Jan
24
DOSSIER LIBERTE : LES ROMS, LES ARMENIENS, LES AUTRES ET LE DROIT MOU

Je n'ose pas commenter complètement la décision pénale rendue hier, parce que je n'en n'ai pas le texte. Je m'en tiens à ce qu'on nous en dit dans la presse générale, quant aux propos tenus par le député maire d'ANGERS, notre confrère qui s'en tire avec une condamnation de principe, une amende avec sursis de surcroit.

Il avait, nous a -t-on dit, considéré publiquement, mais dans un champ ( ?), que le chancelier HITLER n'avait pas fait tuer assez de Roms.

Alors tout le monde y va, bientôt les élections, de considérations contre les parties populistes, regardez mon regard, lesquels n'ont rien dit, eux, tandis que l'homme politique en question n'appartient nullement de tels mouvements.

Alors, je me dis une fois encore, plusieurs poids plusieurs mesures.

Pour la Shoah et les juifs, on connait, je n'y reviens pas. C'est bien.

Tant pis pour DIEUDONNé.

Pour les Arméniens, quel dommage que les Turcs ne les aient pas tous tués. Ainsi par exemple, KUCHUKIAN ne nous emmerderait pas sur la blogosphère.

Pour les autres, les Roms par exemple, c'est vrai, il y en a des bons, par exemple pour rempailler nos chaises, alors il est peut être allé fort le BOURDOULEIX.

Et puis quoi alors, c'est du droit mou.

P.S. Rien à voir entre le professeur roumain de médecine souhaitant devenir avocat objet de mon billet antérieur, avec ces Roms là. Vous aurez bien compris.

Commentaires

Nom: 
Pierre DOYEN
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"Comme quoi HITLER n'en a peut-être pas tué assez,hein", furent les propos proférés publiquement au sujet des Tziganes par le député-maire d'ANGERS, valant à leur auteur du chef d'apologie de crime contre l'humanité, une condamnation assortie du sursis à une peine d'amende de trois mille euro.

La loi prévoit pour la commission de ce délit une peine de cinq années d'emprisonnement et 45000 euro d'amende.

Quoique hautement odieux et détestables que fussent ces propos, sont-ils de nature apologétique? Rien n'est moins sûr.

Car leur auteur s'exprimant sous la forme interrogative, reproche à HITLER de n'en avoir pas fait assez.

Quand vous reprochez à l'auteur d'une action(honorable ou abominable) de n'en avoir pas fait assez, on ne peut nullement inférer que vous êtes un apologète de ladite action, sauf à abuser du sens de la langue française.

Nous ne sommes pas dans le cas d'une critique dirigée contre une sentence civile, comme en rendent les cours régionales de discipline des avocats, déliées de l'interdiction de juger par analogie!

Encore que, c'est un autre débat, ces CRDA soient juridictions pénales déclarées civiles par la loi, pour priver leurs justiciables des garanties de la procédure pénale.

Or dans le cas qui nous retient notre attention hic et nunc, il s'agit d''une sentence pénale, pour la reddition de laquelle la loi interdit au juge répressif d'interpréter par analogie le texte définissant l'infraction.

C'est la relaxe que le tribunal eût dû prononcer, faute d'une rédaction adéquate de la loi, pour la poursuite des faits, dont il fut saisi.

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