Jul
23
EUROPE : MAURICE SIDEM AVAIT EU RAISON LE PREMIER

 

Parce que je viens de remettre la main sur des documents le concernant, je vais parler ici d’un membre de ma famille, décédé il y a plus de 30 ans maintenant.

Il s’agit de mon petit cousin Maurice SIDEM (ma grand-mère paternelle Elisabeth  était une SIDEM, sa tante)

Fils d’un importateur d’essence de pétales de roses, mon grand once Pierre SIDEM,  (on est précieux dans ma famille), Maurice,  que j’ai connu, avait réussi dans  les années  soixante-dix à regrouper toutes les tanneries de France dans les « Tanneries de France réunies », au PUY, et il était devenu le premier tanneur d’Europe.

Membre du Conseil national du patronat français, qui ne l’aimait pas (il n’était pas issu de ce sérail-là, il détestait GISCARD D’ESTAING), il avait pensé sauver ce secteur industriel français, à une époque où ce que nous vivons actuellement allait commencer.

Il disait alors ceci à son personnel, on parlait uniquement du secteur du cuir à l’époque,  peu de temps avant la faillite de l’entreprise due à ses tentatives désespérées pour conserver à tout prix l’activité en France :

« Le fait essentiel est que les pays qui composent le marché commun laissent se perpétuer, voire s’accentuer, l’hémorragie de notre outil de la matière première (…) de telles pratiques consistent à rendre notre outil de travail inutile et donc à retirer le pain de la bouche des nombreux agents qui composent le personnel des tanneries françaises.

Si cette situation absurde devait durer, il ne nous resterait qu’à nous reconvertir et il faudrait avoir le courage de l’accomplir.

Mais cela nécessiterait la mise en œuvre de tels moyens et un délai important qu’il m’apparait indispensable auparavant d’avoir épuisé toutes les ressourcées pour obtenir du marché commun la clause de sauvegarde. » »

Quarante-trois ans plus tard, on constate quoi.

Il n‘y a plus en France d’industrie de la tannerie, puis de la chaussure, puis du textile, puis de la confection, puis de l’électroménager, puis de l’électronique, puis de la machine-outil. Je dois en oublier.

Les plans sociaux remplacent les réinvestissements, les politiques racontent des conneries et passent le bébé aux successeurs.

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Commentaires

Nom: 
Gilles Huvelin
Site: 
www.huvelin-associes.fr

Rappelons-nous que Napoléon III ruina dit-on la sidérurgie française au profit des britanniques. En réalité,notre production était de qualité inférieure. Pour le cuir dans lequel mon père travailla longtemps, force fut de constater que les italiens fabriquait de meilleures peau et des articles moins chers. Là encore les réformes de structures ont manqués dans l'élevage comme dans le domaine social et économique. Contrairement à nos pays concurrents qui ont diminué, voire supprimer les aides sociales pour diminuer les charges et augmenter les salaires et diminuer les impôts pour augmenter les investissements, nous avons fait l'inverse. Pour maintenir le modèle français nous nous sommes endettés massivement chaque année depuis 43 ans.

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