Jul
03
DOSSIER LANGUE FRANCAISE ET AVOUES : ON DOIT DIRE "UNE AVOUEE"

C'est du moins ce qu'on lit ce matin au journal officiel qui mentionne la nomination d'une avouée comme nouveau magistrat quelque part.

Du coup, on constate aussi que les choses se mettent en place, enfin, qu'un avoué (pardon une avouée) quitte la profession.

Je rappelle par ailleurs en féminisation des mots de notre langue, qu'il y avait déjà les avocates, et surtout les huissières.

Et la vieille objection d'Henri TROYAT quant aux sapeuses pompières.

Commentaires

Décret du 1er juillet 2011 portant nomination (magistrature)

Par décret du Président de la République en date du 1er juillet 2011, vu l'avis du Conseil supérieur de la magistrature lors de ses séances du 31 mai 2011 et du 1er juin 2011, sont nommés :

Tribunal de grande instance d'Evry

Vice-présidente chargée des fonctions de juge des enfants : Mme Isabelle BOITEAU, avouée.

Mme Isabelle BOITEAU effectuera, préalablement à son installation, une période de formation de six mois.

Tribunal de grande instance de Laon

Vice-présidente : Mme Pascaline DELAVEAU, avouée.

Mme Pascaline DELAVEAU effectuera, préalablement à son installation, une période de formation de six mois.

Cour d'appel de Pau

Juge placée auprès du premier président : Mme Anne-Laure PATUREAU, épouse RIGAULT, avouée.

Mme Anne-Laure PATUREAU, épouse RIGAULT, effectuera, préalablement à son installation, une période de formation de six mois.

Nom: 
Il Dottore
Site: 
http://

Broooo! VICE-Présidente! Rien que ça?

Elle a une maîtrise en droit au moins?

Non, ami, je ne suis pas d'accord pour le persiflage.

Les avoués -j'ai bien écrit les avoués, pas leurs employées à la photocopie- ont les diplomes nécessaires, et meme la compétence aussi.

Je n'ai pas changé d'avis: ils savaient très bien, mais ne faisaient pas. C'est pourquoi il fallait les supprimer.

Par ailleurs, pour les anciens professionnels libéraux du droit, le principe est l'accès à la magistrature avec l'ancienneté reprise par moitié (si on n'a pas modifié la règle en l'élargissant) du temps d'exercice libéral.

Je n'ai pas l'honneur de connaitre ces trois avouées, mais j'imagine qu'elles ont l'ancienneté nécessaire pour que leur compétence professionnelle étant acquise, elles intégrent à ce niveau.

P.S. Personnel. Meme quand Dieu aura bien voulu me rappeler à Lui, je ne connaitrai pas la réponse. Que se passe-t-il lorsqu'on avocat demande à devenir magistrat, et justifie avoir dans le temps réussi en bon rang au concoyurs d'entrée à l'Ecole de la magistrature puis en avoir démissionné ?

Est que l'intéressée, dont on ne doutera ni de la bonne volonté, ni du sérieux de la motivation, est nommée à un poste (juge des enfants) pour lequel elle n'a guère de compétence alors que le début de ses nouvelles fonctions doit être précédé d'une formation de six mois. Espérons qu'elle rencontrera pendant ce délai la vocation et la motivation. Il ne s'agit plus pour elle désormais d'analyser des dossiers et de mettre en forme les moyens de droit appropriés, mais de prendre des décisions en direct sur des situations humaines à haute charge émotionnelle, et d'imposer ses points de vue à des partenaires éducatifs et sociaux généralement peu enclins à renoncer à leurs convictions.

Enfin, moi je dis ça, je dis rien...

Continuez le débat, mais sans moi S.V.P.

Je me suis parfaitement expliqué la dessus.

J'en débattrais volontiers avec vous mais ce n'est pas le sujet et je m'en voudrais d'encombrer l'espace de Bernard dont le propos est la féminisation de la langue.

La "défense" des enfants (c'est vous qui employez les guillemets, et ainsi marquez bien la relativité du concept) je crois en connaître assez depuis 1989, date à laquelle j'avais contribué à la constitution de la première association socio judiciaire associant en charente maritime l'ASE, le Barreau et les services éducatifs. L'A.J. à l'époque ne couvrait pas l'AE. Notre charte exigeait que les avocats suivent préalablement à leur accès au service une formation pluridisciplinaire. Mais tout ceci est j'en conviens avec vous, le passé lointain. Ce que j 'observe aujourd'hui en le regrettant vivement est l'absence absolue d'espace de discussion éthique s'agissant de la justice des mineurs et de l'assistance éducative, et loin de moi l'idée que le barreau n'a pas dans l'affaire une écrasante responsabilité.

Nom: 
Pierre DOYEN
Site: 
http://

Le féminisme vulgaire fait injure à l'euphonie et à l'eugraphie de la langue française, par la féminisation des substantifs qualifiant les fonctions ou professions, lorsque d'aventure leur titulaire est femme.

Les fonctions de député, sénateur, maire, par femmes occupées deviennent députée, sénatrice, mairesse. Et ce, sans vous parler, cela vaut le détour, des écrivaines, des auteures, des professeures, des procureures, des juges rapporteuses, et autres mignardises de boudoir!

Il était de la plus haute élégance de l'esprit envers le beau sexe, que ces dames ci-devant avoués, ne fussent pas désignées vêtues du vocable masculin de leur fonction passée,pour n'offenser point leur carrière féminine, sans doute!

Les rois de l'Ancienne France, sujets masculins, jamais ne souffrirent que l'appellation de majesté fût du genre féminin. Ils n' avaient pas la nigauderie de croire que l'on s'adressât à la personne de leur sexe et non à celle du roi.

Nous sommes gens civilisés, lorsque nous nous adressons au titulaire d'une fonction, c'est en considération de celle-ci que nous nous déterminons, pas du sexe de son occupant.

Nous avons dit féminisme vulgaire, nous persistons et signons, au risque d'en faire hurler quelques-unes. Féminiser la titulature de la fonction, c'est le primat du sexe de la personne sur sa compétence technique et intellectuelle.

Quoique contrairement au devin Tirésias, nous ne fussions point femme en une autre vie, nous pensons à la fois blessant pour le sexe et la fonction, quand cette dernière emprunte le sexe de son titulaire.

Oui parce que mon (vieux) billet d'origine était d'une banalité absolue. J'y signalais un texte au journal officiel et je citais l'ancien secrétaire perpétuel de l'Académie française, Monsieur TROYAT, qui s'appelait en réalité TARASSOF, et que dont lezs Arménbiens prétendent que les ancetres étaient des TOROSSIAN russisés.

Les commentaires actuels me dépssent.

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