Feb
24
DOSSIER IDENTITE NATIONALE LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE DERAPE

 

 

Non, je ne m’étais pas trompé ce matin :

Le président a bien dérapé.

A ce qu’il a déclaré du diner d’hiver au C.R.I.F. existe donc pour lui des Français de souche. Et d’autres, mais lesquels ?

Voici un sujet sur lequel je suis très à l’aise.

Oui, parce qu’on a compris que je ne suis pas un Français de souche.

Mais  du côté de ma mère, qui s’appelait BéGUé, le doute est  possible.

Je suis donc un demi-Français de souche. Ou un Français de demi-souche. Comme vous voulez.

C’est même plus subtil que cela, car du côté maternel, suivant les générations, en plus du Gascon et du Bourguignon, on trouve un peu  de Toscan, au temps où la Toscane était un grand-duché indépendant, de l’Espagnol, du Bavarois, au temps où la Bavière était un Etat indépendant, et du Piémontais, au temps où le Piémont était un Etat indépendant, avec souveraineté sur la Sardaigne.

 

Les propos présidentiels me rappellent le 4 juin 1958. Le général de GAULLE au balcon du ministère de l’Algérie, superbe bâtiment des frères PERRET, sur l’esplanade du Forum d’ALGER, j’y étais, j’avais 11 ans : "je déclare qu’il n’y a ici que des Français, des Français à part entière".

Bon, par la suite, ça a mal tourné. Aie.

 

Commentaires

Alors, je le fais moi meme.

Ainsi donc, il ne devrait y avoir que des Français à part entière.

 

Et pas de Français entièrement à part.

Nom: 
Benoît Van de Moortel

 

C’est que, quand on vous commente et qu’on ne s’appelle pas Pierre Doyen, soit on est censuré (paraît-il), soit on se fait engueuler même si on exprime un certain accord avec vous. Tel fut encore récemment mon cas à propos de la loi Macron et d’une citation, empreinte d’une grande et éternelle sagesse, que j’ai cru pouvoir faire de Portalis que vous citâtes pourtant vous-même jadis abondamment (au sujet du mariage dit pour tous) et qui figure en bonne place (et à juste titre) sur votre page d’accueil aux côtés de Dom Camillo et du Bâtonnier Giroud.

A lire vos réactions à mon commentaire, j’étais même responsable, à force de citer Portalis « à tout bout de champ », de ce que celui-ci avait fini aveugle. Un peu comme si c’était le fait d’interpréter, depuis sa mort, les symphonies de Beethoven qui l’avait rendu sourd (il existe d’autres causes, dont on prévenait autrefois les enfants, mais nous nous éloignons du sujet).

Mais, puisque vous nous invitez cette fois au commentaire, je vous dis volontiers que, pour ce qui me concerne, je suis entièrement d’accord avec vous pour condamner cette façon, au nom de l’union républicaine et de l’égalité citoyenne, de souligner l’origine des uns ou la confession des autres, et de parler de « français de souche » (lesquels n’ont d’ailleurs pas forcément de la branche).

Moi qui vous parle, je ne suis pas non plus complètement « de souche » puisque belge par mon père et manchot (du département – français – de la Manche) par ma mère. Certes, belge, ce n’est pas très original comme origine, mais ça me rapproche de vous, sinon géographiquement, du moins en tant que demi-français de souche ou français de demi-souche. Pour le reste, je suis blanc, élevé dans la religion catholique, hétérosexuel, bref « normal » comme disait Coluche (ou comme le disent d’autres qui, hélas, n’ont pas l’air de plaisanter).

Donc, je vous approuve sans aucune réserve : il n’y a que des français à part entière et le Président français (à ce propos, il s’appelle Hollande et on n’en fait pas tout un fromage) a en effet dérapé. Tous les français, peu important leur origine, leur race, leur religion, etc. ont leur place en France et la France est leur patrie.

Tous, nous sommes bien d’accord.

Nom: 
Bâtonnier GIROUD

comme toujours !

ON avance.

 

Maintenant, on va poser la question suivant: c'est quoi etre Français ?

Nom: 
Bâtonnier GIROUD

Elle a maintes fois été posée et les réponses varient.

Afin d'éviter de philosopher, est français toute personne de nationalité française !

Parce qu'on acquiert la nationalité française par la naissance, sans le vouloir, sans faire acte quelconque d'appartenance à la nation.

