Sep
15
DOSSIER NUMERIQUE LES AVOCATS ET L’ESOTERISME

 

La communication numérique des avocats présente un caractère farcesque,  dans le vocabulaire employé par ceux qui sont censés savoir, à l’attention des crétins généraux, les autres.

Nous, quoi.

C’est  un peu comme dans le « Malade imaginaire » de MOLIERE. En moins rigolo, bien sur. 

On a par exemple ainsi du mal à comprendre, exprimé en français vernaculaire de base (le mien  est de Marseille actuellement),  hors de l’assemblée du Conseil national des barreaux  qui s’est tenue la fin de semaine écoulée (et encore, ils ne comprenaient pas tous) ce qui y a été décidé.

Heureusement, il y a Nathalie KERDREBEZ qui a bien voulu me décoder au téléphone. Merci Nathalie.

Elle dit avoir compris qu’à compter du 1er octobre prochain,  les avocats hors Paris n’auraient plus besoin  du boitier Navista pour se connecter à e-barreau, comme actuellement les Parisiens.

En voilà une bonne nouvelle (il y 5 ans que je me bats et d’autres avec moi pour cela). Le nomadisme aurait gagné. Bien.

Elle aurait aussi compris que cet avantage ne concernerait pas les personnels des avocats provinciauxavec leurs clés spécifiques. Ah, zut.

Et que pour accéder au Cloud (pourquoi emploie-t-on toujours l’anglais ?), bref au nuage satellitaire, dans l’infini quoi, dans lequel j’imagine qu’on pourra stocker des données, il faudrait passer tous par le VPN, donc un  boitier, même les Parisiens. Re bonjour Navista.

Bon, on va tous devenir égaux dans la connerie informatique, on  va  progresser.

Parce que franchement, filtrer, dans une machine à l’émission, les données qui vont ensuite circuler dans l’infini céleste,  sans filtrage, c’est drôlement débile.

On aime la débilité distinguée  chez les avocats, j’avais oublié.

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Commentaires

Nom: 
Pierre DOYEN

Vraiment croquignolet! Mais il faut penser à Lulu comme eût dit Brassens, distinction oblige.

Tu crois pas ?

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