Nov
30
DOSSIER IDENTITE NATIONALE : LE BIDE DE LA MANIFESTATION D'AUJOURD'HUI.

500 personnes à MARSEILLE, plus sans doute à PARIS, c'est un bide.

L'antiracisme primaire est en échec.

Comme un écho de cet échec annoncé, je me crois autorisé à citer largement le journaliste Jean BIRNBAUM dans Le Monde, où il écrit et dirige la division des livres, à paraitre demain.

On n'a pas le droit d'y changer un mot, tant est pertinente l'analyse, qui ne vient surtout pas d'un raciste, fasciste, réactionnaire, bref le catalogue de tous les noms habituels.

« Si la gauche n'avait plus que l'antiracisme pour l'extirper de son sommeil doctrinal, il ne lui resterait vraiment pas grand-chose.

C'est pourtant ce que laisse penser l'intervention de Manuel VALLS au " meeting républicain " organisé par le Parti socialiste, à Paris, mercredi 27 novembre : ceux qui ont insulté Christiane TAUBIRA, s'est enthousiasmé le ministre de l'intérieur, " ont fait la démonstration que la gauche pouvait enfin se réveiller, que la gauche était capable d'indignation ".

La déclaration est à double tranchant.

D'un côté, alors que le pouvoir traverse une période délicate, la lutte contre le racisme semble effectivement devenue le dernier repère consensuel d'une gauche déboussolée ;

Mais d'un autre côté, trente ans après la marche contre le racisme et pour l'égalité, ce repère se révèle être le lieu de la plus grande confusion, voire d'un certain obscurantisme.

Bien sûr, cet état de fait ne date pas d'hier.

Quelques années seulement après la fameuse marche, le politologue Pierre-André TAGUIEFF lançait déjà cet avertissement aux antiracistes : si vous ne voulez pas nourrir la bête immonde que vous prétendez chasser, vous devez ouvrir les yeux sur son nouveau visage.

Car le racisme n'invoque plus la biologie pour délirer sur l'inégalité entre les hommes, il fait désormais l'éloge de la différence culturelle et proclame l'incompatibilité des moeurs.

Là où le raciste « old school » opposait des surhommes à des sous-hommes, le raciste « new age » distingue des assimilables et des non-assimilables. "

Avec l'apparition d'un racisme différentialiste et culturel, nous sommes entrés dans une zone d'ambiguïté ", prévenait TAGUIEFF dans un ouvrage collectif, Face au racisme (La Découverte, 1991).

Plus de deux décennies ont passé, et la zone d'ambiguïté est donc devenue l'espace d'une extrême confusion.

En témoigne le simple fait que le même TAGUIEFF se trouve désormais régulièrement traité de raciste sur les réseaux sociaux et dans la " gauchosphère ".

En attestent aussi des épisodes apparemment anecdotiques mais significatifs.

Ainsi de ce débat sur le Front national organisé en 2012 à la Fête de L'Humanité, interrompu aux cris de " FOUREST, raciste, dégage ! " par des militants venus protester contre la présence de l'essayiste Caroline FOUREST, laquelle s'est toujours réclamée de la gauche antiraciste.

Ainsi encore, plus récemment, de cette chanson associée au film La Marche, interprétée par des rappeurs aussi emblématiques que KOOL SHEN et AKHENATON, consciences morales de toute une génération, et qui considèrent apparemment que rien n'est plus urgent que de " réclamer un autodafé pour ces chiens " de l'hebdomadaire satirique Charlie Hebdo.

Ce qui est en cause, ici, c'est la question de l'islamophobie.

Car un certain antiracisme a évolué de concert avec le racisme doctrinal.

Escamotant les enjeux sociaux et politiques, l'un comme l'autre placent l'identité culturelle et religieuse au coeur de leur discours.

Voilà pourquoi toute femme portant le voile islamique peut se trouver soupçonnée de haïr la France et ses valeurs.

