Oct
26
DOSSIER IDENTITE NATIONALE : CE QU'ON DOIT REPONDRE A L'HONORABLE PATRICK MENNUCCI

Notre ami Patrice GIROUD est resté interloqué, au point qu'il a supprimé la possibilité de commenter le sujet sur son blog. Alors, vous me connaissez, je suis frondeur, je commente sur le mien et je laisse les observations ouvertes.

Patrick MENNUCCI et moi nous connaissons au moins de vue, car il est certes moins gros que moi, mais lui doit avoir des problèmes pour s'habiller. Et je promets la prochaine fois que je le rencontrerai, car il nous arrive de nous saluer, il est bien le maire de secteur du 1er arrondissement de Marseille où est mon cabinet, je lui donnerai des adresses aux Etats-Unis pour acheter en ligne sur Internet.

Mais soyons sérieux, sans quoi GIROUD va nous gronder.

Face au titillement verbal des élus de droite, sous la conduite de Monsieur Bruno GILLES, la dernière petite phrase de MENNUCCI, vainqueur de la primaire socialiste à MARSEILLE, a beaucoup fait parler d'elle dans les sphères politiques marseillaises.

Sauf erreur, en l'absence matérielle de notre sénateur maire, Monsieur Jean-Claude GAUDIN, en voyage en Arménie, et peut être à la messe dite par le pape apostolique KAREKIN II (1), MENNUCCI est resté impassible mardi dans l'hémicycle, le désormais candidat socialiste à la mairie de Marseille. Et il a alors répondu, avec l'accent, car MENNUCCI a un délicieux accent marseillais, a répondu à Monsieur Bruno GILLES, parlant de Madame Samira GHALI, défaite à la primaire socialiste:

"Ça sera bien la première fois que tu seras gentil avec une Arabe."

Voyant bien qu'il avait gaffé, qu'il aurait pu dire la même chose en moins carré, MENNUCCI a bredouillé de vagues excuses.

Mais surtout, il a donné sa version dont la fin est délirante dans un communiqué cité par « La Provence » :

"C'est une phrase inappropriée parce qu'elle qualifie la personne de Samira GHALI selon son origine, mais elle est prononcée à l'égard d'une personne, Bruno GILLES, et d'un parti dont j'ai la conviction de la xénophobie, notamment d'une alliance passée avec le FRONT NATIONAL et de son appartenance à l'extrême droite dans sa jeunesse."

Et hop, c'est joué.

C'est donc encore la faute du FRONT NATIONAL. Lequel n'a rien dit, n'a rien fait. Il n'est même pas dans le coup.

J'imagine en effet que pas un seul de ses élus n'a bronché et n'a dit quoi que ce soit.

Mais, non, à tout hasard, c'est encore la faute au FRONT NATIONAL.

A ce niveau là, on est déjà grotesque.

Mais décomposons l'affaire s'il vous plait.

Imaginons que GHALI se soit appelée GHALIGANIAN. Et qu'on ait dit alors : « c'est bien la première fois que seras gentille avec une Arménienne ». Quelle aurait été la réaction ?

Imaginons maintenant que la même se soit appelée GALIZZI (ça sonne italien), et qu'on ait dit : « c'est bien ... avec une Italienne ? »

Imaginons même maintenant qu'au lieu de quitter la salle, tranquillement, GHALI ait rétorqué à MENNUCCI, dont le nom sonne italien, à moins que ce soit corse (2) »c'est bien la première fois qu'un - mettez l'origine que vous voulez- dit quelque chose d'intelligent ? » On aurait fait quoi ?

Il y en a marre à la fin qu'en se prétendant antiraciste de façade, de bazar, d'opportunisme antiraciste, on ne fasse que révéler un véritable racisme profond, celui-là même qu'on a dans la telle, et qui n'a rien à voir avec l'expression. Sans rechercher qui est l'autre.

J'écris cela aussi parce qu'en m'appelant KUCHUKIAN, en étant ce que je suis, au niveau d'intégration qui est le mien pour la partie non franco-française franchouillarde de ma généalogie, je suis considéré surtout dans ma profession, au barreau de MARSEILLE, dont le racisme profond correspond à celui de la pseudo bonne bourgeoisie marseillaise, je suis comme un sous paria.

Moi, et d'autres dont le nom se termine par IAN. Voyez-vous qui je veux dire ?

Je cite toujours cette phrase que m'avait dite un soir le cinéaste Henri VERNEUIL, qui connaissait parfaitement le sujet de l'arménité et l'a traité, en tout cas pour ceux qui ont compris, dans son film MAYRIG. « Vous savez, vous pouvez m'inviter à diner, je suis propre sur moi, et je sais me tenir à table ».

Je résume. Si on voulait bien commencer balayer devant sa porte avant de donner des leçons de morale surtout à MARSEILLE, ce serait très bien.

Non ?

(1) Il rattrapera ainsi son absence très remarquée au grand diner qui avait été donnée à MARSEILLE lors de la visite pastorale du patriarche d'ETCHMIADZIN.

(2) Prudent, Bernard, prudent. Oui, partce qu'il existe aussi des GALLI. Italiens.

Commentaires

nullement supprimé la possibilité de commentaires !

Il y avait cependant un immense espace vide après le texte, ce qui a pu vous induire en erreur.

J'ai donc supprimé ce matin la publication pour la recréer aussitôt.

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