Feb
12
DOSSIER BLOGOSPHERE : TAPIS ET TAPIE, APPEL AUX SUBVENTIONS D'ETAT

Mon billet sur la liberté de la presse n'était qu'une entrée en matière à ceci.

Les hasards du calendrier faisaient que la conférence Tapie d'hier à Marseille était donnée le jour même où la Cour des comptes rendait public son rapport annuel. Parmi les sujets traités, il y a le plan d'aide à la presse écrite, analyse de 2009 à 2011, donc trois années complètes.

Ces Messieurs de la rue Cambon, j'aime la rue Cambon, n'y vont pas par trente six chemins pour dire un que ça ne sert pas à grand-chose, deux que c'est bien cher.

Pour ceux qui ont la flemme d'aller chercher dans le rapport en ligne l'étude sur le plan d'aide à la presse, je fais court, j'ai annexé le tableau récapitulatif.

En avant les millions d'euros prélevés sur nos impôts. 6.761.000 euros à l'Humanité, 9.988.000 euros à La Croix, 18.465 .000 euros au Monde, 17.217.000 euros au Figaro. Il y en a plein d'autres.

Finalement, ce qu'on donne à la presse locale est dérisoire en comparaison : La Provence prend 2.783.000 euros Le Progrès 3.681.000 euros etc.

Tout ce bel argent public est finalement gaspillé, puisque finalement, il parait que la presse n'est pas libre, tandis que les propriétaires des titres, et pourtant Tapie n'était pas encore arrivé à la distribution, en font leurs choux gras.

Et si les blogueurs que nous sommes qui contribuons au moins autant que les journalistes professionnels à assurer la liberté de l'expression, pour certains à un prix élevé, percevaient eux aussi des subventions d'Etat.

Tiens, on donnerait une subvention au Conseil national des barreaux, qui la redistribuerait aux blogueurs en fonction de leur activité, par exemple.

Et puis, on ferait de la publicité commerciale sur la blogosphère.

Tiens, on déciderait aussi que les publicités légales y sont en. En voilà des idées pour le Conseil national des barreaux. Pouah vont-ils dire, ce Kuchukian, ce n'est qu'un marchand de tapis (c'est écrit autrement)

Au moment où certains dans la profession aimeraient bien que j'arrête, moi j'aimerais bien : je suis prêt à vous en écrire des billets, les uns meilleurs que les autres... Et à percevoir les revenus correspondants.

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