Et pourquoi, symétriquement, toute personne attachée à la laïcité peut être taxée de racisme, du seul fait qu'elle critique le voile comme un symbole d'oppression.

Les cris des identitaires

Les femmes et les hommes de bonne volonté, qui voudraient être attentifs aux nouvelles formes d'intolérance tout en demeurant fidèles à un universalisme exigeant, se tiennent, eux, sur la corde raide. Coincés entre les identitaires de droite, qui ont élevé l'" anti-antiracisme " au rang d'idéologie dominante, et les identitaires de gauche, qui classent comme racistes non seulement la gauche laïque issue du mouvement ouvrier, mais aussi la tradition républicaine dans son ensemble, ces femmes et ces hommes se font rarement entendre.

Dans les grands médias comme sur les réseaux sociaux, leur voix est recouverte par les cris des identitaires des deux rives, qui se donnent la main pour fustiger ces " belles âmes " coupées du réel et impuissantes.

(...) Trente ans après, nous en sommes toujours là.

Faute de se " réveiller ", la gauche antiraciste pourrait encore louper sa marche. «

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Quant à l'analyse, il n'y a rien à ajouter.

Si j'osais, j'écrirais « amen », c'est de l'hébreu. Mais l'islam le dit aussi.

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Commentaires

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Pierre DOYEN
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Le racisme doctrinal du XIXème siècle à fondement pseudo biologique n'a en effet plus cours. Plus guère de personnes ne pensent sérieusement que la valeur intrinsèque d'un individu se lit sur la couleur de son épiderme.

Chacun d'entre nous a parmi ses relations outre des leucodermes de type caucasien, des xanthodermes ou des mélanodermes. Chez les uns comme chez les autres, il y a des gens de bien et des salopards. La nature en l'humanité distribuant les qualités et les défauts avec équanimité !

La République est laïque. Chacun peut avoir la religion qui sied à son esprit comme n'en avoir aucune, à condition ne point attenter à la liberté d'autrui. Ce qui fait que la place de la religion est dans la tête du croyant , et non pas par effraction de la conscience, à la faire rentrer dans le crâne du voisin.

La religion relève de l'intimité de la vie privée. Le dévot s'occupe tout seul du salut de sa carcasse et de son âme. S'il existe des mécréants, ce n'est là que l'affaire du Créateur avec ses créatures. Nul croyant n'a de soucis à se faire, Dieu, s'il existe, est assez grand pour reconnaître tout seul les siens. Et il n'a au cours des temps jamais sollicité, ni mandaté quiconque pour l'assister ou le suppléer en cette tâche.

Le racisme dont il est le plus souvent question, est l'antisémitisme. Qu'est-ce que l'antisémitisme ? C'est le fait diraient les soldats du seigneur de la Palice, n'aimer point les sémites, de leur chercher querelle à cause de leur ethnie.

Par abus de langage ce mot est employé comme synonyme de judéophobie, ou si l'on a une inclination lexicale pour les « isme », d'antijudaïsme. L'antisémite est celui qui déteste les Juifs . Ainsi avons-nous l'équation Juif égale sémite ! Assertion d'une ignorantia crassa et supina, comme eussent dit nos clercs du Moyen Age, ce qui en français donne ignorance épaisse et indolente.

Si originellement le judaïsme comme le christianisme, a vu le jour au sein des Hébreux, peuple sémite, les thuriféraires actuels de ces deux religions n'ont plus rien de sémite.

Le Christianisme se veut universel. Est chrétien celui qui se conforme aux axiomes de la Bonne Nouvelle, quelle que soit son appartenance ethnique. De même pour le mahométisme, est mahométan indépendamment de son ethnie , celui qui se conforme aux prescriptions du Coran. Au sein de ces deux communautés religieuses, toutes les composantes ethniques de l'humanité y sont représentées. Dans l'Hexagone, la majorité de nos Mahométans sont d'origine arabo-berbères. Dans le monde, un mahométan sur cinq est arabe.

