Jun
30
DOSSIER IDENTITE NATIONALE: LA CIRCONCISION D'UN MINEUR EST UN DELIT

Si je comprends bien Le Monde du 28 juin courant, c'est ce qui a été jugé le 26 juin par le Tribunal de grande instance de Cologne. La circoncision d'un enfant pour des motifs religieux est une blessures corporelle passible d'une condamnation.

Cette modification disent les juges rhénans, est contraire à l'intéret de l'enfant qui doit décider plus tard (à l'age adulte sans doute) de son appartenance religieuse.

Il parait que le Conseil central des juifs d'Allemagne aurait vivement réagi contre cette décision, estimant qu'il s'agissait d'une intervention (celle des juges) gravissime et sans précédent dans les prérogatives des communautés religieuses.

Chez nous, qu'en pensent donc les "avocats de l'enfant".

Mots-clés: 

Commentaires

On se décide enfin à en parler, des avocats d'enfants. Au plan de la profession. Et oser en parler sans tabous. Comment la profession a pu tolerer pareille mystification. Comment exploser la cellule familiale en amenant l'enfant à detreminer sa filiation, interférer dans le divorce, accéder au rang de consommateur. Et faciliter la société déterminée par Coca cola, Eurodisney, etc...

Nom: 
Pierre DOYEN
Site: 
http://

Il n'existe plus de patria potestas du père sur la personne de ses enfants. Si leur éducation est confiée à leurs parents, ce n'est pas par la vertu d'un droit de propriété , mais par délégation de l'Etat. De ce chef le statut de parent n'est pas un droit subjectif, mais un droit-fonction. Le pouvoir sur la personne des enfants mineurs est une dyarchie parentale, de souveraineté limitée en raison de la délégation de l'Etat.

La pratique religieuse est libre, sauf contrariété à l'ordre public.

L'enfant mineur est un sujet de droit passif. Ce sont les parents qui anticipent en matière religieuse, ce que l'enfant ferait s'il était adulte et pouvait disposer de lui-même. Les parents juifs circoncisent leurs nourrissons à l'âge de huit jours, les mahométans le font sans âge fixe, mais généralement à six ou sept ans, pour que le jeune garçon ait conscience et souvenir de l'importance de l'évènement.

La circoncision est une opération chirurgicale portant sur l'ablation du prépuce. A l'âge où se fait cette pratique dans les deux groupes religieux sus visés, l'enfant est incapable de pouvoir librement consentir à quoi que ce soit.

Le Tribunal de Cologne a jugé illégale la pratique de la circoncision sur les nouveau-nés âgés de huit jours, faute de ne pouvoir recueillir leur consentement à cette mutilation sexuelle. C'est pourquoi les juges de Cologne estiment que pour être légale, la circoncision doit être pratiquée sur des enfants de quatorze ans, âge de leur majorité religieuse.

Les rabbins allemands ont fustigé cette jurisprudence, allant jusqu'à faire une allusion au IIIème Reich, en alléguant que la vie des juifs n'allait plus être possible en Allemagne.

Ce qui ne manque de de mesure dans le propos.

Par définition la circoncision, peu importe le mobile, est un acte de violence opérée par les parents au préjudice de la personne de leur enfant mineur. Sauf pour raisons médicales, c'est un acte de violence gratuite. Parce qu'elle est gratuite, cette violence est attentatoire à l'ordre public, le mobile religieux étant inopposable à l'Etat.

La décision du tribunal de Cologne doit être approuvée Cette solution doit être étendue pour tous les Etats.

En France, nous pourrions poursuivre les parents auteurs de la circoncision de leurs enfants, sans qu'il faille un nouveau texte répressif. Il suffit que le garde des sceaux donne l'ordre aux procureurs, via les procureurs généraux, de poursuivre tous parents auteurs de la circoncision de leur enfant.

Comme la circoncision affecte le sexe de l'enfant qui la subit, pour être légale, il faut que l'enfant soit sexuellement majeur. C'est à dire âgé de quinze ans.

Les religieux de tous bords seraient mal fondés à hurler à l'atteinte à la liberté religieuse. La religion ne doit attenter à l'intégrité physique de personne.

Ajouter un commentaire

Image CAPTCHA