Sep
30
DOSSIER LA CRISE : MADAME ROYAL ET HEULIEZ

Pourquoi les journalistes généralement si bien pensants sont-ils dans l'ensemble des pleutres, sans courage, sans mémoire, aux ordres du moment ?

Enfin, il n'y en a aucun pour rappeler qu'il n'y a pas si longtemps, cette Madame Ségolène ROYAL, présidente de la région Poitou Charente à défaut d'autre chose, allait nous montrer au moins localement ce qu'elle savait faire, après avoir perdu l'élection présidentielle.

Alors, elle a envoyé de l'argent public, beaucoup d'argent public pour sauver HEULIEZ. On allait voir ce qu'on allait voir en économique socialiste moderne, blabla.

HEULIEZ (véhicules spéciaux) est en liquidation judiciaire cde jour.

C'est quand que prendront fin la prétention, le mensonge, l'incompétence et surtout l'irresponsabilité surtout la collective ?

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Commentaires

Nom: 
MCD
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Quand que les gens ne prendont plus leurs désirs pour des réalités?

Nom: 
JB DAGRON
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En tout cas ils prennent notre pognon et ça c'est une réalité !!!!

Tiens, tiens, ma foncière a encore augmenté...

Le soutien inconsidéré d'une entreprise manifestement hors d'état de poursuivre une exploitation sérieuse n'expose-t-il pas son auteur, fut-il personne publique, à des sanctions par le tribunal de commerce?

Il faut rechercher, mais il me semble bien qu'il existe un arret peut etre de ROUEN qui avait retenu la faute de l'URSSAF en soutien abusif, en raison des délais accordés et du creusement du passif.

Mais enfin ne revons pas. Vous voyez un mandataire judiciaire engager des poursuites ? Le malheureux tremblerait. Le parquet sifflerait, et le Tribunal de commerce se ferait pipi dessus.

Non, JOURDAIN, tu déconnes ...

J'intervenais à l'époque pour une banque de premier ordre, créancière assez importante d'une entreprise en redressement judiciaire.

A sa demande, elle avait été désignée comme contrôleur. Elle voulait en effet contrôler effectivement, car elle savait que la poursuite d'activité par un plan allait encore creuser le passif, alors qu'une liquidation judiciaire rapide limiterait la casse du passif de l'art. 40 en période d'observation.

Ainsi, peut être avoir une petite chance de limiter sa casse sur le stock. Car, le surplus était archi pourri.

Ca se passait au Tribunal de commerce de Béziers.

J'y étais arrivé en avance, et j'avais pris la précaution de me garer loin du palais dont la place était occupée par la C.G.T. et des manifestants en très grand nombre. Des anciens mineurs reconvertis dans la fabrication de tuyau en plastique.

J'avais fait ma visite protocolaire au président, important grossiste alimentaire dans le congelé, et lui avais dit pourquoi j'étais là.

Il m'avait répondu qu'il connaissait au moins aussi bien que moi le dossier économique et financier, que la banque avait raison, mais qu'on allait tous se faire lyncher s'il n'accordait pas un plan, dont il savait parfaitement qu'il ne tiendrait pas. Je savais donc à l'avance ce qu'il allait juger.

Prudemment, compte tenu de ce que des syndicalistes allaient être aussi à l'audience, il m'avait conseillé de quitter celle-ci avant la fin, et de passer par une petite porte qu'il m'avait désignée.

Ce jour là, j'ai bien fait de l'écouter. Le plan a été accordé. Dehors, ça grondait (moi je voyais de loin).

Quatre ou cinq mois plus tard, c'était la liquidation judiciaire. Avec un trou encore plus grand.

La Région Poitou Charentes, sous l'impulsion de SR, a déjà englouti 7 millions d'euros dans l'affaire. Ce faisant elle a prolongé l'agonie de la boutique, accroissant du même coup le passif. Et ça va continuer.

Nom: 
Pierre DOYEN
Site: 
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La Région Poitou-Charente a soutenu artificiellement l'entreprise HEULIEZ. La collectivité territoriale susdite a aggravé le passif de la débitrice. Les créanciers de celle-ci, via le liquidateur judiciaire, sont fondés à agir en responsabilité civile contre la Région Poitou-Charente.

Une Collectivité territoriale, établissement public par excellence, n'a pas compétence pour verser des fonds à une entreprise en difficulté. En d'autres termes , n'entre pas dans l'objet social de la personne publique, le droit d'accomplir une telle opération financière.

L'organe délibérant de cette même personne publique n'est pas unicolore. Il existe en son sein des élus de l'opposition, fussent-ils minoritaires. Alors pourquoi aucun de ceux-ci n'a-t-il songé à saisir le tribunal administratif, aux fins d'annulation de la délibération financièredu chef de l' excès de pouvoir?

Dans cette région Poitou-Charente, existe bien un préfet de région? Où était-il? Il a qualité pour déférer devant le tribunal administratif aux fins d'annulation, toute délibération illégale du Conseil régional.

Comme l'oligarchie ordinale, nos élus régionaux ne rendent compte de rien et jouissent de facto de l'immunité juridictionnelle.

Portant ces gens ne sont point là par la vertu d'une génération spontanée, mais par l'élection.

Aussi devrons-nous conclure que la république bananière est élective, tout comme l'Etat de droit , sans doute!

Pour l'Etat de droit, au train où vont les choses, il nous faudra attendre encore longtemps, la prochaine révolution peut-être?

Il y a trois choses au moins.

1°. La majorité de la collectivité peut changer. Un jour je suis au pouvoir, le lendemain dans l'opposition.

2°. Or, lorsque j'ai eu préalablement le pouvoir, j'ai fait voter des subventions de ce genre pour certains.

3°. Et demain, si je reprends le pouvoir, j'aurais peut etre à faire voter des subventions du meme genre.

Le grand perdant de ce grand jeu de barbichètes, c'est... le contribuable, qui finance toutes les subventions alternatives. C'est lui qui pourrait plutot actionner. Mais il n'osera pas.

Car s'il le faisait, il serait par définition dans un camp, actif politiquement. Et donc pour assurer son avenir politique, on le prierait de se taire. A cause du passé et du futur.

C'est vrai que les temps financiers étant particulièrement durs actuellement, la chronique judiciaire nous apprend que les parquets se mettent à poursuivre un peu certains (et pas d'autres). Mais alors, c'est compliqué, on connait bien du coté de Marseille, parce qu'il faut habiller tout cela.

Et quelquefois, on essaie de faire un exemple. Ce qui est injuste, parce que celui ou celle poursuivie, les malheureux, ont fait comme tout le monde, alors que tout le monde a été oublié. Mais j'arrete là, car j'empiète sur l'aveni. Lisez donc la presse pour la suite.

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