Oct
18
DOSSIER NAVISTA: IL EST DONC URGENT D'ATTENDRE

Si je comprends bien le Conseil d'Etat dans sa décision de ce jour rendue uniquement sur l'incident d'arret de la décision du garde des sceaux à propos de NAVISTA, il est urgent d'attendre.

D'attendre que le Conseil d'Etat réflechisse davantage, ce qui veut sans doute dire que le téléphone fonctionne davantage. Ces gens là n'ont pas le meme sens de l'urgence que nous autres avocats de base. Je l'ai déjà écrit à propos de l'Autorité de la concurrence, qui travaille avec grande lenteur et infiniment de sérieux.

En droit suisse, on dirait qu'il n'y a pas le feu au lac. Ce qui encore une fois est parfaitement exact, je n'ai jamais cessé de l'écrire: les tribunaux judiciaires ne sont pas prets à l'informatique et tout ce qui ralentit le mouvement est bon, avec et y compris Navista, qui fait bien leurs affaires.

C'est cher, compliqué, pas avenant, bref tout ce qu'il faut pour prétendre que la lenteur vient des avocats.

Déjà une campagne s'organise pour soutenir que NAVISTA ne coute que 14 € ce qui est faux, que les avocats de Marseille sont des fauchés (ce qui est vrai) et qu'après tout, puisque c'est si bon marché, "'ils n'ont qu'à payer".

Monsieur ZANOTTO, qui fut juge d'instruction à AIX puis à MARSEILLE, puis inspecteur général des services judiciaires, disait tout le temps que l'abus ou le détournement de fonds commence au premier franc. On peut ajouter que de tous petits montants multipliés par de grands chiffres font de gros résultats. Le principe de réalité soutenu devant le Conseil d'Etat serait donc: juste ou pas, légal ou pas, c'est pas cher, payez et fermez là.

C'est intéressant ce "principe de réalité".

Commentaires

Nom: 
- -
Site: 
http://

droit publique que de s'exécuter d'abord et de contester en suite?

sur le site de Jean de VALON :

"Il est donc URGENT....

Par patrice.giroud le 18/10/10

d'attendre !"

Non, cé le princip de l'ortograf elemeter.

Ajouter un commentaire

Image CAPTCHA