Apr
09
DOSSIER NUMERIQUE: LA SECURITE DES TRANSACTIONS

Evidemment, c'est à MARSEILLE que ça se passe, où on vient de dénicher un gang de Roumains qui trafiquaient les cartes de crédit. J'ai décidé de me méfier de ces informations quand on y parle de MARSEILLE, car souvent, c'est annoncé suite à des recherches un peu partout des policiers marseillais, dont j'ai récemment écrit qu'ils sont des bons, et évidemment comme l'information vient de MARSEILLE, on pense que c'est là que ça s'est passé.

Prudence donc.

On apprend aussi et incidemment par l'Office national chargé de traiter de cette question (Jacques JANSOLIN se souvient que nous avions eu la chance de parler voici plusieurs mois à l'ordre avec certains de ses hauts fonctionnaires de police) quels sont les volumes annuels.

Le total national des transactions en carte de crédit représente en France 430.000.000.000 d'euros. 430 milliards.

Les fraudes toutes causes confondues, déjouées ou non, représentent elles 342.000.000 d'euros. 342 millions. Soit 0,07953 % soit moins de 8 pour 10.000 du total. C'est beaucoup d'argent, mais économiquement dérisoire compte tenu des volumes et des marges des banques.

On ne dispose pas, à l'intérieur de ce volume, du sous-total des fraudes dues seulement au e-commerce en ligne ou aux escroqueries bancaires en ligne sur Internet à l'aide des cartes.

Jacques JANSOLIN, encore lui, a coutume de dire qu'on n'a jamais vu une banque braquée et ruinée à la carte de crédit.

Il a raison, et si on pouvait avoir les statistiques, on saurait sans doute qu'à l'intérieur du volume précité, les détournements frauduleux, je veux dire par la découverte par des tiers des codes, sans aucune faute du porteur de la carte sont minimes, et bien inférieures encore.

Car la statistique précitée, c'est tout, y compris le crétin qui se fait voler sa carte de crédit, sur laquelle il a inscrit son code d'accès, tandis qu'il ne se rend compte de ce vol que 48 heures plus tard, le déclare évidemment en retard, le temps pour le voleur de se servir.

Cette sous statistique, à l'intérieur du moins de 8 pour 10.000 n'est pas communiquée et c'est bien dommage.

Car ce n'est pas en raison de l'existence de couillons que l'espère humaine toute entière est peuplée d'imbéciles.

Les banques n'aiment pas communiquer sur ces sujets, et c'est bien dommage. Si c'était catastrophique on le saurait. En fait, le système fonctionne bien. Je me permets quelque chose de personnel à ce sujet. Il y a des années, j'ai été la victime du vol d'une sacoche à VALENCE en Espagne. Depuis lors, je n'ai plus de sac. Plaintes, etc. Pas de préjudice sauf la sacoche et le temps perdu au commissariat de police du coin, policiers espagnols perdus. Du cocasse: il y avait là un Anglais qui s'était fait voler je ne sais pas quoi, qui voulait le déclarer aux policiers espagnols qui ne parlaient pas l'anglais. J'entends encore me femme faire l'interprete, receuillant les dépositions en anglais et les dictant en espagnol aux flics.

Revenons au sujet: à la suite de ce vol, j'ai été longuement interriogé sur ces circonstances par téléphone et un service spécialisé à NANTES pour la SOCIETE GENERALE le CREDIT DU NORD (mes caertes étaient du CREDIT DU NORD). Et on m'a expliqué que les enquetes bancaires doublaient celles de police en cas de circonstances répétitives comme c'était le cas localement.

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