 

Vous entrez dans un débat glissant, où je suis excellent. Arménien par mon père,  pied-noir, Algérie française, O.A.S., j'ai labouré intellectuellement la question depuis l'âge de 14 abs. Sciences po au dessus. Touite une vie.

Le vernis ne marche pas avec moi.

Nom: 
Bâtonnier GIROUD

sans fin !

Je ne m'occupe pas de bois ( langue de) ni de vernis !

Sciences Po. ne fait rien à l'affaire pas plus que la nationalité de votre père ni vos idées politiques !

Avoir la nationalité française, c'est être français.

 

Nom: 
Bâtonnier GIROUD
Devant un jardin où l'eau des fontaines coule entre des statues du XVIIIe et des parterres de buis bien taillés, vous dites : "C'est très français." Devant un gâchis invraisemblable où personne ne comprend plus rien, vous dites : "C'est très français." Devant une action d'éclat au panache inutile, vous dites : "C'est très français." Devant une opération de séduction menée tambour battant avec un mélange de grâce, de drôlerie et de distance, vous dites : "C'est très français." Pascal est très français et Cyrano est très français. Montaigne est très français et Pasteur est très français. Descartes est très français et Musset est très français. De Jeanne d'Arc à de Gaulle, nous nous y connaissons en héroïsme. Et quoi de plus français que l'ironie et la légèreté qui appartiennent de tout temps à la légende de Paris ? Être français, c'est aimer la tradition et c'est aimer la Révolution. Être français est d'abord une contradiction.

Nom: 
Bâtonnier GIROUD
Croire en l'émancipation des individus et des peuples. Etre l'héritier d'une histoire, d'un patrimoine, d'une géographie. Avoir foi dans l'élévation au rang de citoyen par l'école et dans une organisation mondiale des nations.
 

Nom: 
Pierre DOYEN

Sous l'Ancien Régime, l'Eglise considérait que l'onction du sacre faisait le roi. Quoiqu'il y eût similitude du sacre avec la consécration d'un évêque, le roi n'était pas un sacerdote. La fonction royale étant une institution humaine. Alors il ne pouvait y avoir confusion dans la personne du roi des deux fonctions royale et sacerdotale.

L'Eglise officielle ne reconnaissant pas de nature sacerdotale au roi, Louis VII déclara: "Seuls les rois et les prêtres sont sacrés par l'onction du Saint Chrême. Il convient donc qu'eux seuls, au dessus de tous les autres, associés par la sacro-sainte onction, travaillent à gouverner le peuple chrétien".

Dans l'entourage du roi, ses légistes  pour justifier la fonction quasi-religieuse du chef de l'Etat, disaient le roi n'est pas pur lai(pur laïque dirait-on en notre langue moderne).

Ainsi était le statut de chef de l'Etat en l'Ancienne France catholique apostolique et romaine.

Or depuis 1789, la souveraineté a changé de titulaire en passant de Dieu au peuple. La loi n'est plus volonté d'une quelconque déité, ou de ses chargés d'affaires terrestres autoproclamés, mais expression de la volonté générale au nom et pour le compte de laquelle elle est promulguée.

L'article 2 alinéa 1er de la constitution dispose:" La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l'égalité devant la loi de tous ses citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances".

Le président de la République, contrairement au roi de l'Ancienne France, est pur lai.  S'il a une religion, à l'instar de chacun d'entre nous,  elle  est du seul ressort de la vie privée. C'est à dire qu'elle ne doit pas transparaître dans l'exercice de son mandat public par le chef de l'Etat.

En conséquence, le président n'avait pas ès qualités, à se rendre aux agapes du CRIF, association confessionnelle.  Laquelle nonobstant  son sigle se dénomme sans complexe "Conseil représentatif des institutions juives de France"(sic).  Le caractère institutionnel n'a aucune consistance, s'agissant d' une association de coreligionnaires. Tout cela relève du droit privé, des libertés d'association, de conscience et de réunion.

Le président ne s'est pas contenter que de banqueter, il est allé même jusqu'à tenir des propos sur la liberté d'aller et venir de ses concitoyens de confession juive. Pourvu qu'il n'allât point faire quelques digressions  sur les ablutions, fort heureusement il s'en était abstenu!

