Sep
18
DOSSIER NUMERIQUE LE BATONNIER SERAIT-IL ABSCONS ?

 

Je reçois,  comme chacun,  la circulaire numérique suivante :

« « Une nouvelle plateforme web, créée par le CNB le 15/09/2014, permet désormais aux avocats de commander en ligne leur clé e-barreau.

Cette plateforme est accessible à l’adresse suivante https://ebarreau.certeurope.fr

La mise en place de cette plateforme répond aux dispositions très strictes du Référentiel Général de Sécurité (RGS) et permet d’élever le niveau de sécurité dans le processus (1) de délivrance des clés. Le prestataire de services de certification (PSCE – Société CERTEUROPE) a été choisi par le CNB dans le cadre d’une procédure d’appel d’offres (2)

La mise en place de cette plateforme profite aussi financièrement aux avocats : alors que la clé était facturée 252 € HT pour une durée de 3 ans avec un paiement étalé sur 36 mois à raison de 7 € HT par mois, la mise en concurrence lancée par le CNB a permis de diminuer le prix à 135 € HT, payé en ligne en une seule fois par carte bancaire, soit un gain net pour l’avocat de 117 € HT.

Je vous invite par conséquent, sans attendre le délai d’expiration de votre clé, à renouveler votre abonnement de sorte à bénéficier du nouveau tarif. En effet le CNB nous a indiqué que les clés expirant après le 31/10/2014 seront renouvelées grâce à l’achat en ligne, et qu’à compter du renouvellement la facturation mensuelle des clés actuelles sera arrêtée (3)

Les clés seront toujours remises par les services de l’ORDRE, mais dans des conditions plus strictes de face-à-face. Vous devrez en particulier présenter votre carte d’identité, pour que les services de l’ORDRE en récupèrent une photocopie et y apposent la mention « certifié conforme à l’original ». » »(4)

                      ______________________________________________________

Alors, je vais sur le site Internet,  et je lis une information urgente du Conseil national des barreaux. « Attention », qui me raconte la même histoire.

Qui ajoute cependant, c’est déjà plus précis, que si ma clé actuelle expire après le 31 octobre 2014, je suis invité à me rendre dans les meilleurs délais (je ne sais pas où au juste, bon on s’en fiche) afin de procéder à la constitution et à la transmission de mon dossier. La date d’expiration étant visible dans e-barreau quand je suis connecté.

Il parait enfin que suivant les strictes normes RGS** ( ???), la nouvelle clé ne pourra être livrée à mon barreau que si celui-ci  a retourné la convention  signée. Quelle convention, on ne sait pas ?

Je lis et relis et me dis qu’il va donc falloir sans doute changer ma clé U.S.B.

Mais,   vous me connaissez, je suis d’un naturel curieux, version emmerdeur,  je vais vérifier chez CERTEUROPE la date extrême de sa validité : 5 novembre 2016.

Aie, problème.

Alors je prends contact avec l’assistance RPVA du CNB par courriel.

Et alors j’apprends,  en retour,  que  ce changement n’a rien d’obligatoire pour les avocats déjà équipés,  comme moi,  d’une clé Class 3+ (chic non ?). Mais que je peux conserver cette clé aux conditions actuelles, jusqu’à l’expiration  de celle-ci. Mais il faudra la changer au plus tard 45 jours avant le 5 novembre 2016.

Alors, je téléphone, et je tombe sur quelqu’un qui parait connaitre un peu, surtout lorsque je lui dis mon nom « KUCHUKIAN ». C’est entre Césame et Z la terreur.

Bon, j’apprends que les Parisiens ont actuellement une clé différente de la notre, misérables provinciaux,  et que voilà pourquoi ils n’ont pas besoin de boitier Navista.

Tandis que les avantages de la nouvelle clé avec de nouveaux services et tout et tout sont si remarquables, qu’on ne sait pas quand on aura les nouveaux services et ce qu’il y aura dedans.

Alors, j’ose : «  c’est quand qu’on sera nomade « ? Réponse : « Euh, bientôt…. »

Je termine là, il urgerait d’attendre.

Et finalement, personne n’y comprend plus rien. Quand on reproche aux  élus des conseils des ordres d’être mauvais, au point de mal faire leur boulot,  ils se fâchent.

                 ___________________________________________________

Dans le temps,  il y avait au barreau de MARSEILLE, un délégué à l’informatique du bâtonnier, qui s’appelait Jacques JANSOLIN. C’était mon ami.

Avec lui, c’était clair.

Mais c’était avant.

Maintenant, c’est abscons.

« Abscons », difficile à comprendre nous dit Paul ROBERT.

 

  1. Le processus, le cadre, que c’est beau l’hexagonal.

  2. C’est bien les appels d’offres. Regardez. Quand il n’y en avait pas, c’était CERTEUROPE. Maintenant qu’on nous dit qu’il y en a, c’est … CERTEUROPE. Le progrès est en marche, c’est sur.

  3. < >

    Je préfère ne rien dire.

Mots-clés: 

Commentaires

--

Nom: 
Pierre DOYEN

L'Intelligence dans la malle, en déréliction!
 

Ajouter un commentaire

Image CAPTCHA