Jun
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DOSSIER NUMERIQUE : L'ECRASEMENT DE LIGNE ET LA TRAHISON (suite de mon billet du 27 avril 2012)

Quatre de mes récentes communications sur la blogosphère m'ont été reprochées vivement.

J'ai du passer des rectificatifs et surtout des mises au point.

* La première du 22 mars 2012, sur le débordement des activités des juges consulaires, devenus conseillers à la place des avocats et donnant au surplus de mauvais conseils à nos clients. La mise au point est du 21 juin 2012.

* La deuxième du 10 mars 2012, sur les conséquences de la non connaissance des noms et activités professionnelles des juges consulaires préalablement aux audiences, avec les difficultés correspondantes pour les légitimes récusations éventuelles. La mise au point, décision du Conseil constitutionnel entretemps du 4 mai 2012 sur le sujet, est du 22 juin 2012.

* La troisième du 17 février 2012, sur l'inaction de presque tous les barreaux de France (sauf celui de BASTIA) pour faire déclarer inconstitutionnelle la loi qui instaurant les sur-avocats en matière de terrorisme. La mise au point est du 22 juin2012.

* Il reste donc le quatrième billet, celui du 27 avril 2012 : j'y tempêtais parce que ma ligne Free, sur laquelle était connecté mon boitier Navista, était écrasée depuis une semaine, et que je ne pouvais donc plus communiquer avec la Cour d'appel dans les procédures où cette liaison est désormais strictement obligatoire par cette voie.

Que mes pairs veuillent bien me pardonner. Je les en supplie. Car à partir de maintenant, je ne comprends plus. Et tant de mal à mettre au point.

A l'occasion de cet écrasement, je rêvais au barreau de PARIS, dont l'activité intelligente et de si haute compétence avaient permis d'éviter cette difficulté.

Les Parisiens n'ont pas besoin de boitier NAVISTA (voir mon autre billet de ce jour). Bref, ligne écrasée ou pas, les Parisiens s'en fichent. De n'importe quel autre poste relié à Internet par n'importe quel autre fournisseur d'accès, Free, Orange, ce que vous voulez, partout dans le monde, ils peuvent se connecter à tout moment.

Alors on me reproche d'avoir écrit que le bâtonnier en exercice, lui-même membre du Conseil national des barreaux, et son conseil de l'ordre du moment sont des traitres aux intérêts de notre barreau, celui de MARSEILLE, par leur inaction coupable permanente dans cette affaire NAVISTA.

Je veux bien reconnaître que c'est violent. Mais l'apparence est là.

Comment parler autrement ?

J'ai dénoncé l'incompétence locale alors que suivant l'art. 18 de la loi, c'est au barreau de MARSEILLE de trouver la solution et l'appliquer. Ce qu'il ne fait plus.

Et là, je ne comprends plus. Voyons, l'art. 18 de la loi de 1971, qui comprenait déjà l'informatique, non seulement n'a pas changé dans l'intervalle, mais a été au contraire complété, dans la liste des compétences exclusive des ordres des avocats, à compter du 1er janvier 2012 par les mots suivants : « la communication électronique ».

C'était donc de plus fort au barreau de MARSEILLE se trouver sa solution.

A la suite, il faut etre complet, d'une discission hautement technique que nous avions eue avec le batonnier Marc BOLLET, qui l'avait précédé, c'est ce que mon ami Dominique MATTEI avait compris avant les autres. Mais un bâtonnier, c'est fugace, et surtout pas éternel au pouvoir.

Au 1er janvier 2012, Dominique MATTEI, dont on sait quel combat remarquable il a mené, avec les extraordinaires conseils techniques de notre ami commun Jacques JANSOLIN, n'était plus bâtonnier.

J'ai retrouvé ce qu'il me dédicaçait dans un ouvrage qu'il m'offrait alors qu'il avait terminé son mandat, le 4 janvier 2011 (il a écrit 2010, mais c'était 2011, erreur classique en début d'année). « En te remerciant de la qualité de tes conseils, de ta solidarité, et de ton amitié pendant ces vingt quatre mois de bâtonnat, Dominique MATTEI. »

A trois, nous avions fait bougé les choses, vaciller la France entière du barreau, démontré qu'on pouvait désobéir ailleurs qu'à PARIS. En étant non seulement simplement désobéissants, mais excellents surtout, plus fort que les autres, comme l'avait révélé le rapport HATTAB. Ce Monsieur HATTAB nous ne connaissions absolument pas et qui est devenu notre allié technique, et quel allié, de quelle qualité exceptionnelle.

Et puis, tout a brusquement changé.

Un nouveau bâtonnier est arrivé avec une nouvelle équipe.

Notre combat commun auquel le conseil de l'ordre antérieur avait participé à 100 % ou presque, a été oublié, gommé. On passait à autre chose. Le bâtonnier voyait au Conseil national des barreaux désormais.

Je n'ai plus compris. Je ne comprends toujours pas. Collectivement, le barreau de MARSEILLE a brusquement changé d'avis, a brulé ses anciennes icones. Sans aucune raison.

Revenons à mon billet injustement attaqué.

J'y ai dit que l'incompétence actuelle est avérée : on en a la preuve avec la solution parisienne. En d'autres termes bravo les Parisiens. Votre système, et le notre, c'était le votre en plus actualisé. Désormais, les Marseillais, non.

Désormais, c'est d'autant plus grave que la solution marseillaise, vous savez celle dont parlent ensemble ACTUEL-AVOCATS et notre confrère BENSOUSSAN, (mon autre billet de ce jour) va finir par apparaître, oui mais une fois seulement que le contrat avec NAVISTA sera expiré. Notre combat n'aura donc pas servi à grand-chose. A rien même.

En nous obligeant, pardon en m'obligeant moi à un abonnement que je ne voulais pas avec NAVISTA, mon ordre qui m'a renvoyé à suivre le système du Conseil national des barreaux, alors que celui de Paris n'a pas eu cette exigence envers les confrères, ayant découvert et appliqué une meilleure solution à moins cher, j'ai révélé l'incompétence que j'ai dénoncée.

Et à partir du moment où les intérêts du barreau de MARSEILLE sont différents de ceux du Conseil national des barreaux ou de toute la France, sauf Paris sans doute, comme les intérêts de avocats parisiens étaient également différents des mêmes intérêts, je n'ai fait que constater l'abandon de ceux marseillais au profit du pouvoir national, auquel siège justement le bâtonnier en exercice.

Ceci n'est-il pas de la trahison, par rapport à ce que j'ai défendu collectivement sous Dominique MATTEI, avec lui, et avec Jacques JANSOLIN, et tous les autres que je ne cite pas ici. Et tout le conseil de l'ordre de l'époque ?

Je n'ai pourtant pas trouvé d'autre mot dans le dictionnaire.

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