Aug
06
DOSSIER MARSEILLE : LA JUSTICE RESTE AU RAZ DU SOL

Mon ami Jean de VALON, et moi avons attiré plusieurs fois l'attention sur le délabrement des bâtiments de justice à MARSEILLE, spécialement de leurs ascenseurs.

Celui du Tribunal de commerce a des excuses. Il a 80 ans. Entre les pannes, il marchote (1).

Les quatre du Tribunal de grande instance, deux au nord, deux au sud, sont nettement plus récents. Sauf qu'ils ne fonctionnent plus pour le tout-venant.

Je résume la situation à ce matin. Les deux ascenseurs nord sont en panne complète. Il en reste deux au sud, mais il faut les économiser. Alors ils sont interdits au public. Et réservés aux porteurs de badge, soient les magistrats et les greffiers.

Si vous êtes avocat ou autre visiteur (mais attention, il faut montrer patte blanche, et immobiliser un document d'identité), le poste de garde à l'entrée vous remet, contre décharge sur un registre numéroté, daté et signé, une carte magnétisée qui vous permet de circuler dans l'ascenseur et ailleurs. Et quand vous rendez la carte, on signe à nouveau. Bien entendu, ceci ne vous a pas dispensé, si vous n'êtes pas avocat, carte professionnelle montrée, du contrôle général à l'entrée du bâtiment.

Deux hypothèses pour expliquer ces méthodes.

Soit la sécurité (oui mais elle est déjà assurée à l'entrée générale par les policiers). Au surplus, le libre accès des cinq étages est possible une fois qu'on est entré dans le bâtiment. Oui, mais par les escaliers, à pied. Ce n'est donc pas cela.

Soit les économies, pour éviter « d'user » les ascenseurs (2).

J'ai donc tendance à privilégier la deuxième hypothèse.

Où vont donc se nicher les économies ?

Cci me rappelle que dans la France de la Libération, sur pression des idées stalinistes transmises par les communistes alors proches du pouvoir, on avait décidé que l'ascenseur et le téléphone étaient des instruments bourgeois luxueux à proscrire.

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(1) Florence ZENOU, greffière en chef associée, ne le prend plus pour accéder à son bureau au haut 3ème étage du bâtiment, depuis qu'elle est restée bloquée, pendant quelques heures, dans l'obscurité, en attendant sa libération par les Marins pompiers.

(2) Ils ont une quinzaine d'années à peine.

Commentaires

Nom: 
Pierre DOYEN
Site: 
http://

Il n'y a plus de communistes, mais la justice de prolétaires demeure. Si cela continue, nous allons parcourir l'histoire en sens inverse en revenant à l'âge du paléolithique.

Puisque dans un courrier, un membre important de notre profession, en fonction quelques mois encore, m'a bien traité de dinosaure.

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