Dec
19
DOSSIER JUSTICE : LE PIEGE DE MARSEILLE

Le Tribunal correctionnel de notre ville a condamné hier, c'était une première, un médecin psychiatre expert qui avait déposé un rapport jugé finalement trop léger et trop contestable, lequel avait conduit à une remise en liberté qu'il ne fallait pas. Car le patient ainsi remis en liberté avait commis ensuite un meurtre.

Et du coup, c'est la psychiatre qui a été condamnée à un an de prison avec sursis pour « homicide involontaire ».

Je ne suis pas concerné par le dossier. Il ne m'appartient pas de commenter directement cette décision de justice.

Mais il m'appartient oui d'en dire ceci.

Ce qui a été jugé est un danger qu'ils n'ont sans doute pas vu contre les magistrats eux-mêmes. Car elle implique pénalement (ce sont eux qui le disent) ceux qui a conduit à la décision.

Donc elle va nécessairement impliquer ceux qui ont décidé, lequel, après tout, avaient leur libre arbitre, et n'étaient pas tenus de suivre l'avis du psychiatre. C'est un pas de plus vers la fin de l'irresponsabilité des juges. Chacun prend ses responsabilités ici.

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Commentaires

pour les magistrats eux-mêmes !

Mais il ne s'agit que d'un jugement du Tribunal Correctionnel de MARSEILLE et non de la jurisprudence affirmée de la chambre criminelle de la Cour de Cassation !

Le gars n'était pas, enfin me semble-t-il, sous le coup d'une peine en cours d'exécution, mais interné en psychiâtrie.

Meme raisonnement

Même raisonnement en particulier dans la procédure dite de "garde à vue psychiâtrique" dont j'ai déjà écrit tout le mal que je pensais. Tôt ou tard, le JLD va ordonner la main levée d'internement d'un patient qui se hâtera aussitôt d'aller remodeler au sabre tel ou tel membre de son entourage. Et là, on peut être sûr que ça fera du bruit. La seule incertitude est de savoir quand ça se produira.

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