Jul
30
DOSSIER IDENTITE NATIONALE : LES NOMS MAUDITS.

Les Français ont donc peur des mots et aussi des noms.

Plus exactement, lorsqu'un nom de famille est donné, tout est alors figé. Dans un tiroir, dans une case.

Regardez donc ce qui se passe actuellement avec l'affaire SPANGHERO : à 74 ans, le célèbre rugbyman reprenant l'affaire de salaisons qu'il avait vendue à ceux qui ont conservé son nom, et ont qui ont ensuite coulé l'entreprise par les fraudes qu'on a dites, en est réduit à ne plus afficher sa propre identité. L'entreprise s'appellera « Le Lauragais ». Il parait que commercialement, SPANGHERO - même en expliquant la vérité - c'est terminé.

Cette histoire de noms de famille me rappelle celle des BELLON. Grande et riche famille marseillaise, avec un partage d'hoirie dans les années 60. Le père répartit sa fortune aux enfants, et leur demande ce qu'ils vont en faire. Tous vont placer et vivre de leurs rentes (1).

Un seul ose Pierre BELLON, la trentaine, une solide formation commerciale. Il parait qu'il dit alors à son père, « moi, je vais me lancer dans la restauration collective ».

A l'époque, c'est totalement inconnu, sauf un peu et à peine la S.H.R.M. marseillaise, qui avitaille les quelques bateaux qui touchent encore le port. Du quasi confidentiel.

Il parait, c'est Pierre BELLON lui même qui l'a dit, que son père s'est moqué, et lui a demandé de surtout ne pas avancer le nom de « BELLON » dans l'enseigne de ses activités, qu'il voyait vouées à l'échec. Et à la faillite : « tu vas déshonorer notre nom de famille ». Du grand et mauvais PAGNOL dans la Trilogie.

Alors, les affaires se sont appelées SODEXO. BELLON a vu ailleurs qu'à MARSEILLE. SODEXO, c'est aujourd'hui la toute première entreprise mondiale de restauration collective.

Quel dommage finalement pour le nom de famille.

(1) Dans le temps, mon copain de lycée, puis de fac., François Marie JOURDAIN DE MUIZON a écrit une thèse de doctorat de sciences éco. (Aix, années 70), sur le sujet, expliquant que le déclin des quelques grandes familles industrielles marseillaises était du au fait qu'elles étaient seulement de négociants et pas de commerçants.

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