Jul
15
IDENTITE NATIONALE : L’INCULTURE GRAVE DE LA PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE

Non franchement, on était en droit d’attendre un autre discours le 14 juillet à l’occasion de la venue à PARIS du président américain Donald TRUMP et à son attention.

Voyons, il fallait lui rappeler que les Etats –unis sont le résultat de l’aide de la France de LOUIS XVI     aux insurgés américains.

A l’époque, cette aide financière et militaire avait couté l’équivalent d’une année complète du budget du royaume.

Et puis il fallait rappeler  le marquis de LAFAYETTE, que tous les Américains connaissent mieux que personne,  en  donnant son nom dans presque toutes les villes du pays, après celui de WASHINGTON pour les artères les plus importantes. Et aussi le vicomte de ROCHAMBEAU, second de LAFAYETTE vainqueur dans la baie de Chesapeake.  

Il fallait inviter, tiens,  le président américain à aller au  56 rue Jacob devant l’immeuble où fut signé le traité de PARIS de fin de la guerre d’indépendance, de reconnaissance par l’Angleterre, et la double garantie de la France et de l’Espagne alliée, puisque les Bourbons tenaient aussi la couronne d'Espagne.

Avec panache, Georges WASHINGTON avait alors  refusé de signer à l’ambassade anglaise, dans un autre immeuble de la même rue, pour ne pas le faire en  territoire ennemi. Et il avait fallu faire ainsi.

Et puis il fallait rappeler les visites de LAFAYETTE, devenu l’ami de Georges WASHINGTON dans son domaine de MONT VERMONT.  Et aussi celles à Thomas JEFFERSON dans celui de MONTICELLO.

JEFFERSON qui habitat même longtemps à PARIS, ville qu’il adorait.

Il y a cent ans, les Américains ont bien débarqué en France au cri de « Lafayette nous voici ».

Donald TRUMP aurait pu méditer tout cela en rentrant à l’ambassade américaine, rue Saint-Florentin, dans le superbe hôtel particulier qui fut à peine plus tard celui de TALLEYRAND à son retour des Etats-Unis (où il s’était établi comme agent immobilier à NEW YORK pendant la Terreur).

La culture fout le camp.

Pauvre pays.

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Commentaires

Nom: 
Gilles Huvelin
Site: 
www.huvelin-associes.fr

inviter le Président des États -Unis à déjeuner après le défilé rue d'Anjou à Paris et à deux pas du Cabinet que j'ai fondé au numéro 19, dans le beau restaurant ouvert dans l'hôtel particulier de La Fayette dont des salles sont restées dans leur jus et où Franklin venait lui rendre visite.

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