Aug
31
DOSSIER IDENTITE NATIONALE : LE FRANÇAIS ET LA BLOGOSPHERE

 

Comme chacun le voit bien, j’ai désormais un contradicteur attitré sur la nouvelle blogosphère.

Il dit en effet systématiquement le contraire de tout ce que je soutiens. La seule exception n'a guère été qu' à propos de l’eau de mer, dont j’ai publiquement récemment déclaré quelle était salée. Je n'avais rien inventé, je sais. Là, il n’a pas osé contredire.

En droit, il aurait été pulvérisé, car  en matière de sel, j’en connais un rayon.

Il se trouve qu’étudiant en doctorat, j’ai soutenu, oui,  avec un certain succès, en 1970, un mémoire de D.E.S. sur « la condition juridiques  des étangs salés du littoral méditerranéen » (archives de la Faculté de droit d’AIX EN PROVENCE).

Maintenant, mon contradicteur officiel s’attaque au français, parce que j’ai écrit qu’il faut considérer que les conditions générales d’utilisation de la nouvelle blogosphère imposent l’expression en français.

Bien sur, ce n’est pas par hasard total qu’un autre gars de la Marine a pris la mairie de VILLERS COTTERETS, là où jadis FRANCOIS 1er a imposé aux hommes de loi et à l’administration,  le français.   A peine de sanctions.

Comme l’autre madame du barreau de PARIS va me faire encore reproche de ne pas faire de droit, on va la noyer.

En effet, il est tout d’abord presque cocasse, à défaut d’être dramatique, de constater que cette discussion puisse avoir lieu en France. Parce que notre pays n’est plus le premier du monde à avoir le français comme langue officielle.

Le premier de tous est en effet la République démocratique du Congo KINSHASA (jadis Congo belge) avec ses 77.500.000 habitants, dont l’art. 1er de la constitution impose le français comme langue officielle. Avec plus de 8.000.000 habitants, sa capitale est le plus grande ville parlant en principe le français dans le monde. PARIS n’est que deuxième, et MONTREAL troisième.

Il faudra d’ailleurs bien un jour ou l’autre que l’Académie française appelle officiellement des auteurs congolais et canadiens en plus grand nombre, très exactement comme l’a fait l’Académie royale espagnole de la langue, avec les auteurs d’Amérique latine (pour les Philippines, je ne sais pas).

Le français est langue officielle du Canada, tellement officielle que vous y êtes en droit d’exiger la présence d’un fonctionnaire parlant le français en n’importe quelle circonstance : et ce n’est pas du théorique. J’ai pratiqué jadis sur une autoroute de Colombie britannique où je roulais un peu trop vite. Et je ne manque jamais de le faire au passage à la frontière,  si c’est du coté britannique.

Et la France dans tout cela ? L’art. 2 de notre constitution impose le français comme langue officielle.

Certes, certains s’amusent de temps à autre à parler en autre chose. Les Corses notamment, mais entre eux, et quand ils sont en colère.

C’est bien  un phénomène amusant. Quand on est en colère, on essaie de parler en autre chose.

Ecoutez PANISSE après la partie de cartes, qui engueule CESAR en provençal. 

C’est aussi  courant  avec le français en Tunisie, et en Algérie. J’ai le souvenir d’un embouteillage monstre à Casablanca, dans lequel le policier marocain n’arrivait plus à démêler les voitures dont les conducteurs ne voulaient pas bouger, et qui,  finalement, à bout d’arguments, leur donnait ses ordres en français.

« Blog avocats » ne peut pas échapper à cette règle.

Et si certains s’en amusent, il faudra créer les incidents. Car à moins de soutenir que l’institution de contrôle parle couramment l’autre langue, comment imposer à ceux qui parlent le français en France chez eux, de subir des textes au demeurant non traduits, dans une autre langue.

J’avertis qu’il n’y aura pas qu’à VILLERS COTTERETS que les gars de la Marine resteront en veille.

Commentaires

Nom: 
Pierre DOYEN

Alors on s'y exprime en française et en nulle autre langue ! En quoi cela devrait-il être problématique?

Voila tout.

Nom: 
Bâtonnier GIROUD

Cette plateforme est ouverte aux avocats inscrits à un barreau français ou d'outremer.

Ces avocats lorsqu'ils ont une activité plaidante devant les juridictions françaises s'expriment en français.

Il semble donc naturel que leurs publications le soient en français.

Reste bien évidemment les avocats multilinguistes, inscrits en même temps à plusieurs barreaux, en France et à l'étranger et qui du fait de leur inscription à un barreau français doivent publier en français sur la blogosphère du CNB.

S'ils estiment que leur audience dépasse les frontières, rien ne leur interdit alors la publication en deux langues avec nécessairement le français en traduction certifiée conforme.

 

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