Antérieurement  le Premier Ministre israélien en visite chez nous était intervenu ex abrupto dans les affaires intérieures de la France, conseillant aux citoyens français de confession juive d'aller en Israël. Le chef d'Etat avait réagi mollement, tel  un vassal envers son suzerain.

A l'Elysée, le président se met à jouer au juge aux affaires familiales, aux fins de conciliation des présidents du CRIF et du CFCM au sujet de leur querelle communautariste.

Le caractère laïc de l'Etat est intangible, le négliger nous conduira inexorablement à la servitude. Il n'apparaît guère que le chef de l'Etat en soit conscient.

 

 

 

 

Nom: 
Bâtonnier GIROUD

concerne les paroles prononcées par Monsieur le Président Hollande et non sa présence au dîner du CRIF.

Cette présence veut-elle signifier que désormais le Président de la République compte se rendre aux réunions des évêques, des pasteurs, et de tous les chefs des différentes communautés religieuses ?

C'est peut être dans ses intentions futures.

 

Mais, comment faire avec les libre penseurs ?

Il y a bien la solution d'aller aux réunions de loges maçonniques, mais  on  ne pourra pas en faire état.

Nom: 
Pierre DOYEN

Que le président se rende aux agapes des évêques, des Francs maçons ou des bonzes, en ces occurrences il transgresse la laïcité de sa fonction.

La franc-maçonnerie est une religion, plus précisément une secte en l'acception pythagoricienne du terme.

Stricto sensu un franc-maçon n'est pas  libre penseur. Car comme un chrétien a son curé et son évêque, le maçon a son vénérable  et son grand maître.

Le libre penseur n'a pas de religion. Il pense par lui-même, sans aller quérir l'autorisation d'un bonze pour faire usage de sa matière grise.

Un ami maçon me contenta le temps où il n'était encore qu'une pierre brute, qu'il fut approché par une pierre polie( entendez le parrain), pour entrer en loge. Ledit parrain devant dresser son rapport sur la personnalité du profane rustique, s'enquit de la conviction métaphysique de celui-ci. Tout de go le novice, sans doute un peu béotien, confessa son athéisme. Le parrain le morigéna vivement, lui expliquant que se dire athée est une déclaration d'hostilité envers le croyant! Alors en paisible citoyen aussi admirablement policé et civilisé, qu'élégant par l'esprit , le novice entra en religion baptisé agnostique. C'est en effet plus chic.

C'étaient -là quelques propos au sujet du Bonzentum(1), comme disent les Allemands.

 

(1)Das Bonzentum: c'est l'organisation de gens importants réunis avec tout un rituel social,qui ne produit rien que de l'autocongratulation. Mathématiquement on dirait  que c'est un ensemble vide, puisqu'il y a une vacuité complète de l'esprit.

 

Nom: 
Pierre DOYEN

Qu'est-ce être Français?

Pour le juriste la nationalité d'une personne est soit d'origine ou soit acquise.  Français autochtones, Français allochtones, ont les mêmes droits en vertu de leur statut de citoyen. Nul ne doit être discriminé en raison de son origine, de sa race,  de sa religion ou de son sexe.

La France est une terre d'immigration. Sociologiquement nous avons des Français dits de souche, et des Français issus de l'immigration. Pour ceux-ci, leurs parents  ou leurs ascendants plus éloignés sont des allogènes, gens venus d'ailleurs. Le constater et le dire n'est pas un acte raciste. N'est pas davantage raciste, le fait de demander à votre 'interlocuteur noir, quelle est son origine? En revanche est  raciste, le fait d'empêcher un passager mélanoderme d'accéder au métro, en raison de sa couleur.

Depuis quelque trois décennies, nous nous posons la question qu'est-ce qu'être Français? Jusque là, tous les descendants d'immigrés venant des divers pays européens, sont devenus pleinement citoyens en deux générations, par la vertu de l'école républicaine et aussi  du chef de leur propre volonté de vivre ensemble.

La situation est différente avec certains descendants d'immigrés extra-européens., tels les Maghrébins, ou  des personnes venant d'autres horizons  de l'aire arabo-musulmane.

A un moment donné de notre histoire, nous fûmes en guerre contre les Allemands, les Italiens,les Autrichiens, les Espagnols, les Portugais. Cependant cela ne fut pas un obstacle, à l'intégration à la nation de tous ces immigrés des nationalités précitées.

