Sep
26
DOSSIER GOUVERNANCE : OUI J'OUVRE UN NOUVEAU DOSSIER

Vous allez en entendre parler de la gouvernance dans les mois à venir.

Et je vous assure que ce ne sera pas drole.

Quel est le sujet ? Il est qu'avec moins de 200 ordres d'avocats, du plus petit au plus grand, les pouvoirs publics trouvent qu'il y a trop d'ordres en France. Il y bien longtemps qu'on a feinté la majorité des avocats en leur faisant miroiter qu'un ordre national, ce serait mieux, plus puissant et tout et tout. L'inconscient des confrères a toujours dit non. Et il avait bien raison.

Ce que ni NAPOLEON 1er, ni Philippe PETAIN, qui dans des genres différents, ne nous aimaient pas trop, mais c'étaient des militaires, et nos ainés ont été plus forts qu'eux, c'est un ancien confrère François MITTERAND qui nous l'a imposé, avec la création du CONSEIL NATIONAL DES BARREAUX.

Qui n'est certes pas un ordre national, mais meurt d'envie de le devenir. Et c'est bien là qu'est le problème.

Au point actuel, petit détail de rien du tout, mais révélateur.

Le C.N.B. est venu organiser à MARSEILLE, chez nous, à ses frais me dit-on, à l'époque de la réception ordinale du début juillet, une conférence des présidents des barreaux européens de la Méditerranée, les 2 et 3 juillet derniers.

Certes, ils ont marché sur nos plates-bandes, mais heureusement, ils n'étaient qu'une poignée.

Il y avait là cependant le président du C.N.B., qui accueillait rien moins que le président de la Chambre nationale des avocats d'Albanie (il parait que çà existe). Sans compter un sympathique avocat de SOUSSE. J'ignore où s'est tenue cette mystémlrieuse réunion que je découvre seulement maintenant. D'après La photo, on dirait que c'était dans les salons du SOFITEL du Haut-Fort Saint Nicolas. Il n'aurait plus manqué que ce soit dans les locaux de la CARSAM... La prochaine fois, ce sera à ATHENES (1)

Revenons au thème général de la gouvernance. Nous avons pour deux ans au moins encore un président de la République qui est avocat. J'ai donc tendance à me méfier. Le Nicolas n'est qu'une coincidence ici. Pourvu cependant qu'il n'ajoute pas à ce qu'avait fait son prédécesseur MITTERAND avec le C.N.B. en lui faisant donner des pouvoirs nouveaux.

J'aimerais ouvrir le débat.

______________________

(1) Je donne ces indications, afin que les confrères qui cotisent obligatoirement pour le C.N.B. sachent où ils paient les promenades de leurs élus. On pourrait suggérer de voyager sur RYANAIR ou EASYJET, bien présents sur la Méditerranée et pas cher.

Commentaires

Rappelons en premier lieu que, s'ils sont certes nombreux, les Ordres d'Avocats n'atteignent pas le chiffre de 200 !

Le nombre a d'ailleurs été revu à la baisse (réforme de la carte judiciaire oblige !)

Quant à l'Ordre National, c'est un vieux serpent de mer, qui revient sans cesse sur le tapis et permet d'ailleurs à certains caciques de très spectaculaires changements de direction !

On peut même suspecter certains avocats d'en souhaiter la création pour pouvoir ainsi présider un organisme nouveau qu'ils n'auraient pas déjà présidé !

Pour nous éloigner un peu de cette atmosphère nauséabonde, il serait peu être grand temps de parvenir à un mode réellement démocratique d'élections au CNB !

Ce n'est pas un chantier perpétuel sur la blogosphère, Il faut donc le créer.

Nom: 
nathalie.kerdrebez
Site: 
http://

Je cite le rapport Faugère page 28:

" 2) Les nouvelles compétences du Conseil national

...

Le Conseil national a la compétence de déterminer les choix technologiques de la profession."

Je reviens en arrière page 16 au sujet des constats expliquant la nécessité de refonder les structures de gouvernance de la profession et je lis:

" Et nous ne parlerons qu'à titre anecdotique des positions parfois divergentes ou de la cacophonie, dont le RPVA fut le symbole paroxystique."

De cette lecture, faut-il comprendre que le CNB n'a à ce jour aucune compétence pour déterminer et donc imposer à la profession les choix technologiques (d'accord nous le savions déjà) et que l'affaire Navista est réglée.

Vous reconnaîtrez que cette information là nous l'ignorions.

Le souci est que je n'ai pas compris comment l'affaire Navista a été réglée!

On va bientot le savoir. Pardon, on le sait déjà. Tout le monde est cd'accord sur le R.P.V.A. La question est de savoir si ce'est avec ou sans Navista. Ainsi:

Paris fait comme elle veut. Sans Navista.

Les autres bouffent du Navista.

Au coeur de cette bataille,qui dit non à Navista, le barreau de Marseille, le juge des référés civils, le Conseil d'Etat, l'Autorité de la concurrence, des magistrats bien embetés, et moi, qui ai annoncé que je ne veux plus entendre parler d'informatique judiciaire jusqu'à ce que:

-Soit les Marseillais utilisent leur système (proche de celui de Paris),

-Soit un texte de droit positif m'y oblige (que j'attaquerai aussitot et d'autres avec moi).

Je crois que c'est assez bien résumé.

On a très bien compris votre positionnement.

Le problème de la gouvernance de la profession est beaucoup plus large que celui de "NAVISTA" et vous avez parfaitement raison de vouloir l'aborder sur la blogosphère.

Ce chantier permanent sera ainsi alimenté de contributions nouvelles pas forcément académiques et c'est tant mieux !

Nom: 
nathalie.kerdrebez
Site: 
http://

Qui sème la cacophonie?

Ceux dont je fais partie qui refusent le système Navista pour des raisons techniques et juridiques?

Ou ceux qui imposent Navista et accordent des statuts dérogatoires pour la connexion à e-barreau?

Qui préserve, défend, garantit l'unité du Barreau?

Chère Nathalie, votre question est parfaitement idiote. Voire dangereuse.

A partir du moment où fondamentalement, économiquement, intellectuellement, il existe deux familles de barreaux en France, celui de Paris, et d'ailleurs y compris celui de la couronne parisienne, personne ne peut parler de l'unité du barreau. Sérieusement, croyez vous que jamais le barreau de Brive-la-Gaillarde aura le meme intéret professionnel que celui de Paris, de Nice ou de Lyon ?

La bagarre est bien là: donner à la famille non parisienne quelques armes pour se battre. Or, mais Navista n'est peut etre qu'un épiphénomène, meme pour quelque chose d'aussi bete que de transmettre des conclusions à un tribunal, on donne un avantage à Paris et un sac de pommes de terre à transporter à tous les autres.

Le pire n'est meme pas là: lorsque certains des transporteurs de sacs de pommes de terre essaient de se révolter, la masse immence des autres est passive. Mais il dest vrai que par rapport aux donneurs de dossiers que sont les Parisiens, il exre leurs correspondants un jour. Alors, ils la ferment.

Georges BRASSENS l'a chanté. Quand on est con, on est con.

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