La communauté juive dans le monde est aussi bigarrée que les deux religions précitées . Cela cadre fort mal avec la théologie, selon laquelle le Créateur, Yahvé, a choisi son peuple  saint, le peuple élu. C'est une jolie formule d'une exquise coquetterie à l'endroit du reste de l'humanité, sans doute brouillon de Yahvé ! Baruch Spinoza n'aimait pas d'être de la sorte élu divin. C'est pourquoi il opta pour le panthéisme. Ce qui lui valu la condamnation de sa communauté d'origine. Le pape ne fut pas en reste, pour condamner également les écrits du philosophe.

Nos concitoyens de confession juive ne sont pas plus sémites, que les thuriféraires de la Bonne Nouvelle.

La plus ancienne communauté juive de France vit dans la vallée du Rhône. Ses ancêtres au début de notre ère, sont des Gallo-romains qui en se convertissant au monothéisme, choisirent contrairement à d'autres la Maison mère, plutôt que sa Filiale ! En cette communauté, les sémites n'y sont pas plus nombreux qu'au sein de sa voisine chrétienne.

La majorité des Juifs dans le monde sont des descendants de convertis à l'instar des judaïsants rhodaniens.

Les derniers convertis sont, au IXème siècle les Khasars, peuple d'origine turque. Leurs descendants sont les Juifs, qui actuellement se qualifient d' Ashkénazes. Les juifs Khasars se disaient descendants de Togarma. Descendants de Togarma ou descendants d'Ashkénaze, les premiers comme les seconds reconnaissent ainsi, avoir Japhet comme ancêtre. Quid de la semence d'Abraham ? Force est de conclure qu'il n' y en a pas. Et ce, sur simple consultation du Manuel théurgique(Exode chapitre 10, La table des nations). Qu'ils aient mythiquement Ashkénaze ou Togarma pour ascendant, ces judaïsants sont japhétites. C'est à dire non -sémites.

Ce que nous appelons improprement de l'antisémitisme est de l'antijudaïsme. Evidemment s'en prendre à une personne, parce qu'est de telle race ou de telle religion, est aussi condamnable dans l'un comme dans l'autre cas. Il n' y a par conséquent aucune hiérarchie à établir quant à la répression des auteurs de voies de fait, que leur mobile soit d'ordre racialogique ou théologique.

Les délits qualifiés à tort de racisme ont pour mobile la haine supposée de la religion de leurs victimes, le plus souvent juives ou mahométanes. Tout cela est le produit de notre propre histoire,où pendant près de quatorze siècles la religion catholique apostolique et romaine a régi notre société. Nous avons en mémoire le souvenir de l'inquisition et de la persécution des huguenots : la Saint Barthélémy et les dragonnades de Louis XIV. Nous sommes instuits par l'Histoire, qu'une société où la religion fait la loi est une société totalitaire. En proclamant la République laïque, l'Etat est chez lui maître des lieux, aucune religion ne fait la loi dans la société.

Cela a demandé aux Chrétiens comme aux Juifs de modifier leurs pratiques religieuses. Les premiers comme les seconds renoncent à aller corriger les voisins pécheurs en contrepartie de la garantie du libre exercice de leur culte. La religion relève de la seule vie privée du croyant. Elle siège dans sa tête et nulle part ailleurs. Cela induit chez le croyant la conviction de l'égalité des hommes, nonobstant l'enseignement contraire de sa religion sur ce chapitre.

Aussi n'est-il pas surabondant de rappeler qu'aucune religion ne reconnaît l'égalité des hommes, ni l'égalité des sexes. Dans notre langue nous avons conservé l'expression « cette affaire ne me paraît très catholique », pour faire part de nos doutes quant à la moralité de la situation visée. Souvenez-vous de feu Georges Frèche disant de Laurent Fabius : « Ce gars-là n'est pas catholique ». Et ce fut des cris d'orfraie contre Georges Frèche l'antisémite(sic).

