Mar
28
DOSSIER FORMATION PROFESSIONNELLE : LETTRE DE WACO SUR LA FEMME DE CESAR

La tarte à la crème de la formation professionnelle obligatoire, qui permet à certains de se révéler comme des formateurs, ou organisateurs de voyages, généralement toujours dans des lieux bien touristiques comme il faut, jamais au KREMLIN-BICETRE ou à DOUAI, par exemple, fait se poser la question d'apprécier individuellement qui sont les conférenciers ou formateurs. Quel est leur passé, leur pédigrée. Oui, ces gens là viennent délivrer leur prétendu savoir à des avocats, un peu passifs certes, obnubilés, comme à la faculté, qu'ils n'ont pas vraiment quittée, par l'obtention des 20 heures comme quand il fallait obtenir ses unités de valeur, mais pour la très immense majorité d'entre eux, aux casiers judiciaires vierges, et à la situation financière en difficulté souvent, mais toujours en restant in bonis. Modestes mais honnêtes.

Peut-on alors accepter que des conférences de formation professionnelle soient servies par des gens supérieurs qui ont été en liquidation judiciaire, et qui, parce que cette situation, si elle n'a pas été suivie de sanction spéciale sous forme d'interdiction de gérer, ont pu recommencer, le plus tranquillement du monde leur même activité. Je mets les pieds dans le plat : un avocat en liquidation judiciaire, dossier de procédure collective clôturé, pas de sanction, passif techniquement définitivement éteint (c'est la loi), s'inscrit à nouveau au barreau et repart pour une nouvelle vie. Il n'y a pas que les avocats, je vous rassure.

Plus généralement, tel professionnel, qui a fait l'objet d'une sanction disciplinaire de suspension, quelle qu'en ait été la gravité, justement grave parce qu'elle est mentionnée à son casier judiciaire, peut -il prétendre venir me donner une leçon de quoi que ce soit, à moi et à d'autres qui avons un casier judiciaire plus blanc que blanc, comme mon dossier disciplinaire aussi (et oui, Mesdames et Messieurs, c'est vrai).

Puis-je recevoir la formation par ceux qui ne paient pas leurs cotisations professionnelles obligatoires, il doit bien y en avoir aussi.

Le cadre, je le rappelle, est que je n'ai pas le droit, j'ai le DEVOIR, c'est dans les textes normatifs du CONSEIL NATIONAL DE BARREAUX de dire ce que je pense de la séance de formation professionnelle à la fin de celle-ci au membre du conseil de l'ordre venu rester pendant toute ladite séance, attendre notre point de vue (ils ne viennent pas les bougres, ils sont dans l'illégalité la plus complète -ce qui convenez en est plutôt gênant pour quelqu'un appelé à statuer sur votre propre situation par rapport à l'obligation des 20 heures).

Voyez vous il me semble qu'on doit appliquer à ces formateurs d'avocats les règles de la perfection de la femme de CESAR.

Ceci est un message général. Que je m'en vais compléter dès mon retour à MARSEILLE par une adresse individuelle aux membres du conseil de mon ordre et à mon bâtonnier, avec évidemment des choses plus précises que je ne peux pas étaler publiquement dans la blogosphère.

Il parait que ça ne se fait pas. Mais je sais.

Ajouter un commentaire

Image CAPTCHA