May
25
ICONOCLASME ET ZONES FRANCHES URBAINES

Voici que mon ordre me demande de venir soutenir l'action de promotion du dispositif des zones franches urbaines après le 31 décembre 2011. On m'explique très sérieusement que telle prochaine réunion sera l'occasion d'illustrer, je cite, la réussite du dispositif des zones franches urbaines depuis leur création. Pour qui la réussite, pour les spéculateurs fonciers et les copains ?

Je suppose que le gouvernement va mettre sagement un point final à cette affaire à la fin de l'année. Assez payé ainsi. Ou alors, Monsieur SARKOZY veut vraiment perdre les élections présidentielles. Quoi, continuer de faire de tels cadeaux aux copains, alors qu'il faut faire entrer de l'argent dans les caisses de l'Etat ? C'est assez les niches fiscales.

Quant aux progrès à Marseille, parlons en. Les zones ont été implantées dans les les quartiers nord de la ville pour permettre l'insertion des immigrés. Et faire baisser la délinquance, c'était sous entendu. Lorsque le ministre de l'intérieur vient à Marseille, c'est tout juste s'il n'est pas accompagné par des blindés. Le procureur de la République de Marseille écrit partout que la ville est volcanique d'une délinquance endémique.

Les zones franches n'ont rien arrangé, tout au plus permis à certains de d'enrichir sur le dos de la collectivité. Le fait que des confrères soient parmi ses bénéficiaires ne change rien à l'affaire.

Mais que l'ordre vienne mettre son nez dans une affaire pareille, c'est de trop.

Monsieur le bâtonnier, mêlez vous de choses plus sérieuses en rapport avec l'ordre, et pas avec vos amis y compris politiques. Parce que là, on n'est plus dans une affaire ordinale, mais bel et bien sur un dossier politique. Et vous n'avez pas le droit d'engager l'ordre sur ce terrain.

Commentaires

ces zones franches sont de scandaleuses zones de non-fisc, équivalentes à des paradis fiscaux, rompant l'égalité entre les confrères.

Avant de prétendre éradiquer les paradis fiscaux du bout du monde (mon oeil !) commençons par ceux qui sont à deux pas de chez nous, sous notre nez.

Pareil pour les confrères qui ne paient jamais leurs cotisations et autres charges sociales et ne sont pourtant jamais omis ni placés en redressement judiciaire : ils bénéficient, de fait, d'un paradis fiscal personnalisé et génèrent une inégalité choquante avec ceux (dont moi) qui s'honorent de ne pas devoir un sou de dette à nos vampires habituels.

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