Jan
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DOSSIER MARSEILLE : LA FOLIE DES AVOCATS MARSEILLAIS - PAS PLUS DE 200.

La folie ou la vision d'avenir ?

Le nouveau bâtonnier est en place depuis à peine trois semaines, les élections au dauphinat c'est dans dix mois, qu'il y a déjà l'annonce de six candidatures différentes pour les fonctions de dauphin, dont une avec un vice bâtonnier, notion jusqu'ici inconnue chez nous. Les deux ainsi annoncés sont membres du conseil de l'ordre. On ne le sait pas encore, j'ai un scoop, une septième est possible.

Le paroxysme est atteint voici quelques instants où on apprend qu'un troisième membre du conseil de l'ordre est lui candidat au dauphinat en 2015. Autrement dit une fois que le bâtonnat CAMPANA 2013-2014 aura pris fin, et donc sous le bâtonnat d'un des six précédents, pardon sept, pour autant que ce ne soit pas un huitième qui sera élu. Ou plus.

A ce compte là, je pense que je vais une nouvelle fois, me présenter moi aussi. Et de huit. Habituellement, je fais mes 250 voix. Ca doit marcher encore.

Bon, tant que le nombre des candidats n'est pas supérieur à celui des électeurs, ça doit aller.

Plus sérieusement, je m'appellerais CAMPANA que je ne serais pas du tout content de ce qui se passe, qui signifie qu'on le considère comme inexistant.

Et comme Erick est un ami, j'ai de la peine pour lui.

Il y a encore une solution : que le barreau actuel éclate en une dizaine d'autres barreaux - c'est l'objet d'une Q.P.C. que je déposerai pour le 8 février prochain -.

Appliquée à Paris, il y aurait localement une centaine de barreaux différents.

Je considère en effet que 200 avocats par barreau est un maximum.

Vous allez voir que mon idée fera son chemin.

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Commentaires

Nom: 
Pierre DOYEN
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Quand l'unicité de leur existence est problématique, devenons nous éprouver le besoin de multiplier les barreaux, pour mieux barrer notre liberté professionnelle?

Il vaut mieux laisser périr l'institution ordinale de mort naturelle, en offrant aux avocats la faculté d être membres du barreau ou non. Et ce, en vertu de la liberté d'association, dont tout citoyen est titulaire, jusques y compris les avocats!

Il est blessant, dégradant, déshonorant qu'à vous reproché un trouble à l'ordre public, l'Etat vous renvoie incontinent non devant son juge, mais devant un quarteron de satrapes auquel il abandonne son pouvoir de dire le droit. Et le citoyen justiciable devient un humilié, tel un esclave flétrit par un procès domestique.

Il nous fait abolir ces satrapies en faisant de l'adhésion à l'Ordre une faculté, non une obligation. Et l'avocat qu'il soit membre de l'Ordre ou non, ne connaît qu'un seul juge, le juge étatique.

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