Jan
29
DOSSIER REFORMES DES INVASIONS BARBARES AUX GREFFIERS

 

Dans les temps actuels, c’est  la remise en cause complète du statut des greffiers des tribunaux de commerce.

On va finir par en faire  des fonctionnaires de l’Etat,   comme ceux de toutes les autres juridictions quelles qu’elles soient. Point.

On ne  peut concevoir en effet que l’accès à la justice ici consulaire se fasse obligatoirement par un agent privé.  Et qu’il en soit de même pour  l’existence même  des entreprises commerciales.

Ce qui est ahurissant dans cette affaire est bien qu’il ait fallu 200 ans après la Révolution française pour s’en rendre compte et réagir, tandis que la réaction est d’origine privée, particulière, née de l’existence nouvelle de la Q.P.C.

Un jour, les historiens du droit analyseront cette situation extravagante et en tireront les conséquences quant  au fantastique conservatisme français.

D’ailleurs, dans une communication officielle, l’ancien premier président de la Cour de cassation, Monsieur Guy CANIVET, a résumé parfaitement la situation en termes très délicats, pour expliquer  justement qu’on ne peut expliquer en France  certaines situations autrement que par le ron-ron de l’histoire. On ne sait pas pourquoi, l’habitude. Quoi.

Les greffiers des tribunaux de commerce étaient là avec leur extravagant monopole, on ne voulait pas les voir.

Je pense alors  à ce sujet et à l’instant à ce merveilleux film  canadien,  qui a reçu voici quelques années  la palme d’or au Festival de Cannes :  « Les invasions barbares ».

C’est la  suite du «  déclin  de l’empire américain », prémonitoire sur  une autre société.

Il y a dans « Les invasions barbares » une scène savoureuse.

On est dans le milieu des enseignants du supérieur.

Le plus important de ceux-ci est atteint d’un cancer en phase terminale. Ses amis universitaires de toujours accourent à son chevet à Montréal.

L’un d’eux (qui vient avec son petit ami) arrive de Rome, où ils sont en mission culturelle pour l’Etat canadien.

Comme on est en Québec et qu’on parle crise, réductions budgétaires et autres, on est admiratif devant les fastes romains qu’ils décrivent  et on se demande alors pourquoi et comment.  

Et l’ami canadien de Rome répond alors  que son service y  est la sous-division, d’une sous-division d’une annexe d’une autre division,  toutes  perdues dans les comptes d’un ministère, et que là où il est,  on ne les a pas vus et on  a tout simplement oublié de réduire ou d’annuler leurs crédits.

Voici qu’ici et maintenant,  a donc programmé enfin la fin des délices romains des greffiers.

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Commentaires

J'évoque les délices de Rome.

Pas ceux de Capoue (c'est nettement plus au sud).

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