Il y a une cinquantaine d'année, les Maghrébins étaient nombreux sur le sol national. Ils n'étaient pas moins mahométans que ceux d'aujourd'hui. Cependant ils pratiquaient leur culte, sans chercher  à vouloir en imposer les axiomes à autrui. C'était conforme  au principe de la laïcité.

En 1789, nos ancêtres n'ont pas fait la révolution au nom du christianisme. Les Algériens pour se libérer du colonialisme français, cent soixante cinq ans plus tard, font une guerre de sécession en invoquant l'Islam.  Il faut chasser le roumi! Les morts pour la révolution sont qualifiés de chouhada( les martyrs,  sous entendus de l'Islam). Dans les années 1990, après l'interruption du processus électoral par le pouvoir central en raison du ras de marée   islamiste, l'Algérie connut une série d'actes de barbarie, de meurtres, de viols, tout cela au nom de l'Islam.

Ces Islamistes ne revendiquaient pas la démocratie, mais accusaient les gouvernants d'être des impies, qui se sont contentés depuis l'indépendance d'occuper le pouvoir  en succédant au colonialisme français.

Dans la culture des immigrés maghrébins et de ceux venant d'autres pays arabo-musulmans, la notion  de citoyenneté liant le sujet de droit à un Etat, est artificielle. Il n'y a pas de culture de l'Etat, telle que la possède l' Occidental depuis trois siècles.  Un Algérien  se définit d'abord comme musulman, membre de la oumma(la communauté mahométane). Décliner sa  nationalité est comme indiquer en sus la tribu d'où l'on vient. Etant entendu que cette "tribu territoriale", n'a de valeur pour autant  qu'elle fasse partie du Dar al Islam( la maison de l'Islam).

Rappelons à titre indicatif qu' au terme d'un sondage effectué dans la communauté mahométane en Grande Bretagne, 70% des personnes se déclaraient musulmanes d'abord, puis Britanniques en second.

Nous, nous n'avons pas ce type de curiosité sociologique. Car Il ne faut rien dire, rien entendre, rien voir, à peine d'être étiqueté raciste. Nous avons peur des mots, alors taisons nos maux. Voilà une philosophie singulière.

Ce qui a frappé chez nous les esprits, c'est lors de la minute de silence décidée dans les écoles, pour la commémoration  du massacre des journalistes de Charlie Hebdo. Des jeunes enfants, des lycéens de première et de terminale, refusèrent, allant même jusquà justifier les crimes, en raison de l'insulte au Prophète. Il n'y a pas lieu de plaindre ces journalistes"ils l'ont bien cherché".

Les jeunes enfants répétèrent l'opinion de leurs parents entendue à la maison, les adolescents également, non sans y joindre la leur du même cru.

Il est parfaitement clair du moins pour ces personnes-là, qu'elles ne se perçoivent pas comme françaises, nonobstant  la détention de la carte nationale d'identité.

Qu'est-ce pour elles, la carte d'identité? Un titre administratif par la possession duquel on est autorisé à vivre dans le pays, à aller et venir.

Par delà  l'origine des personnes, il y a le mahométisme qu'elles véhiculent dans leurs bagages à main. Nous sommes gens laïques, pour lesquels la religion est du ressort de la vie privée. Et de surcroît connaître la religion de notre voisin, est une chose qui nous indiffère complètement. Nous savons bien qu'en France tout le monde n'est pas catholique; qu'il existe des croyants de bien d'autres obédiences. Pourtant la seule religion, où  certains de ses thuriféraires veulent nous pourrir l'existence est le mahométisme.

Le chrétien en trois siècles s'est accoutumé à penser et à vivre avec moult personnes étrangères à son obédience, sans  pour autant les estimer moralement inférieures, et intellectuellement déficientes.

Pour le mahométan la loi suprême est la loi divine, le coran. Toute loi contraire à l'injonction coranique,  est loi humaine, donc dépourvue de valeur, ne liant pas le sujet de droit.

La communauté humaine la meilleure est la communauté musulmane. Alors quid du reste de l'humanité? Le Dar al kufr: la maison de la mécréance!

Si le chrétien veille à assurer le salut de son âme en pratiquant personnellement son culte, le mahométan certes fait de même, mais c'est insuffisant. C'est pourquoi, il s'efforce de vouloir empiéter sur l'espace public. Il veut que son axiologie religieuse soit la loi commune: apartheid des sexes, piscines publiques non mixtes, imposer le voile aux femmes, interdiction d'enseigner la théroie de l'évolution,  jugée impie ect.

