Apr
12
DOSSIER NUMERIQUE : LE R.P.V.A. SE DELITE

On a l'impression que le R.P.V.A., du moins dans le ressort de la Cour d'AIX EN PROVENCE, se délite tout doucement. Pas de méprise, ce qui suit ne concerne que la matière où la représentation est obligatoire.

Déjà, j'ai signalé qu'un ancien avoué, devenu avocat, m'avait adressé des conclusions en numérique par le R.P.V.A., et aussi à mon adresse « ordinaire » de communication électronique. C'était absurde.

Voici mieux encore, un autre vient de m'adresser deux exemplaires en support papier de ses conclusions d'appel, avec prière pour moi de lui retourner une copie portant la date de sa réception et ma signature.

Là, vous avez bien compris, il ne veut plus passer par le R.P.V.A. sauf pour transmettre au greffe. A moins que là encore, on en revienne au bon support papier.

Ces erreurs ne sont pas anodines.

1°. D'abord, elles viennent de ce que notre ordre fait désormais du très grand n'importe quoi, sous la pression des huissiers audienciers, par l'imbécilité générale moyenne des confrères, dont beaucoup d'anciens conseils juridiques qui n'y connaissent rien et font circuler des informations fausses par incompétence fonctionnelle, par la terreur habituelle si bien orchestrée par le bâtonnier de la responsabilité professionnelle, et pour faire finalement obstacle au remarquables arrêt de la Cour d'appel de Bordeaux qu'on sait qui a bien mis les pendules à l'heure numérique.

Il est évident que si on est assez stupide à notre ordre pour circulariser comme on l'a fait un modèle de document dans lequel l'avocat ADHERENT AU R.P.V.A. donc censé accepter la communication numérique de toute la chaine procédurale, comme Bordeaux (la Cour) l'a parfaitement jugé, doit écrire en plus qu'il veut bien accepter qu'on le notifie en numérique sous PDF., nous marchons à reculons.

Par création du doute sur notre intelligence.

Quels reculons ? Ceux des confrères qui refusent l'informatique, qui n'ont pas d'appels dans la matière de représentation obligatoire et qui s'ils sont au pouvoir provisoirement écoutent le dernier crétin qui a parlé.

2°. Ensuite, justement parce que notre ordre va discuter dans le plus grand secret des délibérations du conseil de l'ordre avec la première présidente et le procureur général de la Cour d'appel lundi prochain.

Par principe, je me méfie du secret. Mais celui-ci a quelque chose d'odieux. On va donc arranger entre soi les petits coups ?

Marseille va-t-elle devenir le chef-lieu d'un département bananier ?

Je n'hésiterai pas à affronter les déontologues (oui bien que ca fasse Jurassic park c'est ainsi qu'on va appeler les confrères qui s'occupent de déontologie).

3° Enfin, ne nous y trompons pas, ces manoeuvres minables indignes des élus de la profession provisoirement au pouvoir sont tout au plus destinées, sous la pression des incapables, des sots, des peureux, des veules, à permettre la reconstitution des avoués d'appel devenus avocats de siège de cours d'appel. Ainsi, avec la complicité des magistrats qui font obstacle à l'informatique sans compter les greffiers qu'on ne peut pas séparer du papier, et de la pause-café, on veut tuer le numérique en jamais ne l'appliquant convenablement.

Ce sera d'autant plus odieux qui demain le Conseil constitutionnel ne déclare pas inconstitutionnelle la taxe des 150 € pour abonder le fonds financement de la suppression des avoués, qui vont percevoir gras, et se réinstaller. Exactement très exactement comme en 1971.

C'est qui l'historien communiste si célèbre que j'ai oublié son nom (vous savez les communistes et moi...) qui disait que l'histoire ne se répète pas. Elle bafouille.

Commentaires

"L'histoire ne se répète jamais, elle bégaie", on l'a imputé à plein de gens : Karl Marx, Hegel...

Retenons plutôt, si vous voulez "les faits sont têtus" de Lénine.

Cette dernière formule, moi je l'ai dans la version de BEAUMARCHAIS.

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