Dec
30
DOSSIER LIBERTE : UNE DERNIERE REFLEXION SUR DIEUDONNE

Une dernière en l'état actuel des choses.

Je n'aime pas particulièrement DIEUDONNé. Pas plus que je n'aimais COLUCHE. Ceux qui font le procès de DIEUDONNE aujourd'hui sont ceux qui ont encensé et encensent encore COLUCHE. Allez comprendre.

Il faut écouter ce qu'il dit.

Et voir une chose. Il est le porte parole d'une frange malheureusement importante de la société française contemporaine qui est complètement « larguée ». Ceux à qui par démagogie on promet des tas de choses qu'on ne peut pas tenir. Alors, ceux-là se réfugient dans la révolte des mots.

Et alors, ils tapent partout où ça brille. La vérité est là, toute simple.

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Pas moi donc je ne parlerai pas de ce que je ne connais pas. Ce que je sais c'est que ce n'est pas en censurant que l'on fait taire. En toute circonstance, ce n'est pas en traitant les effets du racisme que nous en faisons disparaître les causes. Que les causes de tout problème ne sont pas réductibles à l'ignorance et la bêtise des autres.

Nom: 
Pierre DOYEN
Site: 
http://

Le législateur de la IIIème République par la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse, a fait de la liberté le principe, sa restriction l'exception!

De cela, il s'en suit que l'expression n'a pour seules limites: ne point diffamer ni injurier quiconque. L'exercice de la liberté d'expression interdit de porter atteinte à l'honneur ou à la considération d'un sujet de droit.

Hélas! le législateur des XXème et XXIème siècles s'évertue à tarauder avec constance l'oeuvre de son prédécesseur.

Et cela, nous conduit lentement mais inexorablement à une inversion de l'axiologie, emportant interdiction de nous exprimer. Exit la liberté d'expression.

C'est à dire que l' expression sera libre sous l'expresse condition que nul quidam ne se plaigne de souffrir de déplaisir à lire ou à ouïr les propos de l'opinant.

Et la société orwellienne de se mettre en ordre de marche!

La quenelle , parodie du présentez arme, que l'imagination extravagante de certains y voyant un salut nazi inversé, nous rappelle le crucifix tailladé du pont d'Abbevile découvert un certain 9 août 1765.

A deux siècles d'intervalle nous retrouvons la même société, grosse de la même masse d'imbéciles et génératrice du même affolement répressif.

Le 9 août 1765 les autorités d'alors n'avaient pas identifié l'auteur du crucifix mutilé, mais ils découvrirent un suspect, le chevalier de la Barre. Des bons paroissiens avaient souvenance en une procession du Saint sacrement, au passage de laquelle le jeune homme avait omis d'ôter son chapeau . Pis il avait même chanté contre la religion des chansons paillardes. Il ne pouvait y avoir plus grave crime que celui-là: le sacrilège! Ce misérable fut torturé, exécuté, puis brûlé en compagnie du dictionnaire philosophique.

Voilà la philosophie de l'Etat criminel.

Les épigones des victimes de la shoa voient en la quenelle, le salut nazi inversé. C'est le crime de sacrilège contre les mânes de leurs ancêtres. Que la défintion légale du forfait qualifie d'apologie de crimes contre l'humanité.

Notre ministre de l'intérieur se met en tête d'interdire les spectacles du comédien impie, à l'instar du monarque capétien interdisant les pièces de théâtre, au motif qu'elles offensaient la religion.

Nous entrevoyons par de tels agissements la mort programmée de la liberté d'expression par le recours à la même technique juridique qu'autrefois, à savoir l'instauration du délit de blasphème opérée à la faveur d'un simplement glissement sémantique.

Il suffit de remplacer les mots Dieu et l'Eglise par ceux de shoa et d'apologie de crimes contre l'humanité.

Et nous découvrons la liberté bâillonnée comme il y a deux siècles, avec l'usage d'une sémantique plus distinguée, substituant aux mots Dieu et religion ceux de shoa et d'apologie de crime contre l'humanité.

Tout se passe comme si nous n'avions enregistré aucun progrès nous faisant de l'Etat confessionnel à l'Etat laïc. En celui-ci comme en son prédécesseur, la liberté gît dans le coma, nonobstant le changement de vocabulaire.

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