Jan
07
GRAND ORIENT : AFFAIRE DARAUD - LE GRAND ORIENT SERAIT-IL RACISTE.

Aux KUCHUKIAN, aux SIDEM, aux miens.

Nous sommes au moment où on annonce (nous n’avons pas encore la décision écrite) que les valeurs du grand Orient de France et les engagements pris par chacun de ses francs-maçons  seraient radicalement incompatibles avec les thèses développées par le Rassemblement Bleu Marine et le Front National. Et que, selon lui, la doctrine de ceux deux là irait directement à l’encontre de “l’humanisme universel et de l’idéal de fraternité” que lui grand Orient défendrait.

Alors, il faut sérieusement s’interroger.

En réalité  le grand Orient de France serait seul  lui meme  raciste,  avec une sélection odieuse.

Au demeurant, si pour défendre tel client et  par ailleurs compagnon politique,  l’avocat que je suis avais pu s’exprimer devant sa cour de justice maçonnique, si mauvais pastiche de justice, moi KUCHUKIAN, et fils de Smyrniote, aurais pu m’étonner d’un autre temps,  qui n’a jamais été démenti depuis lors,  où c’est bien lui,  le grand Orient,  qui n’en n’avait rien à foutre de “l’humanisme universel et de l’idéal de fraternité,” et machin chose.

En n’ayant jamais réagi,   ou en n’ayant oublié…

C’était pourtant le temps où une loge de Smyrne,  appelée Mélès (comme Le Mélès au bord duquel naquit parait -il Homère) s’exprimait dans un opuscule de 16 pages, sous le timbre “Liberté, égalité, fraternité”,  au nom et sous les auspices du grand Orient de France, supreme conseil pour la France et les possessions françaises. En octobre 1922, quelques semaines après le grand incendie de la ville, qui avait mis à la mer les derniers chrétiens grecs et arméniens,  que les Turcs n’avaient pas occis. 

Si le grand Orient peine à le retrouver dans ses archives, il peut le consulter à la bibliothèque universitaire  Sainte-Geneviève de Paris, centre d’histoire contemporaine, n° 159.354. Je l’ai en copie  à disposition de tous.

C’est l’appel au secours,  mais c’est alors  trop tard, le crime abominable  est commis, de frères maçons chrétiens d’Asie mineure pour éclairer le monde civilisé sur la véritable situation des populations innocentes de l’Orient, victimes de l’irruption kémaliste.

Alors, on y invoque l’humanité, et ses principes sacrés.

On parle de l’épouvante et de la mort d’un peuple agonisant.

On invoque les sentiments généreux,  le noble coeur,  où les mots liberté,  égalité,  fraternité,  solidarité et justice sont inscrits en caractères indélébiles.

Seulement voilà, on explique que l’Europe dite chrétienne – le mot est laché – avait confié la tache à la Grèce de tenir la garde. Pour garantir les minorités ethniques (chrétiennes). Le génie de la liberté venait de renaitre sur ce sol florissant jadis où s’assit depuis six siècles  environ  l’esclavage le plus téméraire (1)

Mais la Grèce fut abandonnée. 

On négocia  alors  de nouveaux traités (2) avec le dictateur d’Orient. La nouvelle Arménie,  promise à la conférence de Paris (lire le  traité de Sèvres),  ne tarda pas à devenir une terre de désolation.  

Et à  Smyrne, sur une étendue de deux kilomètres et demi,  les quais de la ville étaient couverts de la majeure partie de la population,  prise de panique derrière les flammes qui la refoulaient dans la rade,  où étaient des cuirassés étrangers témoins inactifs de l’incursion  des ennemis.

Le sol était couvert de milliers de morts, hommes et choses n’avaient plus de nom. Pour mieux exterminer la population chrétienne,  les Kémalistes s’empressèrent  de faire prisonniers tous les hommes dans les pires conditions. 

On assassina enfin  les représentants religieux de la communauté grecque, après leur avoir crevé les yeux, et coupé langue et oreilles.

Alors, les malheureux survivants demandaient à leurs frères du grand Orient de France (pp. 12 et 13) de rappeler aux nations civilisées qu’en laissant écraser ces populations  (chrétiennes), on rétablissait une puissance qui fut naguère décadente et sera demain (on en est 1922) une menace pour la paix et désormais une plaie pour l’humanité.

Révoltez vous, demandaient ces frères maçons d’Orient, qui rappelaient qu’eux,  n’avaient fait  aucune distinction de race, de caste ou de religion.  Ils ne parlaient au demeurant pas des Juifs locaux, qui paraissent bien avoir été épargnés. En tout cas, pas de fraternité pour les Grecs ou les Arméniens.

Ils terminaient comme suit: “ne laissez pas le monde profane inconscient des principes sacrés semer l’horreur dans la civilisation occidentale”. 

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La fin de l’histoire est que le grand Orient fait aujourd’hui  de l’humaniste raciste à géomètrie non pas variable, mais à sens unique.

Il n’admet meme pas qu’on puisse le lui dire en face.

 

P.S. L'image ci-dessous est celle actuelle du batiment du consulat de France, qui ne put etre incendié en 1922, il n'y avait pas de bois dans sa construction. Il demeure le seul témoin du carnage de l'époque.

  1. Allusion à l’invasion par lesTurcs venus d’ailleurs de la fin du 15ème siècle seulement, qui fit tomber Byzance et forçat pratiquement tous les survivants à la conversion forcée à l’islam

  2. Ce fut le traité de Lausanne en 1923.

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