Apr
07
DOSSIER NUMERIQUE : NOUVELLES D'UN BOITIER

La profession provinciale toute entière démontrant sa veulerie, son manque de courage, son inaction, les avocats de province sont des veaux aurait dit le général de GAULLE, j'ai dû trahir la cause. Je devrais avoir du succès politique au barreau désormais où on aime bien les traitres à la cause.

Le grand C.C.B. parait désormais plus intéressé par l'emprisonnement des avocats turcs (j'espère, ce serait odieux, en plus, qu'ils ne sont pas des tenants du négationnisme du génocide arménien) que par la défense de notre profession.

Il a cependant compris que la chancellerie se paie notre tète (alors il a réagi enfin et parait-il demandé à LE PRADO d'attaquer en Conseil d'Etat le décret d'intégration des plantons du Sénat). Au passage, il serait bien inspiré de faire transmettre au même Conseil d'Etat le mémoire du Conseil national des barreaux dans le recours du barreau de MARSEILLE (et de quelques avocats dont je suis) contre la décision scélérate de la chancellerie d'exception seulement parisienne au boitier R.P.V.A.

Les choses étant ce qu'elles sont et le monde ce que nous savons, la bibliothèque de l'ordre des avocats du barreau de MARSEILLE étant sabotée par notre bâtonnier actuel qui considère qu'elle est mieux fermée qu'ouverte, tandis que les ordinateurs qui l'équipent ont dix ans, et des baies arrière inaccessibles pour l'usage de clés U.S.B., le Moyen Age informatique étant en marche - vas-y bâtonnier, tu peux m'envoyer devant ta direction de la déontologie-, le conseil de l'ordre des avocats au barreau de MARSEILLE roupillant aux ordres, j'ai décidé de prendre à mon corps défendant le boitier Navista au bureau.

Non, tout n'est pas perdu fors l'honneur. La guerre n'est pas finie.

Je suis d'abord stupéfait d'avoir été livré en quelques jours : le seul nom de KUCHUKIAN effraie-t-il NAVISTA ? Comme je voudrais.

Le paramétrage de l'installation a été toute une histoire et ce d'autant plus que sous l'émotion, ma secrétaire a fait peter les plombs. Le paramétrage effectué sous la direction de notre ami Jacques JANSOLIN par ma fille Sophie m'a donné l'impression d'une visite à Cap Kennedy ou au Centre Johnson de la N.A.S.A. en banlieue de HOUSTON.

Mais enfin, qui sont les crétins inventeurs d'une usine à gaz pareille pour transmettre des conclusions et des déclarations d'appel ? Alors que dans le secret légal qu'on sait, on continue à adresser des mémoires par télécopie aux chambres de l'instruction.

S'il me lit, je rappelle au président C.C.B. qu'on lui demande toujours la suppression de ce boitier de merde, et les mêmes avantages techniques que les avocats au barreau de Paris dont il est issu.

Et que régulièrement, j'inonde de courriers l'Autorité de la concurrence. De ce côté-là, je m'inquiète un peu. Devant le Conseil constitutionnel, le bâtonnier Armand MARX du barreau de STRASBOURG plaidait mardi dernier avec quelques confrères dont j'étais dans l'affaire de la Q.P.C. des 35 et 150 €. Il rappelait en effet que les avoués d'Alsace avaient été supprimés définitivement en 1712 Ou 1721, je ne me souviens plus. Evidemment qu'en l'état, il n'y avait rien à indemniser. Il s'inquiétait le malheureux de constater l'extrême lenteur de compréhension de cette situation par les pouvoirs publics. C'est vrai que 200 ans pour n'avoir pas compris, c'est pas mal.

Direction de la déontologie, j'arrive : j'ai écrit que mon bâtonnier est mauvais, idem le président du C.N.B., idem Navista, et aussi merde.

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