La religion qui régente tout, nous renvoie à la société du XVI ème siècle.

Nos politiques de droite comme de gauche ne comprenant rien ou ne voulant  ne rien comprendre, pretendent former les imams   aux lois de la République et à la laïcité. Comme le mort aux cons du général de Gaulle, c'est un vaste programme!

Le mahométisme ignore la séparation du pouvoir spirituel et du pouvoir temporel. Former un mahométan à la laïcité est une tâche aussi vaine que de vouloir l'évangéliser.

La démocratie est incompatible avec le mahométisme. Ëtre démocrate, c'est être apostat. Tout musulman pense au califat mondial. Les gens de Daech sur leur territoire  oeuvrent pour cette finalité. Nos imams disent ce ce n'est pas le vrai Islam. Pourtant Daech fait une application exacte des sourates du coran, comme leurs ancêtres le firent aux premiers siècles de l'Hégire.

Rationnellement, c'est une tâche impossible de former  citoyennes en Europe, des personnes vivant chevillée au corps leur foi religieuse dans l'esprit du XVIème siècle.

Si nous ne modifions pas notre législation sur l'acquisition de la citoyenneté, nous allons engendrer non de nouveaux citoyens, mais des anticorps de type Méhra, destructeurs de la société,  quoique  porteurs d'une carte d'identité nationale.

Aussi nous faut-il entre autre abroger la loi  sur le jus soli.

Et sur le plan religieux, il nous faut traiter le mahométisme avec la même rigueur qui fut celle, par laquelle la République combattit l'emprise du christianisme sur la société.

Aujourd'hui le combat est plus aisé, puisqu'il s'agit d'empêcher une religion de régenter la  société, de sortir du cadre de la vie privée.  De grâce, il n'est pas besoin pour cela d'agiter les racines chrétiennes de la France.

Récemment un parti islamiste a vu le jour: l'Union des démocrates français du culte musulman.  Son fondateur invoque un précédent, le parti démocrate chrétien de Christine Boutin. Mais à la différence de ce dernier, il s'adresse à ses coreligionnaires  pour instaurer le droit de porter le voile. Le parti de Christiine Boutin n'a de chrétien que son étiquette, il s'adresse à tout le monde et aucune revendication religieuse n'y  est exposée.

Ce parti islamiste est contraire à la constitution, puisqu'il ne s'adresse pas au peuple, mais à une communauté religieuse, dans le but d'instaurer la religion. Personne n'a jugé utile d'ouvrir une action aux fins de dissolution pour illégalité de ce parti anti-démocratique.

Il n'existe aucun parti islamiste au monde qui soit démocrate. Le parti islamiste est moyen d'instauration d'une société totalitaire, comme ses prédécesseurs  le NSDP et le parti fasciste. Ils utilisent les règles démocratiques pour la prise du pouvoir, et accouchent d'une dictature.

Il nous faudra donc à l'avenir conférer la citoyenneté avec beaucoup plus de parcimonie que nous l'avions fait jusqu'alors. Il y va de notre sécurité à tous.

 

 

Nom: 
Gilles Huvelin

le point de vue de POUTINE : Pour moi un français est quelqu'un qui a une carte d'identité francçaise.

Je n'ai pas à distinguer.

Libre au législateur de définir l'accès à la nationalité francaise;

Le reste c'est du baratin, et là vous avez fait très fort.

 

Nom: 
Gilles Huvelin

CONTROLE D'IDENTITE NATIONALE ET DROITS

Un élève gendarme à un barrage routier sur une petite route près de Chaumont en Haute-Marne est accompagné par son instructeur qui lui explique pour sa formation qu'il va procéder à son premier contrôle de routine. Le gradé arrête une voiture et comme nous ne sommes pas dans une banlieue "sensible"(j'adore le terme), l'automobiliste obtempère sans problème. Le gradé salue l'automobiliste qui lui sourit obligeamment. « Gendarmerie Nationale. Bonjour Monsieur. Nous formons de jeunes élèves Gendarmes de l'Ecole de Gendarmerie de Chaumont, voulez-vous accepter que l'un d'eux dans le cadre de sa formation procède à un contrôle de routine ».-« Bien entendu c'est avec plaisir » répond le conducteur qui a l'habitude chaque année sur le plateau de Langres de servir de cas d'école. L'élève gendarme s'approche gauchement de la vitre baissée, salue en s'inclinant légèrement en avant du conducteur pour être certain d'être bien vu et énonce -« Gendarmerie Nationale, Merci de bien vouloir couper votre moteur.... Il s'agit d'un contrôle de routine... montrez-moi vos routines. »

