Nov
23
DOSSIER NAVISTA NOUVELLES DE VERSAILLES A LA COUR.

Car par une pure coïncidence que j'étais hier à la Cour d'appel de Versaillais en même temps que le bâtonnier MATTEI circularisait sa décision de mettre fin à l'expérience de communication électronique entre le Tribunal de grande instance de Marseille et les avocats de notre barreau.

Sur la décision du bâtonnier, j'ai déjà tout dit et même avant lui, puisque j'ai publiquement appelé de mes voeux cette rupture sur la blogosphère voici déjà quelques mois. C'est tout simple, je vais être grossier tout con : puisque personne ne veut comprendre que le système marseillais est le meilleur possible, le moins cher, le plus sur, le plus astucieux suivant la formule de Monsieur HATTAB, bref, puisque les hautes autorités n'en veulent pas, et bien nous ne voulons pas non plus d'un autre système inférieur.

C'est en quelque sorte la révolte de l'intelligence sur l'obscurantisme combinard.

Et puisqu'on tape dans l'inférieur, nous exigeons le retour au papier, que du papier encore du papier. Vous verrez prochainement avec le récent décret en application au 1er décembre 2010, on va même terminer par la lettre recommandée.

Sur Versailles, je poursuis mon enchantement. Le mécanisme de communication des conclusions que j'avais découvert voici deux ans avec la volonté du président MARON en chambre commerciale s'est apparemment étendu avec bonheur aux autres chambres de la Cour. On m'a demandé hier de communiquer sous Word mes conclusions récapitulatives dans une affaire toute autre, et on m'a dit que le procédé s'est répandu. Bravo : ce sont des magistrats et des greffiers de la plus haute intelligence.

Encore mieux, moi misérable avocat provincial d'une ville de truands en tout genre, tellement décriée et à juste titre, on est tous des bandits non, je découvre qu'il n'y a plus de dossier de plaidoirie. Nos pièces ont été déjà déposées avant l'audience. Et l' avocat peut venir plaider les mains dans les poches, avec son dossier papier sous les yeux s'il le veut, et tout son talent s'il en a.

Les Versaillais se foutent complètement de savoir si les documents leur parviennent par Navista ou autrement et Word leur va très bien.

Quelle chance ont les avocats parisiens eux à qui Navista n'est pas imposé, et plus généralement tous les avocats qui fréquentent la Cour d'appel de Versailles.

Conclusion : quel est le rapport entre la décision de Dominique hier et mon voyage à Versailles. Direct, d'un coté le nécessaire retour à l'obscurantisme, dès lors qu'on refuse la soumission à la dictature imbécile, de l'autre, la lumière.

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