Jun
18
IDENTITE NATIONALE : LA FIN DE L’E.N.A.

IDENTITE NATIONALE :    LA FIN DE L’E.N.A.

Ce billet est écrit par un vieil avocat, qui  aurait bien aimé  dans sa jeunesse faire l’Ecole nationale d’administration, l’E.N.A.,  qui a raté son concours d’entrée à l’époque, qui s’est ensuite rabattu avec succes cette fois-ci  sur celui du  Centre national d’études judiciaires, C.N.E.J., transformé,  peu après,  en  Ecole nationale de la magistrature, E.N.M.

Qui finalement a fait carrière au barreau de Marseille,  et qui, compte tenu de l’attitude de ses confrères locaux, se pose, à la fin de sa vie, la question de savoir s’il n’a pas raté sa vie professionnelle.

Voilà qu’on apprend cette nouvelle inouïe : L’ENA est en déficit depuis quatre ans,( moins  1,83 million en 2015) »,  suivant une mise en garde par  une note financière confidentielle présentée au conseil d’administration du 24 février 2016, et révélée par le magazine mensuel Acteurs publics  du jeudi 16 juin.

Comme quoi, le confidentiel n’est plus ce qu’il était.

Ce déficit chronique pourrait provoquer, si rien n’est fait, « une forte tension sur la trésorerie 2018 et sans doute dès mars 2017,  si l’Etat traîne à verser sa subvention ».

Cette note, d’une vingtaine de pages, rédigée par la direction de l’école à la demande de ses administrateurs, estime que la responsabilité de ces difficultés incombe à l’Etat, « qui chaque année verse une subvention pour charge de service public insuffisante équivalant aux trois quarts des crédits de l’E.N.A. contre 83 % en 2006 ». Cette subvention votée chaque année en loi de finances (31 millions d’euros) « a été grignotée depuis 2012 alors que dans le même temps les charges grimpaient en flèche ».

Cette information est délicieuse pour celles et ceux qui aimeraient bien la fin de l’institution.

A suivre, avec grande délectation.

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