 

Bon, ok, bien sûr c'est une blague, vraisemblablement inventée de toute pièce par les policiers sur lesquels les gendarmes en racontent de bonnes aussi.

 

Ceci étant nos routines bien qu'incontrôlables en disent long sur notre identité culturelle, sociale, politique et valent autant qu'une pièce d'identité. Et le débat sur l'identité nationale qui a fait bien peu de bruit sur les blogs des avocats à mon goût mérite peut-être un peu plus que la boutade de Monsieur LARCHER, Président du Sénat qui a dit « L'identité nationale c'est Marianne qui fait sa psychanalyse » D'abord sur l'instant j'ai cru qu'il parlait de l'hebdomadaire Marianne car c'est un débat que JFK (l'autre) trouve légitime. Ensuite je me suis souvenu de deux épisodes de la fin de la seconde guerre mondiale. Le premier se déroule pendant la contre offensive dans les Ardennes les parachutistes américains tenaient sans appui aérien du fait de la couverture nuageuse le verrou de Bastogne face aux panzers allemands, avec pour contrôler l'accès majeur une pièce d'artillerie anti-char. Après avoir sacrifié un blindé et donc son équipage, les allemands qui étaient sûr qu'ils pouvaient réduire la résistance des américains envoient un parlementaire qui parlait le français mais pas l'anglais, à la rencontre duquel le capitaine américain est venu avec un habitant du cru qui parlait le wallon et l'américain mais pas l'allemand. Sous les murs de Bastogne et dans un froid digne de la Basse-Allemagne pas très éloignée l'officier allemand expose la situation stratégique et la persistance annoncée du mauvais temps pour conclure que plutôt que de se faire massacrer les parachutistes devraient se rendre. Traduction de l'habitant. L'américain après l'avoir entendu regarde l'allemand est lui dit « Nuts ». Ce que ce dernier ne comprend pas bien sûr et il se tourne vers le wallon qui lui traduit « des clous, des nèfles », avec geste à l'appui. Trois pensées différentes mais la même culture.

 

Le second épisode concerne les espions allemands envoyés derrière les lignes américaines. Sélectionnés parmi les soldats qui avaient fait leurs études aux U.S.A. avant la guerre, habillés avant des uniformes américains, ils infiltraient les troupes de G.I.'s. Tous ont été pris croit-on et fusillés. Cependant afin de s'assurer qu'il n'y avait pas d'erreur (et le pire à failli arriver plusieurs fois !) ils subissaient des tests. Après avoir été interrogés sur le lieu où ils avaient passés leur jeunesse (il y avait toujours quelque part un soldat américain labellisé qui connaissait la ville et la région évoquées), il leur était demandé de chanter des airs du folklore local ou des histoires appartenant à la tradition orale. L'angoisse pouvait entraîner une perte de mémoire ou des confusions surtout chez les américains d'origine allemande bilingues qui subissaient une grande pression. Il y avait un dernier test imparable : le paquet de cigarettes emballé sous cellophane que tous les soldats savaient ouvrir en tirant sur la languette...sauf les allemands qui n'avait jamais vu cet emballage. C'était pathétique et tragique de regarder ces hommes retourner dans tous les sens leur dernier paquet de cigarettes comme des lémuriens une noix de coco : 12 balles. Ce qui a failli arriver à un vrai soldat américain qui ne fumait pas. Personne n'est parfait.

 

L'identité c'est un vécu quotidien. Ce n'est pas seulement le partage de valeurs, d'une histoire commune assumée, du respect des usages qui sont évidents, la pratique de la même langue, de la même culture. L'identité c'est bien ce qui s'acquiert au fil du temps et que nous acceptons comme notre bien intellectuel commun.

 

Ce qui veut dire que la laïcité n'est pas une peur de la contamination sauf à n'avoir rien compris, et je crains que ce soit le cas de la chanteuse Diam's.

