Apr
05
DOSSIER TRIBUNAUX DE COMMERCE : L'ODIEUSE ABSENCE DE CREDIBILITE OBJECTIVE

C'est tout simple. Le département des B .D.R. n'a plus qu'une seule grande entreprise : EUROCOPTER. Le géant mondial de l'hélicoptère. Filiale d'E.A.D.S. dont je dois bien avoir quelques actions.

Alors voilà, la société ( à moitié allemande) est sur le point de décider d'aller créer une chaine de montage en Pologne, où certainement le personnel est moins cher payé.

Et tout le monde de la presse affiche son contentement, comme d'hab.

Oui, style télé, où les journalistes remercient ceux qui les ont invités à venir filmer la signature des contrats. Vous avez remarqué que la signature ne se fait jamais en France. C'est toujours hors de France, un voyage de payé, gratos. C'est bien pour eux.

La même EUROCOPTER qui vient d'ouvrir une usine de montage au Mexique. Là encore bravo, déplacements et voyage compris.

Alors, au risque que je prends de me faire encore poursuivre, je dis ceci.

Que les grands entrepreneurs français fassent tout pour sauver ce qui peut l'être, ceux qui ont les moyens d'externaliser leur activité, ne laissant en France que les pauvres crétins, ceux ne peuvent pas faire autrement, lesquels financent les régimes sociaux et le chômage, pourquoi pas. Nous subirons. Mais attention, il ne faut pas en plus à nous obliger à fermer nos gueules.

Car que les mêmes, qui contrôlent les chambres de commerce, envoient dans les tribunaux de commerce leurs représentants pour juger les pauvres crétins précités ceux qui n'ont pas les moyens d'externaliser, et qui finalement sont conduits à la faillite parce qu'ils ont du croire à la France du dedans, rien ne va plus. Il y a mal donne.

J'ai récemment écrit mon souci, dans tel dossier de responsabilité de dirigeant d'entreprise, parce que la formation du Tribunal de commerce devant lequel j'ai déjà plaidé deux Q.P.C. (qu'on a rejetées bien sur, sans aucune motivation) comportait un ancien directeur d'une banque italienne à 5 milliards d'euros de pertes, avec les conséquences actuelles et futures.

Si maintenant je fais remarquer que le propre président de ce Tribunal, celui à qui le procureur de la République (qui s'en va ailleurs) demandait les tètes de dirigeants d'entreprise par des sanctions, est un haut cadre d'EUROCOPTER, que va-t-on considérer ?

Peut -on sérieusement prétendre juger des commerçants lorsque soi même on a participé ou on participe peut être même contraint et forcé à la désagrégation générale du tissus économique ?

Voilà la question que je vais inlassablement poser aux juges consulaires, qui ne manqueront pas de me faire la gueule, tandis que le parquetier de service s'offusquera parce que la question aura été posée par un KUCHUKIAN ?

Le degré d'après c'est celui-ci.

Et si le dirigeant qui a certes fait faillite, qui a également perdu sa mise, son outil de travail, et qu'on désigne comme un voleur parce qu'il n'a pas payé l'U.R.S.S.A.F. tandis que le chiffre d'affaires qui aurait pu le permettre a été envoyé, cadeau, ailleurs par ceux-là mêmes qui prétendent le juger maintenant, si ce dirigeant au bout du rouleau, vient leur dire à l'audience : « cassez-vous, pov. cons », ils vont faire quoi ?

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