Jan
07
GRAND ORIENT : AFFAIRE DARAUD - LA JUSTICE HORS LA LOI DU GRAND ORIENT DE FRANCE

 

Les personnes physiques qui prétendent composer la « chambre suprême de justice maçonnique du grand Orient de France » sont-elles hors la loi ?

De la même manière, celui qui est placé au-dessus de ce machin-là, qui se fait appeler « garde des sceaux et du timbre » (pourquoi le timbre au juste ?) est-il également hors la loi ?

Deux fois oui.

De quelle loi parle-t-on ici ?

De la loi ordinaire, celle de la République française, à travers ses textes  votés publiquement par le peuple souverain.

Comme une association de pécheurs à la ligne ou encore de boulomanes, le grand Orient et sa chambre machin ne sont jamais qu’une banale association de la loi de 1901. Non soumis à ce qu’ils appellent peut être avec dérision, sans doute avec prétention,  « la loi profane ». Ils verront bientôt « la justice profane »

En effet,  la loi profane,  comme ils disent, qui s’impose à eux, qu’ils ne veulent ou non,    sanctionne " l’utilisation d’une qualité professionnelle réglementée par l’autorité publique."

Bien que prudemment, on ait placé  devant lui le mot "chambre" et non "cour",  le fait d’utiliser le terme « justice » est sans aucun  doute un délit.

C'est que  le terme organique de "justice" s’applique uniquement aux juridictions listées dans le Code de l’organisation judiciaire. Ou de procédure civile (pour la juridiction arbitrale, sous contrôle du juge d'Etat). Ou aux textes relatifs aux juridictions administratives d’Etat.

Je ne vais pas citer le détail, c’est un peu long, mais je vous assure que « la chambre suprême" n’y est pas .

Et puis, le terme « garde des sceaux » est,  lui,  officiellement réservé au ministre de la justice, gardien des sceaux de la République (profanes) qui sont apposés sur la constitution de la susdite (République).

Alors, les sanctions sont à l’article 433-14 du  Code pénal (lui aussi profane), savoir  un emprisonnement d’un an (dans une prison profane, bien sûr) et une amende 15.000 € d’amende.

Pour l’amende, rien n’est plus profane, car si on  ne veut  pas utiliser la monnaie,  évidemment  profane,  que distribue,  pour la Banque centrale européenne,  la Banque de France, et que vous voulez vous fabriquer votre propre monnaie, alors ce sont les art. 442-1 et suivants du Code pénal prévus pour la fausse monnaie. C’est alors plus sérieux, 30 ans de réclusion et même 450.000 € d’amende en vraie monnaie susdite.

Bref, j’invite le grand Orient à changer fissa fissa la dénomination de son conseil de discipline,  qui ressemble en plus et furieusement à une banale  section administrative spéciale, devant laquelle il vaut mieux éviter qu’un vrai avocat –moi par exemple- vienne défendre un petit frère.

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Commentaires

Nom: 
de guilhermier
Site: 
alainbernardenthhailande.com

Il suffit pour ces crapules  qui polluent la magistrature,le barreau et la police de rétablir une legislation datant du  11 août 1941. 

J’ai plaisir à lire  mon vieil ami Bernard de GUILHERMIER,  qui suit nos échanges sur « blog avocats » depuis son royaume d’adoption de Thaïlande, là-bas  près de la frontière laotienne.

Bonne année Bernard.

Pour autant, je ne suis pas d’accord avec la virulence de son propos, que je m’interdis toutefois de censurer.

Sa référence à une  loi de VICHY  ne me plait pas plus que les prétentions maçonniques que je place sur le même plateau.

Moi qui m’appelle KUCHUKIAN,  au maximum une moitié paternelle d’Arménien, le surplus parfaitement français, je suis cependant comme Henri VERNEUIL, le célèbre cinéaste marseillais et arménien (il s’appelait Achod MALAKIAN)   dans son premier film de souvenirs, « MAYRIG » (maman en arménien).

Il y a là une scène et un dialogue  admirable que je fais miens.