Dans la France de l'Ancien Régime, un honnête homme ne pouvait être que catholique. Qui n'était pas catholique était par définition immoral. Comme le fait le racisme, pour toute religion il y a une hiérarchie dans l'humanité, l'homme supérieur intellectuellement et moralement est celui de la vraie foi, tous les autres sont par définition d'une humanité inférieure. Un chrétien ou un Juif d'aujourd'hui peuvent parfaitement admettre, qu'une personne quoique sans religion puisse avoir la même valeur morale et intellectuelle qu'eux. Et il n'y a nul obstacle à élire un représentant qui ne soit pas de la famille divine. Pour en arriver là, ce fut le fruit deux siècles de combat politique.

Dans le paysage politique une autre religion apparaît, le mahométisme, tel quel il est inassimilable dans la République. Il est aussi inassimilable que le christianisme dans sa version du XVIIème siècle. Sauf pour ceux gagnés par l'esprit du siècle convaincus de l'égalité des hommes , nonobstant l'humanité trinitaire hiérarchisée enseignée par le Coran, pour le bon mahométan la dignité humaine s'exprime par le fait d'être musulman, veillant surtout à ne pas pouvoir être confondu avec un vulgaire kafir. Quoique vous ne lui demander rien sur ses convictions métaphysiques, il hésite rarement à vous décliner avec emphase qu'il est musulman, avec la fierté condescendante d'un aristocrate, déclinant à un rustique son titre de noblesse ! Lorsque vous dîtes au susdit aristocrate putatif que son appartenance religieuse vous indiffère, vous voyez alors votre interlocuteur désappointé. L'homme formaté par l'apprentissage de la loi divine comme il y a quinze siècles,

a une perception trinitaire hiérarchisée de l'humanité. L'homme supérieur est le mahométan, le musulman. C'est à dire le soumis(sous entendu à Dieu). Ensuite dans ce classement décroissant de l'humanité viennent les Gens du livre : Les Zoroastriens, les Juifs et les Chrétiens. Ces gens du livre, ô Grand Dieu : de vrais imbéciles ! Ils sont les premiers à avoir reçu la Révélation divine, mais ils ont perdu fort distraitement le sens du message à eux communiqué par l'Eternel. Ensuite le dernier des prophètes survint en la personne du chamelier koraichite, Mahomet, pour rappeler la volonté divine perdue. Mais ces Gens du livre continuèrent à persévérer dans la voie de l'erreur et de l'ignorance. Ils sont donc une humanité de second ordre. Dans la société régit par la loi divine, entendez la charia, ces sottes Gens du livre ne peuvent être titulaires des mêmes droits que les Musulmans(les Soumis). Nous avons le tiers ordre de l'humanité : les polythéistes et les athées. Et là il n'est plus certain qu'à leur sujet, l'on puisse encore parler d'humanité. Car leur droit à l'existence n'est plus garanti.

Vous avez au Caire le 5 août 1990, les cinquante sept Etats de l'Organisation de la conférence islamique, qui ont signé un document franchement croquignolet intitué : Déclaration islamique des droits de l'homme. Par l'article 10 de ce gentil document, on y apprend que l'Islam est la religion naturelle de l'homme.

Si un professeur enseignait à ses étudiants que l'homme européen est supérieur aux autres, il serait poursuivi illico pour apologie du racisme.

En revanche si un prédicateur coranique face à son auditoire exposait le classement hiérarchisé trinitaire de l'humanité comme sus exposé, niant de la sorte l'égalité des droits, il ne s'exposerait à aucune poursuite de la part du ministère public. Il en irait exactement de même d'un rabbin ratiocinant devant son auditoire synagogal sur les vertus du peuple élu.

Est en préparation un projet de loi de défense de l'identité nationale. Avec des obligations matérielles et des sanctions pénales.

A suivre.

Nom: 
Pierre DOYEN
Site: 
http://

La défense de l'identité d'un Etat ethno-théocratique, ce doit-être d'une simplicité...biblique. Non?

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