Dec
31
GUERRE CIVILE : DEFENSE PUBLIQUE DE MONSIEUR FLORIAN PHILIPPOT, VICE PRESIDENT DU FRONT NATIONAL

 

Le P.A.F. (1) français se scandalise de la déclaration récente de Monsieur Florian PHILIPPOT, à savoir que l’attaque d’une mosquée, c’est moins grave que celle de pompiers. Ou inversement.

Alors, les journalistes imbéciles,  qui sont si nombreux et même unanimitaires,  sont offusqués.

Désolé, Messieurs, littéralement, PHILIPPOT a raison :

La destruction de biens quelconques,  c’est l’art. 322-1 du Code pénal, 2 ans de prison et 30.000 € d’amende.

Les coups et blessures,  même sans gravité contre un agent détenteur d’autorité comme le policier ou pompier, c’est l’art. 222-13 du même Code, 3 ans de prison et 45.000 € d’amende.

Le vice-président du FRONT NATIONAL sait lire le Code pénal et il s’exprime en français. S’il traduisait en corse, ce serait pareil.

 

(1) Payasage audiovisuel français.

Mots-clés: 

Commentaires

Nom: 
Pierre DOYEN

Si pour la destruction d'un bien quelconque, la peine encourue est de deux ans d'emprisonnement et de 30 000€ d'amende en vertu de l'article 322-1 alinéa 1er du code pénal, en revanche   si l'auteur des faits a agi en considération de la race ou de la religion  du propriétaire du bien ou de ses utilisateurs,  la peine est alors portée à trois années d'emprisonnement et à 45 000€ d'amende par édiction de l'article 322-2.

Il apparaît évident que la salle de prière a été dégradée parce qu'elle était supposée être utilisée par les agresseurs du pompier.

Aussi  pour le législateur l'agression d'un pompier est elle de la même gravité, que la destruction volontaire d'un bâtiment de culte, puisque pour la commission de ces deux infractions, les peines encourues sont exactement de même quantum.

 

Nom: 
Pierre DOYEN

Notre  droit depuis la  Révolution de 1789 est censé se fonder sur la raison, non sur la superstition. Ainsi pense-t-on sied-il à une nation éclairée, mère des sciences, des arts et des lois!

Or il appert qu'en deux siècles nous avons bien fait une révolution, mais hélas! en l'acception sidérale du terme.

Car nous voilà de retour dans la même position astrale qui fut celle des Constituants de 1789, quand ils   dénonçaient avec tant de solennité en  l'âpreté des termes suivants : " l'ignorance ou le mépris des droits de l'homme sont les seules causes des malheurs publics et de la corruption de nos gouvernants".

Récemment un avocat  que sa boutique ordinale s'ingénie à tourmenter, remarquait: " Nous sommes en démocratie, nos élus sont nos représentants, mais en réalité ils se mettent aussitôt à leur compte et ils ne représentent plus qu'eux-mêmes".

Voilà qui est d'une parfaite clarté politique et intellectuelle. Nous ne sommes plus en démocratie. En contemplation de l'opinion du Stagirite que nous faisons nôtre, nous concluons que notre système politique est pure  oligarchie, pour ne point dire ponérocratie, pis kakistocratie.

Nos élus parlementaires, oligarques drapés dans leur autosuffisance atavique, œuvrent pour la seule  satisfaction de leur clientèle électorale. Cursus honorum oblige.

Ils s'identifient comme membres de tel parti politique. Comme la concurrence partisane est rude, il faut pour  se faire  élire que votent pour votre personne, non seulement  ceux partageant votre idéologie, mais aussi les autres dont le comportement existentiel est indépendant de toute croyance.

Ces électeurs supplétifs sont les homosexuels, les féministes, les mahométans, voire un groupe ethnique minoritaire qu'il est utile de courtiser pour assurer son élection ou sa réélection. C'est le sens de l'intérêt particulier   l'emportant sur celui de  l'intérêt collectif.