En plus, je sais que l’histoire est vraie, ce sont des anciens de MELIZAN qui me l’ont dit,  au point qu’ils se sont crus obligés,  tant d’années plus tard, lorsque le film est sorti, de s’en excuser,  lors d’un repas d’anciens élèves.

Ça se passe donc à MELIZAN, institution marseillaise,   bien ultra catholique du début du XIXème, à laquelle ses parents ont cru bien faire en y inscrivant  leur fils. Il n’aurait pas été plus mal à l’école laïque, alors que ruinés par leur exil, ils n’avaient pas les moyens.

Il y a là un cours de catéchisme,  le plus catholique romain qui soit, et on demande au jeune Achod pourquoi il ne suit pas.

Il répond qu’il n’est pas catholique, catholique romain, et on le met au fond de la classe.

Il explique alors qu’il est apostolique, religion de la plupart des Arméniens, je précise pour le lecteur moyen pas nécessairement au fait des affaires religieuses.

Restée indépendante de l’église de Rome, l’église apostolique arménienne est ce qu’on appelle techniquement une église autocéphale, avec son propre pape, que celui de Rome considère comme son cousin d’Orient.

Cette indépendance est le fait de l’authenticité. Les Arméniens ont été les premiers chrétiens convertis collectivement après le concile de Chalcédoine (pour les voyageurs en Turquie, Chalcédoine c’est sur la rive orientale du Bosphore, le quartier de Kadikoy à Istanbul, là où sont  aussi le stade immense et l’équipe de football de Fenherbace,  celle-ci d’ailleurs fondée par des Arméniens, des Français, des Italiens et des Anglais au tout début du XIXème siècle.

Et pour s’expliquer auprès du  prêtre crétin en soutane qui ne connait rien à l’histoire du christianisme,  qu’il ridiculise ainsi,  le jeune Achod lui déclare qu’il est de cette religion qui n’exclut,   elle,  aucun chrétien. Elle.

Alors, dans cette philosophie supérieure que l’église de ROME   a mis un bon siècle pour reconnaitre publiquement le génocide arménien de 1915 (je dois dire que sur ce coup, le pape FRANCOIS   a été   époustouflant, bluffant même, au Vatican, et à Erevan), moi qui suis par les hasards de famille catholique romain, mais souvent en froid avec cette église-là, moi je dis que contrairement aux francs-maçons, spécialement ceux-là du grand Orient, je ne veux surtout pas les exclure sauf de l’administration loyale de justice, sans cacherie. Et que j’entends bien :

  1. Dire haut et fort, y compris devant eux ce que j’en pense.

  2. Leur donner, sur leur terrain de moralistes de bazar ou de comptoir de bar (qu’ils appellent entre eux « salle humide ») des leçons de liberté, de tolérance, et de respect de l’autre.

  3. Et finalement, qu’ils nous foutent la paix, après avoir sérieusement balayé chez eux. 

Sur ce, salut Bernard 

Conversion  des Arméniens non pas après le concile de Chalcédoine (451) mais quelques siècles plus tot.  Avant, donc. On aura rectifié.

Nom: 
de Guiilhermier

Je me suis, cher et vieil ami, indigné en lisant ton « compte rendu d’audience » et à l’inverse du bon vin, je ne m’améliore pas en vieillissant. Ces «  frangins » ont une curieuse conception de ce qu’est un « procès équitable » et encore plus de la « confraternité » d’autant plus que la « section spéciale » qui a jugé ton client comportait probablement plusieurs confrères (avocats et non frangins bien sûr) ?

Ceci dit j’aurais peut-être été mieux avisé de citer le code pénal siamois de 1908  - œuvre soit dit en passant de juristes français – qui assimilait les « sociétés secrètes » aux associations de malfaiteur, y compris celles de bienfaisance et d’entraide, pleines de ces bonnes intentions dont notre grand patron, Saint Bernard, disait  que l’enfer en est pavé. La mouture actuelle est édulcorée mais d’une lecture rapide, il me semble que cette appartenance devient dans certaines circonstances une « circonstance aggravante ».

