Aug
18
DOSSIER LIBERTE : LETTRE DE PRAGUE

DOSSIER LIBERTE : LETTRE DE PRAGUE

Je reviens à PRAGUE  au moins 23 ans  plus tard.

A l’époque, le mur de BERLIN était tombé depuis pas bien longtemps. On était encore dans un pays presque encore communiste.

Bien sûr, la ville était splendide, mais les gens tristes. Je me souviens de la relative rareté de la nourriture, y compris au petit déjeuner dans de grands hôtels et dans les restaurants. Mais il  y avait l’espoir. Et la liberté qui allait revenir. 

Aujourd’hui, tout est superbe, on a un sentiment  de liberté, de suffisance voire de confort. D’espoir même. L’Europe est passée par là. 

Si la même Europe pouvait inciter les Français à quelque chose qui ne soit plus désormais de l’opposition par principe, au nom d’une splendeur qui n’est plus la nôtre, ce serait bien aussi.

Mots-clés: 

Commentaires

Nom: 
JB DAGRON

C'est l'inverse avec notre pays. On avait tout le confort possible et au fure et à mesure tout se perd...

On a un peu cette impression, mais c'est subjectif.

Question liberté d'expression, on a le carcan des poncifs habituels, bons principes, attention au racisme, solidarité, précaution. Dire par exemple que le principe de précaution est considéré comme le frein au progrès dans le rapport ATTALI. Et pourtant Jacques ATTALI n'a pas la réputation d'un dangereux réactionnaire.

Nom: 
JB Dagron

Attali à brossé un avenir bien noir pour notre pays, il y pressent une révolution sanglante à très courte échéance...

Nom: 
Pierre DOYEN

Quand le mur de Berlin s'est effondré, signe prodromique de la fin du communisme, tout  le monde a applaudi comme si notre système politique et social était le produit du génie humain. Nous n'avons évidemment pas à regretter la société communiste. L'édifice était vicié. C'était très bien qu'il pérît!

Pour en revenir à notre système, le capitalisme, il est aussi vicié que son rival de la guerre froide. Certes  les défauts de construction  de l'édifice social sont différents de ceux du défunt communisme. Mais comme toute construction défectueuse a vocation à s'effondrer, le capitalisme, jumeau antagonique du communisme, disparaîtra à son tour.

En France , mais ailleurs  à quelques variables epsiloniques près il en est de même, la situation est plus grave qu'avant 1789. La disparité de fortune entre  la poignée de privilégiés et les prolétaires(tous ceux qui vivent de leur propre travail) est encore plus criante qu'il y a deux siècles. L'endettement de l'Etat est abyssal.

Les gouvernants de quelque couleur politique qu'ils soient, naviguent à vue, essayant  de se faire élire ou réélire pour respectivement acquérir ou conserver les avantages liés à la fonction.

Dans les faits la fonction d'élu n'est pas celle d'un mandataire du peuple, mais celle d'un professionnel de la politique, qui gère  sa carrière à la manière d'un commerçant  soucieux de son chiffre d'affaire. Autrement dit , nous ne sommes pas en démocratie. Concrètement notre système politique est une oligarchie dans l'acception même du stagirite.

Pouvons-nous décemment nous croire libres? Nous sommes fichés, espionnés, surveillés, comme des rats! La liberté d'expression n'est plus qu' une vieille dame anorexique. Il devient impossible d'écrire quoi que ce soit, sans courir le risque d'être frappé d'un tir judiciaire, par un sniper-comité Théodule jouant au ministère public, stipendié par l'Etat. Il y a en effet quelque ignominie de la part de l'Etat à cèder sa fonction régalienne de ministère public à une association privée, sous la puissance de laquelle tombe le citoyen querellé.  C'est particulièrement humiliant pour le citoyen, théoriquement membre de l'Etat de droit.Il est vrai que ce n'est pas très original, puisque les avocats dans leur microcosme, connaissent éventuellement un tel tractatus processuel.

Avant 1789, il y avait  des doctrines politiques et économiques, préconisant la réforme de la société. Mais aujourd'hui à ce sujet, c'est le vide intersidéral. Toutes les formations politiques sont frappées d'une stérilisation intellectuelle absolue; ne sont mues que par le désir d'exister, aux fins de permettre à leurs apparatchiks d'occuper le pouvoir.

Ce ne sera pas une révolution, que nous allons avoir, mais une vaste jacquerie, plus précisément une boucherie. Les révoltés, les démunis, n'auront aucun programme politique à substituer au système qu'ils excècrent. Ils seront mus par le désir de la jouissance matérielle immédiate, en dépouillant qui de son  prortefeuille  ou de  sa voiture.

Dans ce sinistre chaos, des opportunistes pour ne pas périr dans la tourbe bigarrée, vont  recourir  aux religions, dont ils seront comme toujours les autoproclamés serviteurs, pour régénér à leurs profits exclusifs la masse des égarés!

Il est tout à fait remarquable qu'après soixante dix ans de communisme, les Russes n'ont rien retenu de ce que sont les religions, comme instrument de domestication de l'individu. Ils se précipitent en se marchant sur les pieds à hanter les églises, les mosquées et les synagogues!

 

 

 

 

Ajouter un commentaire

Image CAPTCHA