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DOSSIER NUMERIQUE : DU 777 AU BOITIER NAVISTA EN PASSANT CHEZ ROLLS-ROYCE .

 

Je sais bien que la blogosphère des avocats est près de la fin prochaine, et qu'on pense à toute autre chose. Pour autant qu'on pense, bien sur.

 

Mais je suis surpris de constater que personne ne réagisse parmi nous à cette étrange affaire de disparition d'un Boeing 777 d'une compagnie malaisienne d'aviation avec plus de 200 passagers à bord. Depuis plus de huit jours maintenant. Avec une superbe collection de mensonges.

 

Mais quel est donc le rapport avec nous ?

 

Les avocats sont décidemment bien mauvais qui ne font pas ici le rapport au numérique.

 

Rappel : on a mis quatre ou cinq jours à apprendre, ce que personne au monde ne savait, que ROLLS-ROYCE, le fabricant des moteurs de l'appareil, avait équipé ces derniers d'un système automatique intégré, autonome et apparemment confidentiel, lui rapportant chez lui à DERBY en Angleterre le temps de fonctionnement des engins. Tout ce qui est officiel a commencé par nier, puis maintenant, tout le monde est à l'évidence : on est d'accord, ces mouchards secrets indiquent bien que l'avion a volé plusieurs heures après sa disparition.

 

Et on en reste là pour l'instant. Mais de qui se moque-t-on ? Peut on en effet imaginer que des capteurs de données numériques transmises pendant cinq heures, qu'on les ait reçues au sol, ou par satellite, ne soient pas en mesure de déterminer, en données géographiques d'où provenait les messages automatiques de fonctionnement des réacteurs ?

 

Soyons sérieux, un G.P.S. d'auto à 75 € vous signale, alors tu parles, des réacteurs de ROLLS-ROYCE. Et je ne parle pas des systèmes de géo localisation qui se développent avec le double concours des assureurs et des entreprises, notamment pour les poids-lourds.

 

Il va falloir encore attendre que le pot aux roses soit dévoilé, et on apprendra peut être que l'avion a fini peut être en Corée du nord ou dans un truc pareil, histoire de poser des problèmes diplomatiques de premier ordre, avant conflit.

 

Revenons à nous, bienheureux avocats qui n'étions pas de ce vol.

 

Voilà qui me rappelle les légitimes inquiétudes de certains d'entre nous, X notamment, nous apprenant que nos matériels informatiques transmettent, sans qu'on le sache, voire qu'on le veuille, des données techniques au moins à leurs fabricants, et on ne sait même pas de quelles données il peut s'agir.

 

Alors, une fois encore, quand je revois et j'entends les abrutis qui défendent encore au nom de la sécurité le boitier NAVISTA et la clé machin chose, alors que toutes les données circulent dans ses réseaux terrestres hors contrôle, sans compter le cloud, je me dis que le barreau est décidemment comme le grand chapiteau du monde.

 

Remarquez, moi je sais déjà que je suis un pitre.

 

Mais au moins, je suis lucide. D'ailleurs, vous avez bien vu que mon blog est celui de l'avocat fada.

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