Oct
08
DOSSIER SOCIETE : A PROPOS DE RYANAIR

Déclaration préalable : je ne suis ni de près ni de loin l'avocat des propriétaires de RYANAIR, bien qu'ayant des clients dans le milieu britannique de l'aviation (qui aimeraient bien être dans RYANAIR). Mes propos suivants sont donc strictement indépendants.

Qui ne voit actuellement la débâcle en cours, sans compter celle qui va suivre, du transport européen en général et spécialement du français. Depuis que des imbéciles ont changé pompeusement son nom de PORT AUTONOME en GRAND PORT (...), le port maritime de MARSEILLE a perdu 50 % de son trafic. C'est en effet grand.

Les syndicalistes grassement payés, qui ont été tout mis de côté, ont déjà tué la réparation navale puis le port. Le seul armateur français d'importance, qui reste, Monsieur SAADE, est un Libanais génial, qui a bien voulu s'établir à MARSEILLE, je parle de C.M.A.-C.G.M. Sauf qu'il apparait maintenant qu'il a vu trop grand et qu'il est au bord de la faillite dans sa superbe tour gratte-civil parfaitement vide, et alors qu'il attend la livraison d'un tas de portes containers commandés à l'avance, mais qui seront vides plus tard.

Le trafic n'aura pas disparu pour autant. Il sera à GENES, à BARCELONE. Plus chez nous.

Bientôt, la tête de pont du trafic passagers vers la CORSE aura quitté MARSEILLE pour TOULON. Parce que les opérateurs en ont marre des exactions des personnels du port de MARSEILLE, et que les Italiens concurrents de l'impotente S.N.C.M. auront raflé la mise. Elle en est à revendre des participations et bateaux la S.N.C.M. pour remplacer ses recettes, c'est dire.

Dans les airs, c'est pas mieux.

AIR FRANCE et son personnel pléthorique et si bien payé vient de découvrir que dans les années à venir (ils se trompent, c'est commencé) les parts de marché seront prises par les transporteurs aériens du pays du golfe. Evidemment, les Arabes ont l'argent pour acheter les avions, et de quoi les remplir ne serait -ce que sur le marché éminemment jeux des pèlerins de la Mecque. Type de passagers qui n'a rien à f. des sourires des si distinguées hôtesses de notre compagnie nationale.

Dans cette débâcle générale, un seul surnage. Monsieur OLEARYS, le génial patron de RYANAIR qui lui a tout compris depuis longtemps. Il gère son affaire sans tenir compte des commentaires grands bourgeois prétentieux nationaux fauchés, paie ses avions au comptant (et oui), peut être son personnel pas très bien -(encore que çà se discute), crée de l'activité et n'a pas peur des Arabes du golfe.

Lui, et lui seul, on lui tape alors sur la tête comme on est en train de le faire au Tribunal d'AIX EN PROVENCE (dont dépend l'aéroport de Marseille-Provence) avec des histoires de droit du travail. On ne sait pas comment va tourner cette histoire. Et si demain, parce qu'il veut faire jouer l'Europe contre la France (qui dans sa décadence se recroqueville sur elle-même, mais c'est trop tard), il s'en allait, le trafic aérien marseillais disparaitrait comme le trafic maritime.

Les syndicalistes auront gagné, le droit du travail à la française aussi. Pas terminé. L'Irlandais têtu fera condamner la France par les juridictions européennes, parce que le droit du travail français n'a toujours pas admis qu'on n'est plus en 1945, que les patrons n'ont plus à se faire pardonner leur collaboration éventuelle avec les nazis, que le modèle soviétique, c'est terminé, le suédois aussi. Qu'on est revenu à Saint-Simon : la richesse se mérite.

Il n'y aura plus que des chômeurs. Et un jour, des chômeurs non secourus. Les nantis (je parle des copains des syndicalistes) seront contents. L'ordre social règnera sur un champ ... de ruines. Et en plus il faudra financer par nos impôts non seulement ceux qui auront détruit l'entreprise et la valeur d'indemnisation de celle-ci.

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