Mar
28
GUYANE : POURQUOI LE SILENCE

                                                  

 

 

Tout d’un coup, le département de la Guyane saute à nos yeux.

 

Bien sûr, on avait entendu parler du bagne de jadis et des fusées spatiales d’aujourd’hui.

 

Mais il y a autre chose.

 

Je suis sur un blog d’avocats, et je signale, sans savoir s’il y a un rapport ou non, que le Conseil constitutionnel a dans ses réserves de Q.P.C. à traiter dans les semaines à venir,  celle de savoir si un vieux texte royal,  toujours apparemment en application localement,   est conforme à la constitution. Il prévoit que le clergé catholique est rémunéré par l’Etat.

 

J’imagine que la messe des cagoulards qu’on a vus récemment à la télévision a un petit rapport.

 

Non, ce ne doit pas être cela.

 

Autre chose. Mon confrère et ami Jean ROUSSEL, aujourd’hui décédé, avait été un temps bref élu député du Front national à Marseille.

 

Il m’avait raconté une histoire qui tombait pas bien loin, de là, à la frontière brésilienne, à BELEM ou MANAUS où vivait une colonie française non pas de descendants des bagnards, mais de condamnés de correctionnelle en France, qui n’avaient pas exécuté leurs peines ici.

 

Jean y avait même reconnu des têtes qu’il avait croisées en correctionnelle à Marseille.

 

C’est que le Brésil n’extradait pas.

 

En voyage officiel de députés au Brésil, et reçus par notre consul, on leur avait présenté la colonie officielle  française du coin. Et signalé qu’il fallait y ajouter les Français condamnés mais en fuite, surtout pas enregistrés officiellement.

 

Un diner avait été prévu au consulat, mais le consul ne voulait pas les inviter.

 

Evidemment, des  Français en cavale au consulat, c’était bizarre.

 

Alors, il m’avait confié que tous les députés,  des communistes à celui du Front national,  s’étaient cotisés pour financer auprès du cuisinier du consulat,  de quoi inviter au diner les Français en cavale. 

 

Le consul avait fait la gueule.

 

C’est lui qui avait  ajouté que localement, les frontières sont des passoires.

 

Dy coup, alors que les Français  de l’époque en cavale sont morts,  la Guyane de l’autre côté de la frontière est désormais infestée,  il n’y  a pas d’autre terme,  par l’immigration clandestine,  spécialement celle du Surinam (ancienne Guyane néerlandaise) voisin.

 

Il parait en effet que plus de 45 % de la population locale est faite d’immigrés clandestins, demandeurs dans ce département français d’outre-mer,  de tout dont  notre généreux aspirateur  de pays est capable, pardon n’est plus capable, de leur offrir.

 

Et la Guyane,  c’est quelque part un avant-gout de l’Europe des migrants. Pire que Mayotte…

 

Aie, j’ai  écrit quelque chose qui va  encore déranger. Je m’en fous.

Mots-clés: 

Ajouter un commentaire

Image CAPTCHA