Jan
03
GRAND ORIENT : AFFAIRE DARAUD - LES SOCIETES SECRETES SONT ELLES CONSTITUTIONNELLES

 

 

« Derrière le gouvernement visible siège un gouvernement invisible qui ne doit pas fidélité au peuple,  et ne se reconnaît aucune responsabilité.

Anéantir ce gouvernement invisible, détruire le lien impie qui relie les affaires corrompues avec la politique, elle-même corrompue, tel est le devoir de l’homme d’État. » Theodore Roosevelt.

Le grand Orient de France  est indiscutablement,  sinon un parti politique, du moins un mouvement politique au sens de l’article 4 de la constitution de 1958.

Alors qu’il recherche  statutairement par incitation à la haine l’exclusion contre certaines personnes en raison de leurs opinions, il se pose alors sérieusement la question de savoir s’il ne doit pas être interdit, par violation constitutionnelle. Sauf à se réformer d’urgence.

C’est le point de vue que je développe désormais.

Mots-clés: 

Commentaires

Nom: 
Gilles Huvelin
Site: 
www.huvelin-associes.fr

cher Bernard que la nature humaine ne change pas malgré les progrès scientifiques. Elle a  besoin de satisfaire sa vanité. Il lui faut de la reconnaissance, des colifichets, des titres, de croire qu'elle a de l'influence. Pauvre petite chose dans l'univers que notre grande Humanité qui se veut ignorer qu'elle n'est rien. Que les "Francs Macs" se poussent du col ne les empêchent pas d'être divisés par les intérêts, les egos, et de piètres ambitions, car ils sont comme les autres humains groupés dans des sociétés, syndicats, associations, partis politiques...Bien souvent et pour les mêmes raisons, croyants faire partie d'une élite de la pensée, ils nous ont infligé de leur vision  la façon dont la société doit s'organisée et vivre son destin. Ils se sont souvent trompés et nous ont affligé des discours qui ont épargnés tous les tabous dont nous souffrons qutodiennement. La bienpensance doit à un bon nombre de membres d'obédiences le soutien politicard de ses constants ravages dont nous supportons la lie dans les médias et les réseaux sociaux. Il y aura comme toujours des retours de balancier et des retours de bâton. Il en a toujours été ainsi dans l'Histoire. Bien sûr, ces bonnes consciences diront qu'elles n'y sont pour rien. Elles ne se draperont pas, faute de la stature qui va avec, dans leur toge, mais elles rejetteront leur écharpe rouge ou blanche selon le dogme de leur vérité révèlée, sous leur barbe et par dessus leur épaule, en disant "que cela les interpelle au jour d'aujourd'hui au niveau du concept de la problèmatique et/ou des droits de l'homme, ou le baratin qu'elles préféreront."  Et plus tard elles écriront des livres pour dénoncer la vague qu'elles ont provoquée, toujours en invoquant les grands principes et les valeurs surpérieures, dont elles ont fait leur rentes intellectuelles et leur prébendes politiciennes... Tout cela n'a aucun intérêt, sauf le leur, qui, et là, je te donne raison, fini par être trop pénible.

Nom: 
Pierre DOYEN

 

Lorsque l'individu ès qualités de citoyen se prononce sur les affaires de la cité , il exerce sa souveraineté politique. S'il délibère sur ses affaires familiales, il exerce sa souveraineté domestique.

 

S'il pratique une religion étant croyant, ou n'en pratiquant aucune étant libre penseur, dans l'une comme dans l'autre hypothèse, sa pensée et son expression procèdent de la seule personne  de l'acteur, de nulle incidence sur les vies d'autrui et de la société. Aussi de ce chef la nature de cette souveraineté du sujet pensant se distingue-telle des deux autres précitées.

 

En conséquence nous qualifierons cette souveraineté spécifique de monastique.

Le souverain monastique est seul. L'organe de sa souveraineté est son propre cerveau. Le souverain, le sujet pensant est le propriétaire exclusif de son encéphale, lequel ne connaît sur lui nul copropriétaire indivisaire !

 

Obiter dictum, le mahométan, lui, n'a pas de souveraineté monastique, esclave de Dieu, il ne s'appartient pas à lui-même. C'est inédit, quoique cela dure depuis quatorze siècles, de voir au sein de l'humanité des hommes esclaves volontaires d'un maître, enfanté par l'universalité de leurs cerveaux.

 

Comme n'avons aucune prédilection pour les esclaves, quelle que fût la personne réelle ou mythique de leur maître, revenons au souverain monastique.

 

Il pense. Lui seul décide ou non de communiquer sa pensée. Il ne saurait y être contraint, pas même par l’Etat. Nul n' a à déclarer à qui que ce soit sa religion ou son irreligion. Un franc-maçon, qu'il soit simple citoyen, juge, avocat, parlementaire, ministre ou chef d'Etat n'a pas à décliner son obédience. Il peut parfaitement envoyer au diable tout inquisiteur de sa personne.

 

En 1998 en Grande Bretagne, une loi fit obligation aux juges et aux policiers avant leur nomination officielle de déclarer, s'ils sont ou non affiliés à la franc-maçonnerie. Une loi d'une région d'Italie, qui avait adopté les mêmes dispositions , emporta en 2007 condamnation de l’Etat italien par la Cour européenne des droits de l'homme, pour discrimination.

 

Exeunt les discriminations britannique et italienne.

 

Au sujet des francs-maçons revient comme une antienne :  «  ils prêtent serment de s'assister dans l'adversité, comment juges peuvent-ils être indépendants et impartiaux »?

Et certains de conclure que nul franc-maçon ne devrait être juge nommé.

 

La question peut évidemment se poser en les mêmes termes avec des juges catholiques pratiquants, saisis du conflit d'un litigant de leur religion avec un jarnidieu. Donneront-ils in fine raison à leur frère en religion, plutôt qu' au suppôt de Satan ?

 

Tout juge, catholique, franc-maçon ou libre penseur, sait qu'il n'existe aucune chapelle constituant une barrière immunitaire contre les salopards. Dans tout groupe humain, quel qu'il soit, l'on a toujours la certitude d'y rencontrer des crapules comme des gens honnêtes.

 

La franc-maçonnerie est une religion. De ce fait comme toute religion, certains de ses discours sont ésotériques et d'autres exotériques.

Interdire aux francs-maçons de garder le secret de leurs travaux, est attentatoire aux libertés de culte et de conscience.

Le souverain monastique, qu'il soit seul ou en compagnie de frères en loge, a parfaitement le droit de ne pas révéler sa pensée comme celle de ses condisciples. Ils sont chacun pour ce qui les concerne propriétaire exclusif de leur cerveau.

 

Ce ne sont pas les sociétés secrètes qui sont inconstitutionnelles, mais la volonté d'attenter au droit au secret, dont est titulaire exclusif chaque membre de la confrérie et ce, en vertu du caractère intangible de leur droit de souveraineté monastique.

 

Seule est inconstitutionnelle une idéologie, dont les affiliés ignorent la souveraineté monastique, l'islam !

Mais là, c'est une autre affaire.

Ajouter un commentaire

Image CAPTCHA