 

Bonne année, amitiiés  et toujours lecteur fidèle de ton blog

Je me suis, cher et vieil ami, indigné en lisant ton « compte rendu d’audience » et à l’inverse du bon vin, je ne m’améliore pas en vieillissant. Ces «  frangins » ont une curieuse conception de ce qu’est un « procès équitable » et encore plus de la « confraternité » d’autant plus que la « section spéciale » qui a jugé ton client comportait probablement plusieurs confrères (avocats et non frangins bien sûr) ?

Ceci dit j’aurais peut-être été mieux avisé de citer le code pénal siamois de 1908  - œuvre soit dit en passant de juristes français – qui assimilait les « sociétés secrètes » aux associations de malfaiteur, y compris celles de bienfaisance et d’entraide, pleines de ces bonnes intentions dont notre grand patron, Saint Bernard, disait  que l’enfer en est pavé. La mouture actuelle est édulcorée mais d’une lecture rapide, il me semble que cette appartenance devient dans certaines circonstances une « circonstance aggravante ».

 

Bonne année, amitiiés  et toujours lecteur fidèle de ton blog

Le caractère secret de ces prétendues sociétés philosophiques: au nom du secret on fait n'importe quoi. Le secret doit vous placer hors jeu, car en effet ce sont les malfaiteurs qui pratiquent le hors jeu.

Alors sur ce thème précis, nous sommes 100 % d'accord.

Lire XXème siècle et non XIXème à propos de l'institution Mélizan.

Nom: 
Pierre DOYEN

Le Grand Orient de France aime se parer du vocabulaire d'Etat pour, par sa terminologie usitée en affaire dans le sac , être comme geai qui se panada décrit par Jean de la Fontaine.

 

Notre geai plumé, de sa cour montra la chambre, qu'il adorna sémantiquement des qualificatifs : suprême de justice maçonnique !

 

Et il chanta pour les profanes la vertu de Thémis, non telle Phryné et les héliastes, mais chiton vêtue : chambre suprême de justice maçonnique !

 

On ne sait si droit et justice funestes au profane exhibé, furent heureux aux savants adorateurs de la Théière, et à leur maître chambrier marchant tintinnabulant garde des sceaux et du timbre.

 

Qu'en pense l'Architecte ou la Théière ? Dieu seul le sait. Vu le caractère calamiteux de la sentence, l'arrêt sortit de la Théière, qui en elle garda la raison et aux hommes de la chambre humide accoucha de la déraison.

 

 

 

 

Nés hommes libres, nous usons librement de la langue française. Celle-ci est insusceptible sur ou tout ou partie de son vocabulaire d'être hypothéquée par l'un de ses distingués utilisateurs, fût-il, l’Etat soi-même. Aussi n'y a-t-il pas lieu à application des dispositions de l'article 433-14 du code pénal.

 

Le Grand Orient en faisant une discrimination dans l'admission en son sein, ne tombe sous le coup d'aucune des dispositions des articles 225-1 et 225-2 du code pénal. Et ce, en vertu de l'adage : «  poenalia sunt restringenda ».

 

Le refus d'adhésion à une association ou son exclusion, n'est pas refus de fournir un bien ou un service.

 

Exclure de l'association du Grand Orient un sociétaire au motif qu'il est membre du Front national, est un acte de discrimination raciste. Le racisme est caractérisé en l'espèce, non en considération de la couleur de la peau de la victime , mais en celle de son opinion politique.

Car politiquement préférer un mahométan à un membre du Front national est bel et bien un acte de racisme.

 

L'idéologie à laquelle adhère le mahométan est à vocation criminelle, que le Grand Orient de France estime pleinement congruente à ses valeurs de liberté d'égalité et de fraternité.

 

Comme s'il s'adressait à des esclaves, le mahométisme est un champion hors pair de l'égalité des hommes et des sexes et de la liberté absolue de conscience. Soutenir le contraire vous expose à devoir être poursuivi par la LICRA ou le MRAP, pour incitation à la haine raciale. Fermez le ban.

 

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