Aug
19
DOSSIER BLOGOSPHERE : LES DROLES DE VALEURS DE CERTAINS

 

Que se passera-t-il après l’audience du 15 septembre prochain,  dans le contentieux d’appel de la blogosphère ?

J’avoue ma grande perplexité, malgré les efforts des quelques-uns dont je suis.

Franchement, il manque du souffle en général à ce nouveau site de blogs, et  ce ne sont pas les commentaires en forme de mesquineries et de  sous règlements de comptes,  genre école maternelle mais  petite cour, qui peuvent relever le niveau.

En fait, tout reste comme si la médiocrité ambiante devait être et rester la règle.

Bien sûr, nous avons de temps à autre les commentaires de notre ami Pierre DOYEN qui donnent l’éclat nécessaire, mais le malheureux ne peut pas écrire partout.

Et vous voyez des commentaires sous de la publicité banale du genre : « notre cabinet est 56 rue Machin, angle 36 rue Truc » ou encore : « cabinet d’avocat à Mare les Canards spécialisé en toute matière,  garantissant le strict respect de la déontologie ».

On imagine évidemment que le client normalement constitué doit fuir alors ces  ayatollahs de quartiers qui n’ont rien à offrir que de telles banalités.

Parce qu’au surplus, la déontologie en question est un piège, un truc d’un autre temps.

Voyons, en se faisant de la publicité,  prélude à du démarchage en vantant le respect de la déontologie, on la viole tout simplement. Pardon on la violait du moins  jusqu’à l’arrêt KUCHUKIAN du Conseil d’Etat d’il y a quelques mois à peine,  qui a aboli l’interdiction du démarchage (1)

Le même Conseil d’Etat n’a certes pas voulu calquer sa jurisprudence pour gommer la délicatesse. Il va donc falloir le faire le coup d’une Q.P.C. et forcer cette fois-ci le Conseil constitutionnel.

 

Et cette obligation de désintéressement, qui est STRICTEMENT contraire à la législation des procédures collectives applicables aux avocats. Comme aux autres. « Moi je travaille en tout désintérêt, donc je ne paie ni la T.V.A., ni les charges sociales, ni rien du tout ». Tu es bon pour la liquidation judiciaire. Je suggère cependant à tout confrère éventuellement poursuivi en procédure collective de poser la Q.P.C. correspondante,  à l’attention de ces Messieurs et dames de la rue Montpensier.

 

  1. Au passage, je rappelle que l’Etat français me doit toujours 600 € au titre des frais irrépétibles de cette décision du Conseil d’Etat. Je fais comment pour l’exécuter ?

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Commentaires

Nom: 
Bâtonnier GIROUD

Il est toujours difficile de mesurer la valeur des publications de Untel 1 ou Untel 2.

Chaque avocat conserve une totale liberté d'utilisation pour indiquer des coordonnées et/ou des spécialités.

Chaque avocat conserve également une totale liberté dans le choix des photos.

Certains jouent l'interactivité mais ce n'est nullement obligatoire.

Certaines publications tendent "à faire bouger les lignes", d'autres se veulent savantes, d'autres encore humoristiques ....

Il faut cette variété pour une blogosphère vivante.

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