Jan
26
DOSSIER NUMERIQUE : LA MORT ANNONCEE DISCRETEMENT DU R.P.V.A. ?

Le pauvre, il n'aurait donc pas tenu l'extension numérique obligatoire à la Cour d'appel de PARIS.

Je lis à ce propos les commentaires alarmistes de mon ami JANSOLIN. Voyez son blog.

En effet,

Comment imaginer une fraction de seconde que le R.P.V.A. conçu pourtant sous la direction du Conseil national des barreaux, avec l'aide d'un quidam qui vend son savoir à 80 € le livre ces temps ci chez les éditions Lefebvre, un R.P.V.A. qui n'est jamais qu'un miroir du R.P.V.J., autrement du système informatique du ministère de la justice, oui parce que les avocats n'ont pas pu innover et n'ont fait contraints et forcés que se placer dans le moule informatique de la chancellerie,

Comment imaginer que le R.P.V.A. se synchroniserait mal avec les serveur de la chancellerie, alors qu'il n'est que leur valet informatique,

Comment imaginer que cet ensemble qui nous a été décrit comme le summum de la sécurité avec tunnel machin, boitier bidule, clé chose, à coté de çà les échanges d'information à la C.I.A. sont de la bibine,

Comment imaginer que le combat d'il y a deux ans du barreau de MARSEILLE pour obtenir un système plus simple, tiens conforme à ce que va être prochainement le système administratif Télérecours, mais qui ressemble déjà par exemple à celui en place avec la Cour de LUXEMBOURG, et je ne parle pas de la transmission au Conseil constitutionnel, lui destiné aux bébés et aux paysans de l'informatique -j'en suis un (1)- , bref que ce combat soit désormais implicitement reconnu en ce sens qu'il faudrait faire plus simple,

Comment imaginer que le travail des voyageurs (à leurs frais) pour aller voir comment ça marche ailleurs - oui, vous savez, ma visite à la Cour suprême du Texas à AUSTIN- ait fini par faire comprendre qu'on ne simplifiait pas les choses en en faisant des usines à gaz,

Comment imaginer que le R.P.V.A. actuel, qui fonctionne bien, mais dans les limites de sa conception, elle-même un peu compliquée, se synchroniserait mal,

Si ce n'est par la découverte que parait faire maintenant le ministère de la justice de ce qu'il y aurait mieux et plus simple.

Ce que soutiennent depuis quatre ans maintenant quelques fous au barreau de MARSEILLE, on était trois ou quatre, pas plus, dans l'indifférence amusée voire méprisante la plus totale de la profession, localement compris, et nationalement, là si on veut bien faire exception un temps du barreau de METZ, et d'une gentille consoeur de PONTOISE.

Lesquels ont pourtant eu le visa de qualité d'un expert en informatique de renommée mondiale.

Maintenant, si tout cela doit s'effacer derrière les sourires faits aux huissiers de justice, il est sur qu'on n'est plus dans le coup.

J'ai dénoncé ici et ailleurs l'incompétence des élus sur ces sujets.

La réaction locale a été de me poursuivre devant un Conseil de discipline, parce que j'avais mal parlé et écrit aux élus. Une nouvelle fois, je demande à ce sujet au nouveau bâtonnier de MARSEILLE de se désister de ces ignobles poursuites. La prochaine étape est une audience solennelle de la Cour d'appel d'AIX EN PROVENCE le 8 février. Seulement pour examiner les six Q.P.C. que j'ai posées. Sans compter trois autres incidents graves de procédure: non mais, quand on fait du disciplinaire, le poursuivant doit etre impeccable non ? Quant à la juridiction, elle doit etre irréprochable.

Le nouveau batonnier serait grandi en déclarant qu'il n'a pas engagé ces poursuites, qu'en raison de leur caractère attentatoire à la liberté d'expression de l'avocat, des problèmes constitutionnels justement soulevés, et de la constatation de ce que les faits en sujets sont bien dans l'actualité de la profession, sur quoi tout avocat est en droit et même en devoir de s'exprimer librement, tels que le fonctionnement et la réforme des tribunaux de commerce, la communication électronique avec la justice , le rôle des barreaux dans cette affaire, y compris le conflit d'intérêts avec les huissiers de justice, il ne peut en conscience qu'abandonner.

C'est qu'on dirait au surplus que la vérité était pourtant dans mon camp. Vous connaissez à ce propos la vieille chanson, de Guy Béart : il a dit la vérité, il doit être exécuté. Il faut le faire mentir.

Attention, je n'ai aucune intention d'être exécuté.

Aucune. Ni de présenter la moindre excuse. Ni d'être un martyre du R.P.V.A.Il s'agirait de ne pas renverser les rôles. J'irai jusqu'au bout s'il le faut. A mon âge ...

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(1) Parce que je ne suis pas parent, du moins à ma connaissance, avec le professeur Armand KUCHUKIAN, ancien de l'Académie des sciences de l'U.R.S.S., doyen de celle d'Arménie, si j'ai bien compris, l'un des concepteurs des machines de l'informatique de l'ancienne Russie soviétique. Des modèles de ses engins du temps (les Russes ont tout de même pu aller dans l'espace avec des trucs pareils), développés notamment dans l'ancienne Allemagne de l'est, sont encore nommés « KUCHUKIAN ».

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