Jun
18
IDENTITE NATIONALE : ENCORE HEUREUX QU’ILS NE L’AIENT PAS TRANSFORME EN ANATOLE ALGERIE

IDENTITE NATIONALE :  ENCORE HEUREUX QU’ILS NE L’AIENT PAS TRANSFORME EN ANATOLE ALGERIE

Son nom vrai de famille  était THIBAULT.

Il parait qu’Anatole FRANCE  - son nom en littérature -   était cette année  un auteur de sujet de l’épreuve de français du baccalauréat qu’on passe en 1ère.

On a donc eu  aussi  les commentaires des cancres et des ignares, à qui on va cependant délivrer le baccalauréat,  expliquant qu’ils n’ont jamais entendu parler du poète, et que pour eux, Anatole France, c’est un arrêt de tramway.

C’est du même ordre, voyez vous, que cette vieille histoire de la Sorbonne, où quelqu’un avait écrit, en parlant du juriste CUJAS,  qu’il était un constructeur de bibliothèque.

On pourrait faire aussi avec ceux qui écriraient que PORTALIS était l’ architecte de la  Faculté de droit d’Aix en Provence.

On peut s’attendre dans le même registre à lire un jour  ou l’autre que JAUFFRET était un constructeur d’amphithéâtre, puisque son nom  d’immense juriste de droit commercial, lui qui fut mon maitre,  a effectivement  été donné  à l'un d'eux à  la Faculté de droit sur la Canebière.

Mais le pompon est absolument  à          Alger, au lendemain de l’indépendance,  en juillet 1962. 

Dans l'artère où était  le Tribunal de commerce, au Palais consulaire,  boulevard Anatole France, face à la mer, justement la France en face, qui  demeurait.

On l'a alors baptisé  boulevard Anatole Algérie.

 

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