs contestataires.

Evidemment, ca déplait. La démocratie pluraliste, ce n'est pas pour le C.N.B.

Alors tout le monde s'agite et proteste. Il en est même des qui adressent des lettres recommandées au président du C.N.B. qui s'en fout comme de sa première décoration, et des bâtonniers qui n'ont jamais compris à quoi ça servait et qui surtout aimeraient bien que les contestataires ferment leurs gueules.

Bref, il se passe peut être, on ne sait pas exactement, ce que je prévois depuis des mois, et le véritable souci que nous devons avoir maintenant est d'aspirer nos archives vers nos ordinateurs avant de les transmettre à un hébergeur plus sur que celui actuel. Lequel joue peut être un rôle douteux, on ne sait pas, pris en otage par le C.N.B. alors qu'il détient nos données, quoi sont à nous et à personne d'autre.

Tout cela n'esrt pas bien joli joli pour la profession, je vous l'accorde.

Mais c'est ainsi.

Pierre DOYEN va encore se régaler et il aura raison le bougre pour constater que l'institution veut à tout prix tuer la liberté d'expression. Et que celle-ci représentée par une poignée aura du mal à tenir.

Qu'on se rassure, il y a parmi nous quelques grandes pointures d'Internet, dont je ne suis pas. Les contacts sont pris. Nous ne disparaitrons pas, nous irons ailleurs s'il le faut.

Sauf évidemment que nous ne serons qu'une poignée agissante car la plupart des avocats auront ignoré leur blogosphère ou s'en seront servis comme au niveau scolaire de la cour vde l'école maternelle d'en dessus, celle des toutes petites classes.

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Commentaires

Nom: 
MCD
Site: 
http://

faute de soins appropriés, la blessure évolue vers la putréfaction

ils feront là où on leur dira de faire, comme d'habitude.

L'avocat, chez nous, c'est plutôt indépendant dans l'intention que sur le fond.

Je comprends (et pas que moi) depuis un certain temps que les réseaux sociaux agacent voire inquiètent.

S'il en est où il n'y a ni insultes , ni propos descriminatoires, et la blogosphère en fait partie, c'est encore plus dangeureux .

Car les courants de pensée et les idées se bâtissent sur un dialogue, sur des échanges de vues parfois contraires , ouvrant la voie de la réflexion.

Et la réflexion ça gêne, car elle peut conduire à la contestation.

Et ça , c'est le propre de notre métier.

En fermant la blogosphère, on nous fait rentrer dans le rang, on nous prive du droit d'être informé ( et combien de tuyaux j'y ai trouvé) ,d'apprendre ce qui arrive à untel,d'aider, de soutenir une opinion , ou de désapprouver.

Bref , on nous musèle sur la toile.

Ces avocats, tout de même, ils sont beaux, intelligents et en plus ils poussent à la réflexion !

Je vous demande pardon Michèle, mais mon blog manque de délicatesse, de courtoisie, et plein d'autres choses encore comme il est écrit dans l'acte d'accusation du batonnier GAVAUDAN, dont il devra répondre en correctionnelle (lui, pas moi).

Admettez , tout de même , Bâtonnier, que nous avons l'art de couper un cheveu en 4 , si c e n'est plus !

Partant de là, on a le chic de faire gamberger l'adversaire, voire le tribunal et nos lecteurs.

Pour la beauté et l'intelligence , je vous laisse seul juge...

Ha ! là, j'ai raté un épisode.

Pourtant je vous lis régulièrement.

Pour la courtoisie et la délicatesse, si on les définit par référence à l'hypocrisie, effectivement vous êtes indélicat et discourtois.

Pour moi , appelez un chat , un chat , c'est de la franchise.

Vous me défendrez ? n'est ce pas ?

Nom: 
Pierre DOYEN
Site: 
http://

A Rome l'augure écoutait le chant des corneilles ou observait le vol des corbeaux, pour connaître l'acquiescement de Jupiter à l'opération juridique.

C'étaient le jus et le fas. On disait alors le jus fasque. C'est à dire la conformité de l'opération à la fois au droit et à la volonté des dieux. C'était ainsi que le droit était effectif. Sans le consentement divin décrypté par l'augure, l'acte n'avait aucune efficience.

Les sociétés changent, mais la mystification du pouvoir des dominants et la révérence des dominés à leur égard, demeurent des constantes historiques à travers les âges.

De nos jours dans le microcosme des avocats, la phylogénèse du jus a produit la loi, celle du fas la déontologie!

Egalement par vertu phylogénétique le chant des corneilles est devenu: la délicatesse, le vol des corbeaux: la courtoisie.

L'augure dans ce microcosme est le bâtonnier, ou l'un quelconque des kakistocrates à qui il a transmis par mystagogie son augurium.

L'évolution a conduit l'augure à procéder directement à l'examen de l'acte qu'il veut qualifier, par lequel il se voit écoutant un chant de corneilles ou découvrant un vol de corbeaux! Par la vertu de ces deux objets auguraux vus par son esprit et par l'acuité de ses neurones, la bâtonnier conclut au manquement à la délicatesse et à la courtoisie.

Et voilà l'avocat ainsi emballé, comme un poisson à passer sur le gril, justiciable d'une poursuite du chef de manquement à la déontologie! Quoique l'infortuné poisson susdit , n'eût transgressé nulle loi.

Inutile d'invoquer le jus (la loi), car en sus il faut le fas( la délicatesse et la courtoisie)!

Ainsi inférons-nous que l'auguratio romaine comme l'augaratio de la kakistocratie sont la même imposture.

Déjà en son temps CICERON remarquait que deux augures ne pouvaient pas se croiser sans rire.

La majorité des contemporains de CICERON était crédule, de même de nos jours pour l'ensemble des avocats.

Ces derniers croient dur comme fer que leur bâtonnier les représente, comme les Romains croyaient aux dieux olympiens.

Oui , c'est vrai par le chant des corneilles et le vol des corbeaux , nous sommes sur ce site défaillants en la délicatesse et la courtoisie. Et en bien d'autres choses encore, que le zèle de nos mystagogues trouvera en son havresac.

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