On s'attire les faveurs électorales des électeurs homosexuels par exemple, en leur promettant le vote d'une loi démocratisant le mariage néronien. On fait semblant de croire qu'ils sont discriminés par le fait que le mariage ne s'entend que de l'union d'un homme et d'une femme. On obtient la faveur mahométane en punissant plus sévèrement la détérioration volontaire d'une mosquée, que celle d'un immeuble en lequel se pratiqueraient la musculation ou la galanterie. C'est cette reconnaissance du supplément d'âme conféré à l'intégrité de la mosquée sur tout autre immeuble, qui laisse entrevoir aux aimables courtisés l'aspect sacrilège du délit, qu'exprime la plus grande sévérité de la peine encourue par le délinquant.

Pis le législateur a poussé l'ignominie en l'extrême flagornerie, d'aller jusqu'à placer au même rang les coups et blessures infligés à l'un de ses fonctionnaires en service que la détérioration opérée au préjudice d'une mosquée.

C'est à son code pénal que l'on reconnaît le niveau de raffinement juridique et philosophique d'une nation.

Force est de conclure que notre code pénal n'est que monceau de scories qu'accoucha une pensée législative détritique !

Quand Monsieur Florian PHILIPPOT déclare que l'atteinte à la personne d'un fonctionnaire en service est plus grave que la détérioration d' une mosquée, il a raison de jure principe. Le jus princeps est à valeur constitutionnelle, puisqu'en une démocratie l'intégrité des hommes l'emporte sur celle des choses.

Il est de la plus claire évidence que pour tout homme civilisé  l'atteinte portée à un sujet de droit constitue un plus grand trouble à l'ordre public que l'atteinte portée à l'intégrité d'un objet.

Aussi en une société libre y a-t-il le primat de la personne sur la chose. L'atteinte à une chose affecte son propriétaire, non en sa personne mais en son patrimoine. Alors peut nous chaut de savoir quel pouvait bien être le jus utendi du propriétaire sur sa chose détériorée.

Rappelons que la République est laïque. Qu'à ce titre elle n'a pas à se soucier de la religion du propriétaire d'une chose immobilière, pour définir le délit ou  sa sanction du fait de la détérioration de la chose susdite.

Une mosquée n' a de valeur sacrée que pour les seuls mahométans, pour tous les autres membres de la société cette valeur sacrale est dépourvue de toute consistance. L'allégation d'une religion comme de toute autre superstition ne saurait être par elle-même la mesure d'un droit. Que ce fussent en les qualités de créancier ou de débiteur.
 

Notre droit ne connaît que deux catégories de propriétaires : les personnes publiques et les personnes privés. Contrairement au droit romain nous ignorons la propriété des dieux, les res juris divini et leurs sous distinctions en res sanctae, res religiosae et res sacrae.

 

La liberté d'expression ne connaît aucun classement de supériorité d'une catégorie d'opinion sur toutes les autres. Une religion n'a de valeur éminente que pour le croyant, pour le libre penseur elle n'en a aucune. Or un libre penseur dans la société a la plénitude de l'égalité des droits de citoyen, comme n'importe quel thuriféraire d'une quelconque religion loufouque . La non croyance d'un libre penseur peut être allègrement critiquée, vilipendée , caricaturée comme lui -même peut le faire avec un égal entrain au sujet d'une religion à laquelle il voue une profonde aversion.

 

Mais aucun des citoyens dont la sainte croyance a été mal traitée, pourfendue, n'est recevable en justice à hululer que son dieu fut offensé, que du chef de sa qualité d'ouaille du cosmocrate affligé, sa dignité fut de la sorte cruellement blessée. Car ni les dieux ni leurs doctrines n'étant sujets de droit, ne peuvent ipso facto avoir des procureurs pour ester en justice.

Il y a lieu de corriger notre code pénal comportant moult points communs avec le charia. Et ce à un degré tel, qu'il s'est écarté des principes des Lumières, devenant étranger au rationalisme technicien d'un Etat civilisé, les libertés sombrant en l'état d'anabiose.

Ajouter un commentaire

Image CAPTCHA