Sep
12
IDENTITE NATIONALE : JACQUES ATTALI ET LES IMMIGRES

 

On sait,  sur la blogosphère,  mon affection particulière pour Jacques ATTALI, bien que nous n’ayons pas les mêmes idées politiques.

Mais je suis Algérois comme lui, alors …

Dans l’ouvrage collectif remarquable  qu’il avait dirigé au début du quinquennat de Nicolas SARKOZY, auquel avait participé Emmanuel MACRON,  il paraissait soutenir que l’immigration était une chance pour la France. 

Il se trompait.

Personne surtout pas moi n’a jamais écrit qu’il était parfait.

Voici qu’il récidive  en ce qu’il a écrit un nouveau libre de propositions pour l’avenir. Je ne l’ai pas encore lu.

Interrogé sur celui-ci samedi dernier sur L.C.I. lors de la nouvelle émission animée par l’excellent journaliste Yves CALVI (qui est passé de la 5 à L.C.I.) sur le sujet des  migrants, nouveau nom des immigrés, ATTALI a fait une réponse étonnante, surtout par rapport à ses écrits antérieurs.

Il a dit – c’est ahurissant que personne ne l’ait remarqué dans la presse – qu’il considère que la France n’a pas, n’a plus besoin de migrants. C’est non.

Pratique et intelligent, il a ajouté, « sauf des cas individuels exceptionnels particuliers ». C’est sûr  que si un prix Nobel de quelque chose  veut immigrer en France, il doit y être le bienvenu. 

Mais on voudra bien admettre que c’est rarissime.

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Commentaires

Nom: 
Bâtonnier GIROUD

qu'il faut tenir compte des réalités sous peine de distribuer du discours démagogique !

Nom: 
Pierre DOYEN

 

Nous n'avons plus besoin de migrants, dit Jacques ATTALI.

Pourtant , il y a plus de trois décennies que nous sommes frappés par le chômage, que des centaines de milliers de nos concitoyens sont de la sorte étrangers au procès de production.

 

Des arts et de la technique, ils sont les exclus qu'en un autre siècle la classe dominante n'eût pas hésité à envoyer périr dans une quelconque guerre picrocholine, pour faire place nette et à ses intérêts et à sa sécurité politique. Car les exclus, les démunis et autres mal logés, peuvent en leur esprit héberger la révolution, pour sans barguigner s'en aller secouer le cocotier !

 

Pour conjurer un tel péril révolutionnaire, il faut mettre en concurrence les exclus avec une variété de dalits : les immigrés de nos ex-colonies. C'est en quelque sorte une reproduction abâtardie du système colonial, de moindre efficience il est vrai . Et ce, en raison du principe de l'égalité des droits, qu'il n'est plus possible, du moins ouvertement, d'expédier dans les poubelles de l'histoire.

 

Dans les années 60 et 70, nos dalits venaient principalement d'Algérie, laissant au pays femmes et enfants pour travailler chez nous et envoyer une partie de leur salaire à leur famille. Ils n'avaient pas à l'époque l'intention de prendre souche dans l'Hexagone, la situation ne devait être que provisoire. Ils acceptaient des tâches que le plus souvent les autochtones délaissaient, faute d'être pour eux estimées suffisamment rémunératrices. Ainsi ces dalits étaient-ils de meilleurs producteurs de plus-value que les descendants de Gaulois. C'était bon pour le capital, mais guère satisfaisant pour le prolétaire(1) national !

 

Sous la présidence GISCARD D'ESTAING, la loi ouvrit aux immigrés le droit au regroupement familial. Il devenait clair que ces travailleurs immigrés ne retourneraient plus dans leur patrie, qu'ils se fixeraient définitivement chez nous. Par le droit du sol, leurs enfants naissent Français. Et nous avons comme au temps de l'ère coloniale des Français musulmans.

 

Comme dans la société coloniale , les musulmans vivent regroupés par quartiers, si par hasard y résident également des autochtones, ceux-ci finissent par émigrer ailleurs ne reconnaissant plus leur mode d'existence habituelle. Ils ont l'impression d'être chez eux étrangers devenus.

 

Les mahométans coloniaux comme leur descendants actuels n'aiment pas le contact social avec ceux qu'ils qualifient de mécréants. Ils préfèrent vivre entre soi.

 

Nous savons que notre présence en Algérie, était insupportable aux musulmans. Mais ceux-ci mirent fin à l'insupportable en faisant le djihad contre la République coloniale.

 

Pour des mahométans, dès lors qu'ils commencent à être nombreux, nos lois, notre modus vivendi, leur paraissent du chef de leur caractère impie, éminemment condamnables. Il n'est de lois que celles émanant de Dieu lui-même, à savoir le Coran et la Sunna, auxquels doit se soumettre toute l'humanité, sous la férule de la gent mahométane.

 

S'il y a cinquante sept États musulmans dans le monde et que nous sommes encore libres, c'est parce qu'aucun de ces États n' a une force armée et industrielle comme en avait le IIIème Reich, pour tenter de nous assujettir. Il n'y a aucun esprit iréniste à relever.

