Feb
03
DOSSIER NUMERIQUE : LE POMPON D'AVIGNON

Je reçois le courrier d'un confrère d'AVIGNON mentionnant son adresse, son numéro de téléphone et son numéro de télécopieur. Pas d'adresse de courrier électronique. C'est pourtant obligatoire, non ?

Pourtant il est écrit « Très important : sauf accord préalable, les courriels ne sont ni ouverts, ni imprimés ».

Bon, mais voici que le confrère a une adresse de » courrier électronique sur le R.P.V.A. et je lui ai envoyé mes pièces en communication dans une procédure de référé qui vient prochainement.

Bien sur, je ne lui ai pas demandé son autorisation préalable.

Il serait temps pour certains avocats réfractaires de cesser de jouer avec les autres. Que dirait-on d'un confrè_re qui déclarerait ne pas retirer les plis, ne pas les ouvrir, ne pas en tenir compte ? Remarquez, je connais un ancien batonnier qui a refuse de prendre à l'huissier ma citation directe en correctionnelle pour dénonciation calmonieuse et atteinte à la liberté.

Il parait en effet que nous faisons un métier sérieux ...

Commentaires

Arf arf arf...

C'est un des coins de France où les avocats sont les plus bizzares.

Il y a sur place des confrères charmants, certains sont des amis de faculté.

Et puis vous savez, AVIGNON, c'était jadis un territoire papal.

Au bicentenaire de la Révolution, un confrère de la ville m'avait dit qu'il était d'une famille locale sur un grand nombre de générations et qu'il maudissait tous ses ancetres. Je lui avais demandé pourquoi et il m'avait répondu ceci:

On n'aurait pas demandé à etre rattachés à la France, on serait toujours territoire du pape. On ne paierait pas d'impots, et on n'aurait pas fait de service national.

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