 

Un pays n'est pas seulement une frontière.

 

Normalement l'identité nationale ne se confond pas avec la religion, sauf là encore à procéder par amalgame. Ce serait raciste de dire que les juifs ou les musulmans sont de France alors que ces citoyens sont des français juifs ou des français musulmans comme il y a des français chrétiens et non des chrétiens de France. Penser autrement est source de communautarisme et pas d'intégration à une identité. Etant acquit que la culture française plongent ses racines dans la chrétienté, les cultures grecque et latine. Le nier au nom du droit à la différence ou à la reconnaissance des apports pose le problème qui conduit directement au débat de fond sur l'identité.

 

Les apports sont bienvenus à la condition qu'ils n'aillent à l'encontre de nos routines mais s'y intègrent, se précipitent pour constituer une solution et non une émulsion comme un prof de physique/chimie pourrait le dire.

 

A défaut rien ne sert d'agiter le débat : L'huile et l'eau ne forment pas une solution mais une émulsion.

 

Cette question de l'identité est fondamentale car elle est la clé de la compréhension de notre droit. Y compris notre droit des personnes. Les droits de l'homme c'est bien mais n'oublions pas que le titre originel de la Ligue était « des droits de l'homme et des devoirs des citoyens ». En faisant disparaître le deuxième membre de la phrase titre comme en parlant de libertés et non de la liberté un premier pas vers une vision floue de notre identité a été commis au nom de grands principes politco-philosophiques bourrés d'arrière-pensées destructrices de l'idée de nation. Nous en payons le prix aujourd'hui. Tout comme l'idée que l'Etat-Nation c'est dangereux pour ne parler que de République en perdant de vue qu'un régime politique c'est fait pour gouverner une nation et pas des institutions. L'identité c'est important pour savoir qu'elles sont justement les institutions pertinentes et adaptées à une même population qui se reconnaît aussi en elles. Une mayonnaise ne se monte pas n'importe comment. Une nation, autrement dit une communauté humaine harmonieuse, non plus.

 

Droit privé, droit public et identité sont encore indissociables

Qui ne connait rien de la vie.

Et qui nous fait du radical socialisme des idées.

 

Nom: 
Pierre DOYEN

Qui en version du XXIème siècle, nous fait  de la démocratie chrétienne des idées!

Rien à voir avec la patisserie, encore qu'il y ait toujours des gateaux en cause.

Non,

Le club des Feuillants est le nom familier des Amis de la Constitution, un groupe politique, de tendance monarchiste constitutionnelle opposé au renversement du roi Louis XVI, fondé le 18 juillet 1791. Il est né d'une scission du club des jacobins, en réaction à l'agitation républicaine qui a suivi la fuite du roi à Varennes en juin 1791 et la fusillade du Champ-de-Mars le 17 juillet 1791. Il a eu une influence déterminante sur le début de l'Assemblée nationale législative pour se trouver progressivement marginalisé par les jacobins.

Nom: 
Gilles Huvelin

sont ceux qui préfèrent les ferments de la guerre civile, si vile.

Bernard tu as censuré cette phrase je l'inscris à nouveau en clôture des échange de commentaires pour ce qui me concerne. Tu voudras bien avoir l'honnêté intellectuelle de la laisser en place. Tu n'est pas "chez toi" mais aussi sur la blogosphère qui est notre bien commun.

"La censure n'a jamais raison."

 

Nom: 
Gilles Huvelin

qui a fait de la menuiserie avant de faire du droit, t'informe qu'il vit dans un quartier on ne peut plus populaire de Paris et  avec un bon millénaire d'histoire familiale qui comporte des têtes guillotinées dans ses bagages, il te rappelle au passage qu'un pays, c'est un peuple, une terre et un " roi", en attendant que tu révises la petite (cette fois) histoire de la pensée politique avec au passage les relations de Necker avec le pouvoir, et ce qu'il advint du sort des lendemains que tu appelles de tes voeux, peu important la forme de la radicalité, que cette fois tu ne m'apparenteras pas, et le nom que tu leur donneras 

Le pragmatisme n'est pas plus une doctrine que la laïcité. Le bonheur de chacun étant celui de tous. Le "Feuillant" qui n'a rien oublié non plus de Marc Sangnier te salut bien bas, le chapeau traînant par terre. 

 Bien à toi; 

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