 

A l'intérieur de nos États la communauté mahométane est paisible, pour autant qu'il n'existe pour elle aucune opportunité à perpétrer un massacre de mécréants.

 

Sans qu'il nous faille remonter très loin dans le temps. Nous limitons notre critique sur un siècle. A chaque fois qu'il y a une opportunité de massacrer des mécréants sans risque, parce que le pouvoir central est consentant, ou est paralysé, l'on massacre sans aucun état d'âme.

 

En 1915 en Turquie TALAAT PACHA donne l'ordre aux gouverneurs de province de massacrer les Arméniens sans considération d'âge ou de sexe et ajoutait-il, il ne doit y avoir aucune place pour les sentiments.

Pour la direction du Comité Unité et Progrès, animée d'un sentiment raciste panturquiste, il s'agit d'exterminer les Arméniens, non pas parce qu'ils sont chrétiens, mais par ce qu'ils sont racialement non -turcs.

 

Mais les exécuteurs sur place disent ouvertement, c'est le djihad. Pour pouvoir massacrer plus aisément, les autorités ont vidé les prisons de leurs occupants de droit commun, majoritairement des Kurdes, gens de confession musulmane. Ils formèrent l'organisation spéciale. Et les spéciaux massacrèrent femmes , enfants vieillards, parce qu'ils sont chrétiens. Ces délinquants massacreurs remontaient dans l'estime de Dieu, puisqu'ils combattaient pour l’élimination de ses ennemis.

 

Au Proche Orient, dès que le pouvoir central perd de son autorité, il y a un massacre de chrétiens. En Algérie aujourd'hui encore, est loué le patriotisme d'ex-poseuses de bombes dans des bars, où leurs victimes furent exclusivement civiles. Nulle part ailleurs, l'on peut-être laudateur d'une telle criminalité, sauf si l'on est de confession mahométane, pour laquelle l'acte le plus méritant du croyant est le massacre de mécréants. De Dieu ces nobles moudjahidate n'ont donc pas démérité, et sans doute faut-il le croire de la patrie!

 

Pour en revenir à notre politique coloniale abâtardie, nos dalits ne permettent plus de neutraliser l'insurrection des prolétaires.

 

Dans l'Algérie coloniale, tous les Européens n'étaient pas des colons capitalistes, percevant une forte -plus-value du chef de la surexploitation de prolétaires indigènes .

 

La mère d'Albert CAMUS, par exemple, était femme de ménage. Dans une société, où existe l'apartheid, l'appartenance à la race supérieure transcende la misère sociale. Le miséreux n'est pas vraiment rien du tout, puisqu'il a plus bas que lui le dalit. Il détient une certaine supériorité, ce qu'il n'aurait pas une société égalitaire.

 

Les descendants de nos dalits coloniaux sont égaux en droits aux descendants de Gaulois. Mais cette égalité est jugée offensante pour les mahométans. Pourquoi ? Parce qu'ils s'estiment supérieurs du fait de pratiquer la vraie foi : l'islam. Tous les autres ne sont que vulgaire bétail.

 

Avoir le même droit que le bétail peut, en effet, conduire à terme au déclenchement du djihad exactement comme dans le passé colonial.

 

Sans compter que ce combat-là est chéri par Dieu, qui lui, n'est jamais avare de largesses pour récompenser ses vaillants soldats, qu'ils fussent vainqueurs ou tués, nous dit un verset coranique.

 

Le colonialisme est mort, mais nous entretenons sur notre sol un système d'éducation duale.

 

L'éducation nationale enseigne à ses administrés l'égalité des hommes et des sexes, ainsi que , les libertés de culte et de conscience ; l'éducation musulmane dispensant la foi en un dieu pour le service de laquelle les hommes sont inégaux et les femmes inférieures aux hommes.

 

L'humanité la meilleure est musulmane, alors que les non-musulmans sont classés parmi le bétail. Ce type d'éducation est raciste. Il interdit d'avoir pour amis des mécréants, ajoutant de surcroît qu'il faut les mépriser.

 

C'est très bien de ne vouloir plus accepter d'immigrés sur notre sol, mais encore faudrait -il que nous n'en fissions plus l'élevage.

 

Car entrenir une forte portion de la population dans son hostilité aux valeurs fondatrices de la nation, c'est programmer le suicide de ladite nation et l'arrêt de mort de la civilisation.

 

(1) Du latin proletarius qui, dans la Rome antique était un citoyen pauvre exempté d'impôts. Le mot lui-même dérive de proles signifiant enfant dans le sens de la lignée. Le proletarius à Rome n'avait de valeur pour l'Etat romain qu'en raison des enfants qu'il engendrait. Karl Marx a repris métaphoriquement le terme pour qualifier l'ouvrier, l'aliénataeur de sa force de travail à son employeur capitaliste. Un prolétaire demeure toujours comme à Rome un producteur d'enfants, mais aussi un producteur de plus-value. Le terme de prolétaire ne doit pas être réservé seulement pour qualifier l'ouvrier, mais pour toute personne, dont la force physique ou intellectuelle fonctionne pour l'intérêt d'une autre, indépendamment de la nature de l'acte juridique qui les lie. Un avocat salarié est un prolétaire, également un franchisé l'est de son franchiseur.

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