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DOSSIER NUMERIQUE : UNE HISTOIRE DE TABLE

Moi qui lit les blogs des autres m'aperçoit que les problèmes ne sont pas que chez nous. Oui, figurez-vous, on ne vous le dit pas, qu'une des raisons pratiques du grand blocage informatique général en tout cas des réticences dans les juridictions est une histoire de table. IKEA n'y est pour rien.

La table, c'est ainsi qu'on l'appelle, c'est la liste des avocats, tribunal par tribunal, et bientôt cour d'appel par cour d'appel.

Voici quelques semaines encore (mais les responsables, dont je ne suis plus, changement d'équipe à l'ordre) on avouait une jolie pagaie.

A notre Tribunal de grande instance, il paraissait que le greffe avait enregistré les avocats de MARSEILLE et hors MARSEILLE en vrac, ce qui posait évidemment des problèmes dès lors qu'on n'allait communiquer au titre de la postulation qu'avec les premiers.

Mais ce n'est pas tout. On n'avait jamais suivi de méthode rigoureuse.

Ainsi Bernard KUCHUKIAN pouvait être classé à KUCHUKIAN Bernard, Bernard KUCHUKIAN, Maitre Bernard KUCHUKIAN ou Me. Bernard KUCHUKIAN ou Maitre KUCHUKIAN Bernard ou enfin Me. KUCHUKIAN Bernard. Encore heureux qu'on ait enregistré à chaque fois le prénom et pas seulement l'initiale, ici B. Passons aux associations formelles ou informelles, et aux sociétés civiles ou autres. On classe à société, à S.C.I., à S.E.L.A.R.L. + les noms des associés, ou aux noms des associés. Voici ci-dessus.

L'ordre de MARSEILLE avait proposé quelque chose d'une simplicité enfantine. L'utilisation de la seule liste officielle qui soit, celle de la CAISSE NATIONALE DES BARREAUX qui non seulement nous a tous numérotés (y compris pour être inscrit à la blogosphère), mais aussi classifiés avec précision : exercice individuel, en société, quelle société. Barreau par barreau. J'en suis resté àç l'offre de fournir cette liste régulièrement et gratuitement. A ma connaissance, le greffe n'en n'a pas voulu. Vas comprendre pourquoi.

Voyez maintenant le blog de notre confrère DESMARAIS ce jour. Il vous y explique les affres administratives de celles qui travaillent dans les hôpitaux. Je savais depuis longtemps que l'ASSISTANCE PUBLIQUE ne connait dans les hôpitaux que le nom de jeune fille, et jamais celui de femme mariée. Trop de complications et de changements en cas de divorces si nombreux. Mais il parait que les cliniques prennent les noms d'épouse, et que d'autres laissent choisir.

Oui, parce qu'il faudra aussi régler cette question : on prend quel nom pour les femmes mariées ?

Bon, moi je suggère de faire comme l'ASSISTANCE PUBLIQUE. C'est simple, et clair. C'est même sympathique pour les femmes mariées qu'on appelle alors et encore Mademoiselle. Oui me direz-vous mais pourvu qu'elles ne soient pas trop âgées. Mufles.

Ce mot seulement pour faire toucher du doigt les difficultés à mécaniser les procédures, bien au-delà de la question dérisoire de la complication du boitier Navista et de la clé Certeurope.

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